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Un tapis rouge attend Omar El-Atrache à la prison de Roumieh

Un tapis rouge attend Omar El-Atrache à la prison de Roumieh
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Les appels à la libération des prisonniers de Fath el-Islam ne cessent de se répéter à toute occasion. Dans le passé, la question a été liée à l'affaire des otages libanais de Aazaz, en Syrie. Ces jours-ci, elle est liée à la prise en otage des religieuses de Maaloula. Dernièrement, les brigades Abdallah Azzam et le front Al-Nosra ont conclu leurs communiqués publiés suite aux attentats suicides terroristes et au lancement des roquettes vers le hermel, par deux demandes : Le retrait du Hezbollah de la Syrie et aussi, la libération des prisonniers du centre pénitentiaire de Roumieh.

Ces communiqués fréquents sont un indice sur l'insistance de ces organisations sur les deuxUn tapis rouge attend Omar El-Atrache à la prison de Roumieh objectifs précités. Le premier, par les pressions exercées sur l'environnement populaire du Hezbollah pour pousser ce dernier à renoncer à son intervention en Syrie. Mais cette demande est insaisissable puisque la décision à ce titre revient uniquement au parti. La seconde demande est abordable dans la mesure où elle pourrait être réalisée par une large opération d'invasion, similaire à celles qui ont eu lieu dans des prisons de l'Irak, de Lybie et du Pakistan. Des opérations qui ont permis à des centaines de terroristes d'Al-Qaïda de filer, simultanément avec la publication de Fatwas, appelant à la libération des prisonniers de Fath-el-Islam, de Roumieh.

Ces données ont attiré l'attention des services de sécurité sur une menace sécuritaire imminente dans cette prison, la plaçant dans la ligne de mire des groupes terroristes liés à Al-Qaïda en Syrie. A rappeler que cette question a été évoquée par le terroriste Sirajeddine Zreikat, lorsqu'il a revendiqué le double attentat suicide contre l'ambassade iranienne à Beyrouth. Ce fait a poussé les responsables sécuritaires à entamer des fouilles dans la prison il y a un mois et demi, surtout que des informations font état de la présence de dizaines de prisonniers relevant d'organisations extrémistes tel Al-Nosra et l'EIIL, dans le bâtiment B. Ces terroristes qui imposent leurs propres règles non seulement sur les prisonniers mais aussi sur les gardes de la prison.

Dans quelle mesure le scenario de l'invasion est-il posé à l'heure actuelle ?

Dans le passé, l'insuffisance des mesures de sécurité prises dans la prison de Roumieh, a permis la planification et l'exécution de plus de dix tentatives de fuite, durant les trois dernières années. Quatre tentatives ont réussi. Mais la plus dangereuse fut en fin de 2012. En ce moment, une tentative de fuite massive, en coordination avec des parties hors de la prison, a été avortée.

Dans ce contexte, des sources bien informées ont affirmé au site d'information Al-Ahednews, que les leaders de Fath el-Islam, incarcérés dans le bâtiment B, notamment le dénommé Abou el-Walid et Abou Sleiman, communiquent avec Ibrahim El-Atrache, oncle du terroriste takfiri détenu Omar El-Atrache et considéré comme un des responsables d'Al-Nosra au Liban et en Syrie.

Selon les informations, les prisonniers islamistes tiennent des réunions fréquentes et successives, signe de préparatifs pour un certain évènement. De surcroit, ils insistent sur le déplacement de tous les accusés de terrorisme vers le bâtiment B.

Toujours selon les informations, les leaders de Fath el-Islam emprisonnés à Roumieh, ont dernièrement pris des mesures fermes afin d'empêcher toute fuite d'informations de l'intérieur du bâtiment, ce qui pourrait avorter leurs plans. Ils avaient ordonné aux autres prisonniers du bâtiment, de cesser toute communication avec les services de sécurité et les medias, notamment la chaine télévisée Al-Manar et Al-Jadeed, sauf s'ils l'autorisent.

En outre, on rapporte que les prisonniers de Fath- el-Islam enrôlent des combattants libanais et les envoient en Syrie, par l'intermédiaire de leurs homologues à Tripoli et ce en coordination avec les leaders du front Al-Nosra, Ibrahim El-Atrache et Mohammad Hujeiri, qui résident à Yabroud et Ersal.

Finalement, une question est posée : où sera incarcéré Omar El-Atrache suite à l'arrestation et l'interrogatoire et puis à l'acte d'accusation ? sera-t-il l'invité du bâtiment B de la prison de Roumieh où ses homologues l'attendent après lui avoir déroulé le tapis rouge et aménagé une chambre meublée d'un bureau et d'un réseau de télécommunications locales et internationales, pour qu'il dirige les groupuscules d'Al-Nosra à partir de la prison, ou sera-t-il emprisonné dans un autre centre pénitentiaire, en prélude au procès où il serait condamné à la peine capitale comme réclament les sinistrés des attentats terroristes ?!

Source : Al-Ahednews

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