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Netanyahu entreprendra-t-il sa dernière aventure après le crime de Nusseirat ?

Netanyahu entreprendra-t-il sa dernière aventure après le crime de Nusseirat ?
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Par AlAhed

Certains à Washington s'obstinent à accumuler les échecs, même aux dépens de l'érosion des réalisations tactiques comme le crime des Nusseirat, dans l'espoir de remporter la victoire totale, ou au moins de sortir du cercle vicieux de l'échec, face à l’ennemi le plus faible et le plus petit de Washington, le Hamas de Gaza, et d'en sortir avec une victoire, ne serait-ce que formelle, que l'empire implore comme étant tributaire d’une parole du Hamas, si ce mouvement dit oui à l'accord, sans exiger l'arrêt de l'agression.

Le massacre de Nusseirat, qui a permis la récupération de quatre prisonniers «israéliens», est considéré comme une réalisation tactique limitée aux yeux de l'ennemi. Une chance qui aurait dû être immédiatement saisie pour obtenir une image de victoire et fournir un argument pour renoncer aux illusions de la victoire totale, vers la réalité de l'arrêt de la corrosion du pouvoir de dissuasion, des capacités, et de l’arrêt de l'impuissance et de l'échec.

Mais comme la question est plus grande qu'une simple agression «israélienne» sur Gaza et concerne le destin de l'empire, une réalisation tactique n'aurait pas pu combler le fossé entre la réalité et les aspirations, entre les capacités et les désirs. De fait, le crime odieux a eu des résultats inverses, allant de l'augmentation de la rigidité dans les positions de la résistance à Gaza, à l'aggravation des fractures au sein du «gouvernement israélien».

Les options de Washington deviennent de plus en plus délicates, étroites et mauvaises, avec le temps : faire tomber le gouvernement de Netanyahu ou le maintenir et conclure un accord en sa présence, attribuant ainsi à Gantz le démissionnaire, la responsabilité de l'échec pour ne pas avoir conclu d'accord auparavant. Cette option donnerait à Netanyahu l'occasion d'imputer tout l'échec des mois de guerre à Gantz.

Le second choix consiste à conclure un accord après la chute du «gouvernement» de Netanyahu et le considérer comme bouc émissaire, vaincu, non l'entité, ni le projet américain.

Le massacre de Nusseirat confirme une fois de plus que nul ne peut coexister avec cette entité «israélienne», sous aucune forme.

Ça prouve que c’est une entité hétérogène et profondément contradictoire, mais que le dénominateur commun entre tous ses colons est qu'ils sont des meurtriers vils, assoiffés de sang et gonflés de haine. Le monde a besoin de plusieurs planètes pour contenir leur criminalité, car la distribution de toute cette criminalité, de cette haine et de cette corruption sur une seule planète ne suffit pas, à plus forte raison lorsqu'ils se sont déchainés contre Gaza, malgré sa petite superficie, et y ont déversé toute cette haine et ce mal.

Le retard américain à céder aux conditions de la résistance à Gaza augmentera les chances d'élargir les opérations sur les fronts de soutien, et nous constatons cette expansion de manière accélérée, ce qui rendra le point de non-retour plus proche. C'est le point que la stratégie américaine s'est efforcée d'éviter depuis le début de l'agression. Mais à travers le comportement de Netanyahu, il semble que les États-Unis aient décidé de risquer une petite guerre dans le sud du Liban, sur la base de jours de combat.

On constate ces derniers jours un flot d'avertissements américains à l'entité «israélienne» contre l'implication dans une guerre avec le Hezbollah, en raison des dangers que cela représenterait pour cette entité selon le point de vue américain. Dans la pratique américaine, cela est considéré comme une incitation à la guerre d'un côté, et de l'autre, un désengagement de la responsabilité, afin de pouvoir jouer le rôle de médiateur et d'exploiter les résultats sur le terrain au profit de cette entité dans la mesure du possible.

Bien que cette approche soit stérile, l'administration américaine n'a pas d'autre choix, face à l'incapacité totale de soumettre la résistance palestinienne à Gaza. Elle se trouve face à deux options : signer un accord selon les conditions du Hamas, ou s'engager dans une aventure au Nord, qui pourrait lui donner quelques avantages et un peu de temps. Mais la vérité est que ce sera la dernière aventure, car l'existence même de l'entité sioniste sera vouée à l'incertitude. À ce stade, le débat ne portera plus sur les gouvernements et les personnalités de cette entité, ce sera un luxe qu'ils ne pourront pas s'offrir. Le débat portera plutôt sur la manière, le lieu et le moment de la fuite des colons et de leur accueil.

 

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