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«Israël» inquiète des positions de sayyed Nasrallah: ses messages ont révélé nos faiblesses

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Jihad Haïdar

«Israël» n'a pas pu ignorer ou contourner les positions du Secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, prononcées lors de la commémoration des deux victoires historiques, d'abord sur l'entité sioniste, en 2006, ensuite sur le terrorisme takfiri. Sayyed Nasrallah a évoqué dans chacune l'armée ennemie, analysant ses capacités et ses positions. Il est clair, à la lumière des réactions politiques et médiatiques que ses propos ont eu un impact significatif, ce qui explique les attaques menées par certains hommes politiques israéliens contre son éminence, tandis que d'autres ont essayé de contourner les déclarations de sayyed et leur effet sur la situation interne israélienne. Les commentateurs israéliens ont reconnu que les propos de sayyed concernant l’armée et les soldats israéliens étaient précis et bien détaillés.

En réponse à la déclaration faite par le secrétaire général du Hezbollah, dans son premier discours, que le Hezbollah est plus fort que l'armée israélienne, le ministre de la Guerre israélienne Avigdor Lieberman, s’est précipité à annoncer que «l'armée israélienne est la plus puissante au Moyen-Orient». Sayyed a également évoqué que l’esprit de sacrifice chez les soldats semble être complétement détruit et la motivation bien affaiblie, ajoutant que plus de 44 mille soldats ont suivi un traitement psychique, ces déclarations ont profondément touché le public israélien, ainsi que les dirigeants de l'ennemi, ce qui a poussé des commentateurs à avouer que son éminence était bien renseigné sur la situation des soldats et de l’armée, et qu’il connaissait bien les faiblesses de la communauté israélienne. Les positions des commentateurs télévisés étaient variées, la dixième chaine de télévision a décrit sayyed comme étant un «excellent orateur très intelligent, qui n’a pas fait d’erreur dans l'analyse des points faibles de la société israélienne». Ajoutant que son discours a rappelé le fameux discours «la toile d'araignée».

Dans sa tentative d'expliquer l'exactitude des renseignements dévoilés par son éminence, la dixième chaine de télévision israélienne a souligné que sayyed Nasrallah se penche personnellement à la lecture des rapports concernant la communauté israélienne, dans le but d'analyser des points qui n'ont jamais été analysés, en plus de cela il possède des capacités en matière de renseignement. La chaîne a ajouté que le secrétaire général du Hezbollah menait une guerre psychologique et «nous a donné un coup très douloureux».

Cependant, il convient de souligner que l’importance des déclarations de son Eminence n’est pas uniquement liée à ses capacités de mener une guerre psychologique, ni à sa capacité de bien lire et comprendre la réalité de la situation israélienne, mais aussi parce qu’elles contiennent des propos très important aux dimensions multiples et qui auront de sérieux impacts sur les dirigeants israéliens au niveau régional.

Dans le contenu, les positions annoncées par sayyed dépassent la lecture exacte de la réalité de l'entité, bien que cette dimension soit fortement suivie par les autorités israéliennes, comme nous l’avions déjà évoqué. Il est certain que le fait que le Hezbollah lit et comprend de si près la situation israélienne, a bien marqué les esprits des chefs israéliens, notamment dans le cadre de la capacité dissuasive de l’entité, liée à la capacité des dirigeants de mener des aventures militaires, pouvant largement affecter la situation interne, et la capacité de la société sioniste à supporter une forte pression militaire. Que la situation interne sioniste soit dévoilée et que ses faiblesses soient pointées du doigt, voilà l’une des craintes les plus sérieuses pour «Israël». Cela donne aux ennemis de l’entité une grande marge de confiance qui pourrait se traduire dans la riposte face à toute agression menée par l'armée ennemie. Ce qui aggrave encore plus la situation, c’est que les institutions israéliennes militaires et sécuritaires et politiques, se rendent compte que dans l'esprit sayyed Nasrallah, et au vu de ses expertises et de ses déclarations, «Israël est passé de la mentalité du vainqueur à celle du vaincu, et la question de la défaite est enracinée dans l’esprit de l'armée israélienne.» Cependant, il devrait être clair que cette analyse ne contredit pas le fait que l’armée israélienne possède les capacités les plus destructrices et les plus sophistiqués, et que le soldat israélien reçoit les plus hauts niveaux de formation et d’entrainement ... mais l'essence de la question est que ce soldat est le produit de cette société , qui devient de moins en moins capable de faire des concessions et de présenter des pertes douloureuses, ce qui réduit la marge de manœuvre que possèdent les dirigeants militaires dans toute prochaine bataille dans laquelle de lourds missiles bombarderont le cœur de l’entité.

En ce qui concerne le contexte, les positions de sayyed Nasrallah vis-à-vis de l'armée de l'ennemi, surviennent dans un contexte critique pour tous les partis, y compris l'entité israélienne. Ce qui met «Israël» devant une multitude de choix. Cette situation, rappelle une situation similaire déjà vécue avant la guerre de 2006, lorsque les calculs de l’ennemi avaient échoué quant aux répercussions de l'occupation américaine de l'Irak, et le retrait de l'armée syrienne du Liban, dans l'espoir que cela conduirait au désarmement de la résistance à l'époque. Mais l'échec de ces calculs a pavé la voie à l’option de guerre (2006). En revanche, après l’échec du pari sur les groupes terroristes takfiri, et la victoire de l'axe de la résistance en Irak, en Syrie et au Liban, c’est une nouvelle donne régionale qui s’établit. Une donne qui présente une menace pour la sécurité nationale de l'entité ennemie qui se trouvait devant un virage crucial. Mais le problème d’«Israël» c’est que l'environnement régional et les équations de puissance du Liban à Téhéran sont radicalement différentes de celle vécue en 2006, et la capacité et l’efficacité de dissuasion de l'axe de la résistance sont plus grandes à Washington et à «Tel-Aviv». Ce qui place l’entité sioniste devant deux choix : soit la coexistence avec cette réalité amère formée à la lumière de la victoire de l’axe de la résistance, soit s’engager dans une aventure dont les résultats ne seront pas garantis, mais ses effets catastrophiques sur la scène israélienne le seront évidemment.

Source : Al-Ahed, traduit par l’équipe du site

 

 

 

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