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«Israël» attribue l’amélioration des capacités militaires du Hezbollah à Hassan Al-Lakkis

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Pour l'ennemi israélien, l'expansion qualitative des capacités militaires du Hezbollah est associée au nom de Hassan Al-Lakkis. Le martyr, comme indiquent les rapports israéliens, était responsable de «l'intégration de la nouvelle technologie des armes les plus sophistiquées dans l'arsenal du Hezbollah» et a contribué aux développements technologiques réalisés par la résistance après 2006, qui «ont transformé, durant toute une génération, le parti libanais en l’ennemi le plus dangereux pour Israël».

Dans une interview accordée au mensuel «Tower Magazin» (31/03/2014) vivement influencé par les services de renseignements israéliens, des sources militaires israéliennes, ont décrit la mission et le travail d’al-Lakkis et ses accomplissements. Selon eux, «l'amélioration et le développement des capacités militaires du Hezbollah en matière de technologie peuvent être attribués de manière spectaculaire à une seule personne, qui est Hassan Al-Lakkis. Ce leader, est l’un des membres du parti les plus innovateurs, il est capable de faire des inventions et des initiatives, et fait partie des personnes les plus brillantes en matière des technologies, et les plus importants du Hezbollah». Selon les services de renseignement israéliens «grâce à cette personne le Hezbollah a pu dépasser toutes les autres organisations semblables dans le monde entier, en particulier en ce qui concerne les tactiques offensives et défensives et la technologie dont il dispose».

Un haut responsable de la sécurité israélienne a déclaré dans un entretien avec Haaretz (06/12/2013), que « Al-Lakkis a également été chargé du développement des drones du Hezbollah, conçus non seulement pour la surveillance et la collecte des renseignements, mais également pour des missions offensives et pour le bombardement».

Ronen Bergman, le spécialiste des questions de sécurité dans le journal Yediot Aharanot, a publié un rapport intéressant, (05/12/2013), deux jours seulement après l'assassinat du leader Hassan Al-Lakkis, selon lequel les services du renseignement militaire (AMAN), avait signalé dans « le dossier d’al-Lakkis » que ce dernier possédait des compétences créatives en armement basé sur son enseignement universitaire et sur ses capacités personnelles. Le chef du Mossad, Meir Dagan, a déclaré que « grâce à ses efforts, le Hezbollah est plus fort et dispose d'une puissance de feu qui ne se trouve pas dans 90% des pays du monde », ajoute le rapport. Dans ce contexte, AMAN avait recommandé l’assassinat de Hassan al-Lakis depuis les années 90, avec la nécessité de le liquider ». Ainsi, al-Lakkis était la cible des services de renseignement israéliens depuis le début des années 90, avant qu'«Israël» ne réussisse à l’assassiner en 2013, ce qui signifie qu'il cherchait à le «liquider» depuis vingt ans.

L'assassinat d'al-Lakkis par les services de renseignement israéliens en décembre 2013 s'inscrit dans le contexte de la bataille en cours entre le Hezbollah et «Israël», dans laquelle les deux camps s’affrontent en permanence et où le champ de bataille est très complexe et multiple. Une course acharnée est en cours entre le renforcement de l'armement de la résistance et sa défense, face à la volonté grandissante d'«Israël» de mener une agression contre le Liban, d'autant plus que les motivations israéliennes se sont multipliées après l’échec de la guerre en 2006. L’assassinat du martyr al-Lakkis vient dans ce contexte, avec une spécificité liée à l'identité du martyr et à son rôle depuis le début des années 90 du siècle dernier, ainsi que plusieurs de ses collègues, dans le développement des capacités techniques du Hezbollah et le renforcement de sa position défensive, limitant et réduisant la supériorité militaire de l'ennemi, et sa capacité offensive dans toute confrontation future.

Les israéliens essaye généralement de se venger de tous les membres et les personnes ayant joué un rôle majeur dans leur dissuasion et leur échec. C’est ainsi qu’opère les services de renseignements israéliens. Mais souvent, l’assassinat des leaders arrive trop tard, après qu’ils aient servi la résistance et donné toute leur capacité et leur connaissance dans le but d’améliorer et de développer les capacités militaires. Bien sûr, si le martyr était en vie, ses contributions auraient été plus nombreuses, mais son assassinat prouve que Hassan al-Lakkis et ses collègues ont réussi à faire souffrir et nuire à l’armée israélienne. Alors que l'échec israélien est clair malgré l'assassinat du leader, dans leur incapacité à mener des coups préventifs pour éliminer le danger et ses conséquences.

En général, le grand public de la résistance reconnaît les réalisations des leaders de la résistance, après qu’ils soient assassinés par l'ennemi. Quant à ceux qui n’ont pas été ciblés, ils restent anonymes et inconnus, malgré que leurs réalisations présentes et tangibles pour tous, en particulier au moment des affrontements et des guerres, où les surprises sont fortement vues, telles que les nouvelles technologies en matière d’armement dont était responsable al-Lakkis. Les réalisations de la résistance sont également un moyen dissuasif empêchant l’ennemi de mener une offensive contre le Liban. Al-Lakkis est un échantillon des leaders qui ont été dévoilés après leur martyr, ainsi que leurs réalisations remarquables qui ont permis à la résistance d’avoir une grande capacité dissuasive face à un ennemi qui reconnait la capacité et la force de cette résistance. 

Article paru dans le quotidien libanais Al-Akhbar, traduit par l’équipe du site

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