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Trump ne pille pas seulement le pétrole arabe, mais fixe aussi sa quantité et son prix

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Ces dernières années, les Etats-Unis ont pillé le pétrole arabe à travers les compagnies pétrolières US, fixé les prix de l'or noir et choisi les compagnies autorisées exclusivement à extraire le pétrole. Aujourd’hui, en cette période de grande cupidité, Washington se sert du pétrole arabe comme une arme politique pour garantir ses intérêts et ceux de ses alliés principalement les intérêts de son allié préféré «Israël», qui se sert du pétrole arabe dans sa lutte contre l'Iran.

Le président américain Donald Trump ne se vantait pas, lorsqu’il a déclaré que le roi saoudien Salman bin Abdulaziz a répondu à sa demande en augmentant la part de la production pétrolière de l’Arabie saoudite, d'un million de barils par jours, selon les agences de presse internationales, et deux millions de barils, selon Trump, qui était confiant que ses vœux seront réalisés par les saoudiens. Ces derniers considèrent les demandes de Trump des ordres exécutoires et non pas des demandes qui pourraient être envisagées. Le roi saoudien sait bien que depuis toujours, le refus de n’importe quelle demande sera extrêmement couteux pour le royaume, bien que les présidents qui occupaient la Maison blanche étaient plus ou moins modérés en comparaison avec celui qui dirige le pays aujourd’hui, l’Arabie osera-t-elle dire «non» au président le plus impoli et arrogant de l'histoire des États-Unis?

Trump a fait cette déclaration sur son compte tweeter, samedi soir suite à un appel téléphonique avec le roi Salman bin Abdulaziz, en disant: (je viens de parler avec le roi Salman et je lui ai expliqué qu'en raison de la situation en Iran et au Venezuela, je demande à l'Arabie saoudite d'augmenter la production de pétrole, jusqu'à 2.000.000 de barils par jour, et il a accepté).

Pour sa part, Riyad s’est trouvée forcée à parler de cet appel, malgré l’ambras causé par la divulgation explicite du contenu de l’accord accordé entre les deux dirigeants. L’Arabie s’est contentée de diffuser une déclaration timide et vague sur le site de son agence de presse officielle «SPA» (… les dirigeants ont affirmé la nécessité de multiplier les efforts pour préserver la stabilité des marchés pétroliers et la croissance de l'économie mondiale, ainsi que les efforts des pays producteurs pour compenser toute pénurie potentielle d'approvisionnement).

Cela signifie que la demande, ou plutôt «l’ordre» américain au royaume, qui intervient quelques jours après l'accord d’OPEP convenu à augmenter la production jusqu'à 700 mille barils par jour suite à la pression des États-Unis, est une demande à des fins purement politiques et non seulement des comptes économiques américains, plus clairement encore la rivalité politique et l'hostilité des États-Unis envers l'Iran et le Venezuela. Trump qui semble effectivement être le vrai souverain de l'OPEP – comme l’a déclaré l’un des dirigeants du Moyen-Orient il y a quelques jours- fait pression avec ses alliés sur un certain nombre de pays importateurs de pétrole iranien afin qu’ils boycottent le pétrole iranien et vénézuélien. A travers cette démarche Trump veut surmonter la probable pénurie de pétrole sur les marchés mondiaux en raison du boycott supposé, et il n'a trouvé que l’Arabie Saoudite pour compenser ce manque et répondre  catégoriquement à ses ordres.

Cela signifie nécessairement que Trump combat son adversaire iranien, pour les intérêts d'«Israël», qui occupe les territoires arabes, y compris Al-Qods et profane jour et nuit la mosquée sacrés d'Al-Aqsa, non pas grâce à l'argent et le pétrole américains, ni ceux d’«Israël», mais avec l'argent et le pétrole arabe en particulier ceux de l'Arabie Saoudite!

Si, ces dernières années, les USA ont pillé le pétrole arabe à travers leurs compagnies pétrolières, et ont déterminé ses prix et quelles compagnies sont autorisées à extraire le pétrole et lesquelles ne le sont pas selon leurs propres comptes  économiques. Aujourd’hui, en cette période de grande cupidité, Washington se sert du pétrole arabe comme une arme politique pour garantir ses intérêts et ceux de son allié préféré Israël, qui se sert du pétrole arabe dans sa lutte contre l'Iran. En d'autres termes, le pétrole arabe est devenu la première arme que les dirigeants arabes provident généreusement à leurs ennemis sous le couvert de la soi-disant «protection américaine», qui finira par se retourner vers eux ou plutôt vers leurs peuples pillés !

Trump qui tient toujours en main la calculatrice, pour bien calculer tous ses mouvements, n’arrêtera jamais d’extorquer ses partenaires arabes et piller le pétrole et la richesse financière et les humilier par la soi-disant protection contre l'épouvantail iranien. Tout comme il ne s’est pas contenté du demi-milliard de dollars, qu’il a ramené de Riyad l'an dernier, mais il continuera à pratiquer son passe-temps préféré, en extorquant les richesses arabes, par son langage hautain et rude envers ses partenaires arabes, et poursuivra le pillage des pays arabes jusqu’au dernier centime, tout en laissant passer, tranquillement le «Deal du siècle» afin de mettre un terme final à la question palestinienne tant que les dirigeants arabes s’abaissent devant les américains et applaudissent le Deal et vendent la richesse et la volonté politique et la souveraineté arabe!

Source : Al-Mayadeen, traduit par l’équipe du site

 

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