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«Israël» frappe à nouveau la banlieue sud de Beyrouth: 4 martyrs et 7 blessés, des condamnations

«Israël» frappe à nouveau la banlieue sud de Beyrouth: 4 martyrs et 7 blessés, des condamnations
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Par AlAhed avec agences

Dans une nouvelle violation du cessez-le-feu, «Israël» a bombardé, mardi le 1er avril, la banlieue sud de Beyrouth pour la deuxième fois en moins d’une semaine, faisant quatre martyrs et sept blessés.

Les avions de guerre «israéliens» ont mené, ce mardi à l’aube, un raid aérien ciblant un immeuble résidentiel dans le quartier de Sfeir.

 «Le raid de l’ennemi israélien sur la banlieue sud a fait, selon un nouveau bilan, quatre martyrs, dont une femme, et sept blessés», d’après le ministère de la santé libanais, cité par l’Agence nationale libanaise d’information.

Panique

Selon des photos publiées par des médias sur place, les trois derniers étages d'un immeuble ont été détruits, quatre appartements ont été gravement endommagés et deux autres presque entièrement détruits.

De nombreux véhicules stationnés à proximité ont été détruits et les vitres de plusieurs maisons ont volé en éclats. Des débris recouvraient la rue.

Les habitants, dont plusieurs enfants, qui se sont réveillés en pleine nuit, sortaient de chez eux paniqués.

Les équipes de la défense civile et les ambulanciers ont assuré des opérations de secours et d’évacuation des blessés vers les hôpitaux environnants.

En réaction à cette attaque, des citoyens libanais se sont rassemblés devant l’immeuble bombardé, et ont scandé des slogans comme «À bas Israël» et «Nous sommes avec toi, Nasrallah».

Un député du Hezbollah appelle l’Etat libanais à agir

Cette attaque s'est produite «sans avertissement» vers 03H30 (00H30 GMT), durant la fête de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois de ramadan, constituant une nouvelle violation de la résolution n° 1701 de l’ONU et du cessez-le-feu entre le Liban et «Israël», entré en vigueur le 27 novembre 2024.

Ibrahim Al-Moussaoui, un député du Hezbollah, a qualifié mardi de «très grave agression» le raid aérien «israélien».

S’adressant à des journalistes présents à proximité de l’appartement visé, M. Moussaoui a appelé les autorités à «agir avec la plus grande efficacité, à tenir la communauté internationale pour responsable et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des Libanais».

Une «violation flagrante» du cessez-le-feu

Après l’attaque «israélienne» sur la banlieue sud de Beyrouth, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé cette frappe, qui constitue «une violation flagrante des accords sur la cessation des hostilités» et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait mis fin à la précédente guerre en 2006 et a servi de base au cessez-le-feu.

«Avertissement dangereux»

Dans un message sur X, le président du Liban, Joseph Aoun, a lui condamné le raid «israélien», évoquant «la persistance de l’agression israélienne, qui exige que nous fassions plus d’efforts pour nous adresser aux amis du Liban dans le monde, et les rallier à notre droit à la pleine souveraineté sur notre terre».

Il a par ailleurs qualifié la frappe d’«avertissement dangereux» sur les intentions «israéliennes» à l’égard du Liban.

«Inacceptable»

Depuis le début de la trêve, et malgré le retrait incomplet des forces d’occupation «israéliennes» du sud du Liban le 15 février, «Israël» mène régulièrement des raids aériens dans le sud et l’est (la Békaa) du pays.

Vendredi déjà, «Israël» avait bombardé la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois après quatre mois de trêve, sous prétexte de riposte à des tirs de roquettes non revendiqués qui ont visé le nord de la Palestine occupée.

Le Hezbollah avait affirmé n’avoir aucun lien avec ces tirs de roquettes.

Le «Premier ministre israélien» Benyamin Netanyahou avait lui déclaré vendredi qu’«Israël frapperait partout au Liban contre toute menace», selon lui.

Dans un discours télévisé samedi, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem avait jugé «inacceptable» qu'«Israël» poursuive ses attaques contre le Liban, demandant à ce que «soit mis un terme à cette agression».

Les attaques «israéliennes» contre le Liban ne portent pas seulement atteinte à la souveraineté de ce pays, mais risquent aussi d’intensifier les tensions et les affrontements militaires dans la région.

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