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L’assassinat visant la discorde, entamé en Irak…Quel sera le cas au Liban ?

L’assassinat visant la discorde, entamé en Irak…Quel sera le cas au Liban ?
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Par AlAhed

Dans le contexte de la crise des résultats des élections irakiennes, le Premier ministre irakien est l’objet d’une tentative ratée d’assassinat. Il parait même que cette tentative a été conçue pour échouer, puisque l’auteur ne veut pas d’Al-Kazemi mort, puisqu’un «martyr vivant» est plus attractif pour faire passer les projets politiques. Pour cette raison, on ne peut écarter un rôle américain direct ou indirect, par l’intermédiaire d’outils régionaux, comme ce qui se déroule à l’heure actuelle au Liban.

En effet, l’axe américain réalise parfaitement qu’il se dirige vers des défaites dans toutes les scènes du conflit, au Yémen, en Syrie et à large mesure au Liban, où sont cernés les derniers outils sanguinaires, à la suite de l’embuscade de Tayouneh. Des faits qui ont poussé les États-Unis à s’attacher à la gaucherie saoudienne. Cependant, en Irak les faits semblent plus dangereux, puisque la tentative d’assassinat posera plusieurs dossiers sur la table. Des dossiers que les États-Unis jugent qu’il est temps d’en récolter les fruits.

Le premier dossier, est celui des élections irakiennes, dans la mesure où reconnaitre les résultats déclarés est une exigence, indépendamment des recours pour les invalider.

Le second dossier, est celui de la sortie des forces américaines de l’Irak fin 2021. Mais les États-Unis oeuvrent pour provoquer des crises qui justifient le maintien de leurs forces sur le territoire irakien.

Le troisième dossier, le plus dangereux de tous, est celui du retrait desdits armes « des milices » et la limitation de port des armes aux mains de l’État.

C’est ainsi que la tentative d’assassinat est expliquée comme étant un conflit entre l’État de droit et les mini-états et les milices. Une tentative dont le but serait un moyen pour retirer la justification de la présence des armes du «Hached al-Chaabi» (forces paramilitaires), comme étant le libérateur de l’Irak de Daech et le protecteur du pays. Cette tentative vise plutôt à montrer que ces forces paramilitaires constituent un danger pour l’État et les Irakiens.

Couvrir les tirs contre les protestations populaires contre les élections ainsi que le bilan des victimes, pourraient être également un des objectifs des auteurs de la tentative d’assassinat. De fait, oser l’effusion du sang irakien, pourrait constituer une des cartes avancées dans la prochaine période, dans le but de provoquer un conflit entre le «Hached al-Chaabi» et l’armée et forces de sécurité irakiennes. C’est un objectif américain, alors que l’Arabie saoudite en est le fer de lance en Irak, tout comme au Liban : A la suite de l’échec essuyé par le projet de «Daech» et la défaite du projet de la guerre sectaire, il semble que faire exploser la communauté chiite de l’intérieur, est le choix adopté à l’heure actuelle.

Pour ces raisons, cette tentative d’assassinat ratée ne sera point la dernière tentative de provoquer les discordes. L’Arabie saoudite, qui s’emploie à en attribuer la responsabilité à l’Iran, ne ménagera aucun effort pour faire exploser les mines politiques qui ramènent l’Irak aux étapes sanguinaires, dans le but de compenser ses défaites ambulantes, inhérentes à son statut.

On remarque dans ce contexte que durant cette période, l’Arabie saoudite a abandonné son statut comme «leader du monde sunnite», ce slogan sous lequel elle a amené toutes ses guerres, en Syrie, au Liban, au Yémen et en Irak, ainsi que contre la Turquie et l’Égypte sous le président Moursi. Elle prône actuellement la bannière de l’arabité, mais l’arabité similaire à celle d’Abou Reghaal.

Malgré la gravité de la tentative ratée d’assassinat que l’Arabie saoudite s’est empressée de condamner, une question légitime s’impose : lequel est plus dangereux, la tentative d’assassinat échouée contre le Premier ministre irakien, ou la capture du Premier ministre libanais dans l’Hôtel Ritz, où il a été contraint de déposer sa démission, dans le but de provoquer une guerre civile au Liban.

Pour ces raisons, on ne peut écarter la reprise du scenario irakien au Liban, par des opérations d’assassinat ratées ou réussies, dans le même objectif voulu en Irak : attiser litiges et conflits et déchirer le tissu social, dans le cadre des intérêts israéliens purs.

En Irak, la tentative d’assassinat ratée a eu lieu à la suite des élections, alors qu’au Liban, des analystes mettent en garde contre des opérations similaires, avant ou après les élections, puisque le processus de la fraude électorale ne serait pas facile. Si la tentative d’assassinat en Irak visait à transformer les résultats en un fait accompli, les opérations ourdies au Liban auraient pour but d’influencer les résultats ou d’affecter l’ensemble du processus électoral, en reportant le scrutin.

L’Irak éprouve le besoin de beaucoup de sagesse et de patience. Il éprouve même le besoin de la remise en question globale de son système politique, à partir de la Constitution, arrivant à la situation socio-économique et à la gestion de l’État. Ce pays affronte notamment la polarisation politique, en raison du cumul des évènements et de la Constitution inadéquate. Certaines parties de ce pays pratiquent la politique sur la base de la nécessité de l’occupation américaine, jugée comme une exigence décisive, estimant que la présence américaine instaure l’équilibre entre les forces politiques. Quelle Ironie du sort, lorsque l'étroitesse des intérêts l'emporte sur l'immensité des patries !!!!

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