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Le conflit des SR américano-saoudiens aurait-il abouti à la liquidation d’el-Majed?

Le conflit des SR américano-saoudiens aurait-il abouti à la liquidation d’el-Majed?
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Majed el-Majed est mort. Le dossier est ouvert! Ces propos résument la contradiction dans les informations sécuritaires autour du décès du chef des brigades Abdallah Azzam.

En effet, la mort suspecte et le moment suscitent des interrogations et rappellent le scénario de la mort du leader du groupuscule «Fath el-Islam», Chaker el-Abssi. Dans les deux cas, la clé des mystères a disparu. Mystérieusement.

Si el-Majed aurait décédé à cause de l’insuffisance rénale, de sources médicales affirment que cette maladie peut être traitée par la dialyse ou l’implantation d’un rein. Ces deux traitements permettent au patient de poursuivre sa vie normale.

Pourquoi el-Majed a été une exception?

La mort de cet homme suscite des interrogations. Aurait-il été assassiné pour que lesLe conflit des SR américano-saoudiens aurait-il abouti à la liquidation d’el-Majed?
informations relatives à des plans diaboliques préparés  au Liban, soient enterrées avec lui? Ou bien celui qui l’a utilisé et déplacé de l’Arabie vers le Liban a voulu le tuer pour mettre fin à ses activités.

Des sources sécuritaires bien informées sur l’affaire du chef des brigades Abdallah Azzan, ce bras militaire d’Al-Qaïda au Liban,  a révélé que les renseignements de l’armée ne furent pas en mesure d’interroger cet homme, qui n’a prononcé «aucun mot» durant l’interrogatoire.

Selon la source, el-Majed se trouvait dans le camp de Ain-Heloué au Liban sud, avant la date du  15-12-2013. «L’attentat contre l’armée au barrage du nord de la ville avait pour but de détourner les regards de l’armée afin d’évacuer el-Majed de la ville».

La source rappelle dans ce contexte que l'armée avait effectué un ratissage dans les champs de l’entourage de la ville à la recherche des terroristes impliqués dans les attentats, suite à des renseignements selon lesquels el-Majed tentait de fuir la ville. Mais en réalité, cet homme avait déjà quitté Saïda.

Certains faits attirent l’attention des observateurs. Entre l’annonce, par l'armée, de l’arrestation d’el-Majed, le 26 décembre et la date de l’attentat contre l’armée, el-Majed se trouvait dans une région située entre Saïda et Beyrouth. Qui serait alors la partie qui l’a accueilli et lui a assuré la protection et l’appui?  Et si el-Majed est sorti d’Ain-Heloué pour suivre un traitement de l’insuffisance rénale dans un hôpital, comme était alors son état de santé, entre les deux dates précitées?

La source militaire précise à ce propos que les brigades Abdallah Azzam sont actives au Liban dans quatre zones côtières importantes, à savoir, Saadiyat, Jadra, Mehmé et Khaldé. El-Majed aurait donc été hébergé dans l’une d’elles, suite à sa fuite de Saïda.

D’autres informations sécuritaires ont affirmé que les brigades Abdallah Azzam, depuis longtemps actives secrètement sur la scène libanaise, communiquaient avec des parties libanaises et saoudiennes éminentes. Elles étaient de même liées directement aux brigades de Fath el-Islam, qui a mené des combats contre l’armée libanaise à Naher el-Bared. Mais son apparition publique au Liban et la revendication des attentats terroristes contre l’ambassade de l’Iran, ont eu lieu suite à l’annonce du Liban comme scène de «Jihad».

La source sécuritaire n’a pas écarté la possibilité selon laquelle les brigades Abdallah Azzam seraient derrière la voiture piégée découverte le  17/8/2013, à 15 km de Beyrouth, dans la localité de Nehmé. Cette voiture était chargée de cinq conteneurs de TNT et de nitroglycérine. On estime que la cible de cette voiture était la Banlieue sud de Beyrouth, notamment l’ambassade iranienne.

Les rares informations concernant Majed el-Majed, font état d’une certaine relation directe entre cet homme et les services de renseignements saoudiens, dirigés ces jours-ci par Bandar Ben Sultan.

El- Majed serait une personne proche de Bandar qui l’a envoyé au Liban afin de former des groupes de terroristes.

Toujours selon ces informations, l’inscription du nom d’El-Majed à la liste des personnes requises par la justice du royaume, visait à le rapatrier s’il est arrêté à l’étranger. C’est ce qui explique l’empressement saoudien à demander l’extradition d’El-Majed, dès que son arrestation a été annoncée par l’armée.

Cet homme était un trésor aux mains des services de renseignements de l’armée. Des sources sécuritaires ont rapporté le scénario suivant, précédant sa mort : à la suite de la détérioration de son état de santé, El-Majed devait être hospitalisé. Des parties libanaises lui auraient assuré des papiers d’identité syrienne pour être admis à l’hôpital Makassed, sachant que ce dernier est proche des parties qui soutiennent El-Majed et comprend un important département pour la dialyse. C’est alors que des sources américaines ont informé l’armée sur sa présence dans un hôpital de Beyrouth. L’enquête dans ces hôpitaux a montré que deux étrangers subissaient une dialyse à Makassed. Les agents de l’armée ont pris des photos à la personne suspecte et les ont envoyées à la direction des renseignements. C’est alors que l’armée a établi son plan pour arrêter El-Majed, à bord d’une ambulance, en route pour Ersal, après avoir passé une journée complète à l’hôpital.

L’annonce de l’arrestation, le 26/12/2013, a suscité des interrogations sur l’état de santé du détenu, transporté à l’hôpital militaire, sous la protection d’une force de l’armée. Si El-Majed était sorti de l’hôpital Makassed en bonne santé, pourquoi son état s’est-il dégradé au point de mourir suite à sa détention, sachant que les malades de l’insuffisance rénale peuvent subir périodiquement  la dialyse et vivre normalement? Et si El-Majed était sorti de l’hôpital en bonne santé, accompagné de quelqu’un ou d’un groupe, où seraient ses compagnons et pourquoi on ne sait rien sur eux?

En outre, si El-Majed était sorti souffrant de l’hôpital Makassed, pourquoi les médecins lui ont-ils permis de sortir? Qui a conduit l’ambulance et quel est le sort de ce chauffeur?

Ces mêmes interrogations rappellent l’affaire du Libanais Sraj el-Dine Zraykat, qui avait revendiqué, au nom des brigades Abdallah Azzam, l’attentat contre l’ambassade iranienne. Cet homme était détenu par les renseignements de l’armée et fut libéré suite à l’intervention du directeur des relations publiques de Dar el-Fatwa, cheikh Chadi el-Masri. Cet homme appartient aux clans arabes de Khaldé, une des régions où s’activent les brigades Abdallah Azzam. Son nom a de même été évoqué lors de la découverte de la voiture piégée de Nehmé. Selon les informations, Zoraykat est le numéro 2 dans les brigades Azzam et pourrait être arrêté en compagnie d’Al-Majed.

Des analyses politiques, appuyées par certaines informations, ont estimé que l’assassinat de l’ancien ministre Mohammad Chatah, connu comme étant un pro américain, était une riposte à l’arrestation de Majed El-Majed, par une assistance américaine. C’est ce qui a été interprété par certains comme un conflit entre les services de renseignements américains et saoudiens au Liban.

Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site

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