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Anzour à Al-Ahednews: Les wahhabites sont à l’origine du terrorisme dans le monde arabe

Anzour à Al-Ahednews: Les wahhabites sont à l’origine du terrorisme dans le monde arabe
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L’Arabie Saoudite wahhabite craint un film de cinéma. Elle est préoccupée par sa teneur…Le royaume est effrayé de l’ébranlement du stéréotype qu’il s’est employé à ancrer dans l’esprit de ses «sujets arabes», depuis sa mise en place…

Avant la mise à jour de son histoire devant les spectateurs du film «Roi du Sable», (Malek el-Rimal), Talal Ben Abdel Aziz Al-Saoud, un des émirs du royaume, a intimidé le metteur en scène syrien, Najdat Anzour, afin qu’il arrête la projection du film.

L’attaque lancée par l’émir Talal, reflète le malaise saoudien à l’égard des vérités évoquées dans ce film…Un malaise traduit par des insultes selon lesquelles le metteur en scène du jihad du nikah poursuit sa chute».

D’après les informations véhiculées par l’émir, le film n’a laissé que la douleur et l’amertume  dans l’esprit du public.

     
Ces mots ont été suivis d’un communiqué publié par Tala Ben Abdel Aziz dans lequel il annonce qu’un ami commun a mené une médiation avec «son excellence le président Bachar Assad, afin d’interdire la projection du film à Damas». L’émir a souhaité qu’Assad réponde à son exhortation, «par honneur à la personne du roi Abdel Aziz, que la Syrie et son peuple fidèles ne peuvent oublier, vu ses actes de charité et son appui constant».

Les appels de l’émir ayant adopté un discours différent de celui du royaume hostile à la Syrie, n’ont guère été pris en compte à Damas.

Anzour qui avait projeté son film à Londres le 11 septembre dernier, se prépare à le projeter dans les cinémas de son pays, défiant toutes les menaces.

M. Anzour, fils d’Alep, s’exprime sur les raisons derrière l’opposition des émirs saoudiens au film.

Il indique dans une interview accordée à Al-Ahednews, en langue anglaise, que «le Roi du Sable» a enfreint les interdictions et les tabous soulevés par la dynastie au pouvoir en Arabie. En effet le film incarne la personnalité du roi Abdel Aziz al-Saoud qui était présentée comme héroïque et unificatrice.

Selon M.Anzour, l’image du roi, pour être bien construite, nécessite des recherches minutieuses dans les archives de l’Arabie, suite à une lecture sérieuse des étapes historiques de la région, notamment de ce qui a eu lieu il y a cent ans. Des faits qui se reproduisent à l’heure actuelle, affirme le metteur en scène.

Ce dernier assure avoir effectué des recherches pour découvrir les origines du terrorisme dans le monde arabe. Sur ce, il a trouvé que l’opportunité se présente pour projeter le film afin d’informer les nouvelles générations. M. Anzour a noté avoir découvert que l’essence du phénomène du terrorisme était le mouvement salafiste wahhabite. Il a comparé ce dernier au virus qui tente de pénétrer dans la région.

Le metteur en scène syrien ajoute que «le Roi du Sable» couronne ses travaux réalisés dans les dix dernières années, tels les films «Al-Marikoune, Hour el-Ein et Ma malakat Aymanakom».

Il a voulu que son film soit tourné en langue anglaise pour s’adresser au monde entier. «Le président Bachar Assad a approuvé l’exécution du film avant le début du conflit en Syrie», a-t-il ajouté.

Il affirme qu’il se soucie peu des menaces. «Je me comporte comme tout citoyen syrien, toujours préoccupé par les problèmes de son pays et de sa société».

Il fustige dans ce contexte les attaques verbales et les allégations contre son histoire artistique. Selon lui, son art n’a jamais été ridicule ou superficiel.

M. Anzour lie entre ses positions nationales et la campagne saoudienne féroce menée à son encontre. «Je ne me suis pas rendu à Ankara ou au Caire pour dire ce que répètent les autres. Je n’ai pas suivi l’exemple de certains artistes qui avaient profité du régime syrien et puis ont manqué à leur devoir».

Selon ses propos, Talal Ben Abdel Aziz a été motivé dans sa campagne contre le film et son réalisateur, par la mise à jour de l’histoire louche de l’Arabie, contrairement à ce que prétend toujours ce royaume.

«En dépit de tout, certains sages existent encore dans ce royaume. Ils pourraient freiner les meurtriers qui se jouent de la région. Nous donnons une chance à l’émir Talal, mais ses propos devaient être adressés au régime de l’Arabie pour qu’il cesse la machine de la destruction, l’envoi des combattants en Syrie et le financement des mouvements terroriste».

M. Anzour indique que si son film ne sera pas projeté dans les salles de cinéma syriennes, il pourrait l’être dans n’importe quel endroit du monde. «Le commandement syrien est en mesure de prendre la décision adéquate à ce titre».

Il a écarté la possibilité de la projection de son film dans les cinémas arabes, notant qu’il pourrait être projeté au Liban, notamment dans la Banlieue sud, pour exemple.

«Nos positions sont constantes. Nous résistons toujours et préserverons notre pays jusqu’au dernier souffle», a-t-il conclu.

Source: French.alahednews

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