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«Marche des drapeaux»: Sur quels points sayyed Nasrallah a voulu attirer l’attention des peuples de la région ?

«Marche des drapeaux»: Sur quels points sayyed Nasrallah a voulu attirer l’attention des peuples de la région ?
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Par Ehab Zaki

Ceux qui attaquent la Résistance me plaisent. Ils sont caractérisés par l’extrême sottise, et ce pour une raison simple : ils attaquent la résistance avec leurs armes les plus faibles. Ils disent que cette résistance est là pour protéger «les frontières d’Israël». Ils ressassent les allégations selon lesquelles la résistance n’a point tiré une balle contre l’ennemi depuis 2006. Si on demande à ces abrutis s’ils veulent que le Hezbollah lance des roquettes contre l’entité sioniste, ils commencent à déplorer et à geindre sur la décision de guerre et de paix, confisquée par le Hezbollah. Si on leur demande s’ils supportent les résultats d’une guerre entamée par le parti afin de libérer les territoires libanais encore occupés, ils donneront une réponse accompagnée de larmes de crocodiles et de soupirs de serpents, sur «la destruction causée par le parti au Liban, pacifique et prospère».

Puis, plus extrémistes dans l’imbécilité, ils considèrent que le retrait forcé des Israéliens a été pour des causes intérieures sionistes et des polémiques électorales entre Ehud Barak et ses adversaires.

Supposons que ces causes intérieures étaient justes, le programme d’Ehud Barak de se retirer du Liban sud, fut à l’origine de son accès au poste de Premier ministre, à la lumière des frappes de la résistance contre les militaires israéliens et leurs agents et non parce que l’entité a découvert un certain matin les résolutions internationales. De fait, aucune occupation sur la terre n’abandonne son occupation tant que le coût est bas. Mais dès que ce coût s’alourdit, le retrait devient un programme électoral attirant aux électeurs, dont les fils sont tués.

Rappelons-nous du spectacle de l’expulsion des colons du Sinaï. Le gouvernement ennemi a lutté pour les faire sortir du Sinaï où ils se sont installés presque gratuitement, tout au long des années de l’occupation à la suite de la cessation des hostilités, au lendemain de la guerre d’octobre. Ainsi, Ariel Sharon avait l'habitude de dire que la colonie de Netzarim était comme «Tel-Aviv». Mais quand le coût de l'occupation de Gaza a augmenté, c'est Sharon qui a pris la décision de se retirer de Gaza, car aucun occupant ne lâcherait une occupation peu coûteuse.

De retour au Liban, ceux qui attaquent la résistance n’ont aucun poids ou valeur lors du calcul des destins. Ce ne sont que de simples bavards, forts en gueule, qui ne servent l’ennemi dans aucune bataille. Le seul avantage que l'ennemi en retire est qu'ils se mordent les doigts de colère contre la résistance chaque fois qu'il est vaincu. Cette rage peut être le motif et le point de départ de la folie, car la combinaison de la colère et de l'impuissance conduit certainement aux actes abrutis.

Loin de ceux-là, le discours de sayyed Hassan Nasrallah sur la bataille de Qosseir a été significatif. Un discours remarquable par son ambiguïté, puisqu’on n’a pas pu pas déduire ce voulait vraiment dire sayyed Nasrallah, et s'il confirmait que l'ennemi commettra une grande folie, lorsqu'il a demandé aux peuples et à toute la région de prêter une attention particulière à ce qui se passera, ou qu’il attirait l'attention sur l’observation de l’ennemi qui reviendra sur son acte par faiblesse et par crainte des réactions qui lui couteraient son existence.

De même, on n’a pas réussi à déduire laquelle des deux possibilités est la plus probable : nous demande-t-il d'être témoin de la dernière guerre et de la disparition de l'entité temporaire ou il nous appelle à être témoin du renoncement de l'ennemi à ses actes de folies comme une preuve concluante sur sa faiblesse?

Dans les deux cas, l’ennemi est le perdant. Il est battu grâce à ceux qui ont la main sur la gâchette. Ces hommes dont l’ennemi connait bien la bravoure. Comme a affirmé sayyed Nasrallah, l’ennemi n’est pas dissuadé par une chanson, ni par l’ONU ou le Conseil de sécurité ou par une loi internationale, mais plutôt parce qu’il sait bien que les combattants mobilisés tout au long des lignes de démarcation, aspirent à utiliser leurs armes, à partir de la Galilée arrivant au Golan.

Par conséquent, nous attendons le dimanche 29/5, date de ladite «marche des drapeaux», tout en étant sûrs et certains de la faiblesse de l’ennemi et de la puissance de la résistance. On ne peut savoir si l’ennemi, sous le poids de la rage, commettra la dernière folie, ou se suffira-t-il à se mordre quelques doigts et reculera au dernier moment.

Jusqu'à ce moment, nous ne pouvons qu'attendre, d'être témoins de sa disparition, ou d'être témoins de la plus grande preuve de déficience chez l'ennemi pour laquelle il n'y a pas de remède. Cette faiblesse qui conduira à sa disparition, même si elle est temporairement reportée.

 

 

 

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