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Les Saoudiens fournissent le gros des contingents d’Al-Qaïda

Les Saoudiens fournissent le gros des contingents d’Al-Qaïda
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Par Samer R. Zoughaib

Les centres d'études internationaux évoquent de plus en plus les échecs politiques et diplomatiques de l'Arabie saoudite dans le monde arabe, surtout depuis le changement des rapports de force sur le terrain en Syrie en faveur de l'Etat, et la conclusion de l'accord intérimaire entre l'Iran et les grandes puissances sur le nucléaire.
De nombreux articles de la presse libanaise et arabe utilisent le mot «hystérie», pour qualifier l'attitude du royaume wahhabite. Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a parlé de la «colère» de l'Arabie saoudite, avant de l'accuser, mardi dernier, d'être impliquée dans le double attentat suicide contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth et de manipuler des groupes affiliés à Al-Qaïda dans le monde entier.
L'orchestre pro-saoudien a naturellement joué sa symphonie, condamnant les propos du leaderLes Saoudiens fournissent le gros des contingents d’Al-Qaïda de la Résistance et louant les «bienfaits» de l'Arabie saoudite au Liban et ailleurs, la remerciant pour sa «générosité». Mais quoi que disent ces panégyristes, ils ne parviendront pas à cacher les faits: non seulement les Saoudiens manipulent Al-Qaïda et les groupes les plus extrémistes, mais ils lui fournissent aussi les plus gros contingents de terroristes.
Ce n'est pas la peine de remonter aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, où 15 des 19 kamikazes étaient des ressortissants saoudiens, pour s'en convaincre. La plupart de ceux qui commettent les attentats suicides en Syrie, au Yémen et en Irak, ou qui sont liés à des actes terroristes dans ces pays et ailleurs, sont des Saoudiens.
Commençons par le plus récent incident, celui de l'attaque contre le complexe du ministère yéménite de la Défense à Sanaa, qui s'est soldée, jeudi, par 56 morts et des dizaines de blessés, des médecins et des membres du personnel médical en majorité. Cet assaut a été revendiqué par la branche d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Selon les premiers éléments de l'enquête officielle, l'attaque a été menée par 12 terroristes, de nationalité saoudienne en majorité.
Venons au Liban. Les premiers éléments de l'enquête ont montré que l'auteur de l'enregistrement sonore comportant des menaces de mort contre le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, est Saoudien d'origine yéménite détenu dans le bâtiment B du centre pénitencier de Roumié, où sont incarcérés les membres du groupe terroriste Fateh al-Islam, proche d'Al-Qaïda. Son nom est Abou el-Hor et il serait l'imam de la prière des prisonniers.
Restons au Liban, où le chef des Brigades Abdallah Azzam (affiliées à Al-Qaïda), qui ont revendiqué le double attentat suicide du 19 novembre contre la chancellerie iranienne, est le dénommé Majed al-Majed... il est de nationalité saoudienne.
Passons en Syrie. Les réseaux sociaux et les sites Internet proches des extrémistes regorgent de faire part de décès de ressortissants saoudiens morts dans ce pays.

300 Saoudiens capturés en Syrie

Cette semaine, Bachar al-Jaafari, le représentant de Damas aux Nations unies, a annoncé la mort des milliers de Saoudiens en Syrie, précisant que 300 ressortissants du royaume wahhabite avaient, par ailleurs, été capturés par l'armée syrienne. Cité par la CNN, M. al-Jaafari a déclaré que l'Arabie saoudite a libéré des centaines de prisonniers d'Al-Qaïda, qui ont gagné la Syrie pour se battre contre l'armée syrienne. Condamnés à mort ou purgeant de longues peines de prison, ces terroristes ont été libérés à condition d'aller se battre en Syrie. La plupart ont gagné ce pays à partir du Liban.
Les Saoudiens fournissent le gros des contingents d’Al-QaïdaBachar al-Jaafari ne fait que confirmer ce que le quotidien américain USA Today avait révélé en septembre dernier. Ce très sérieux journal a écrit que l'Arabie saoudite a envoyé plus de 1000 condamnés à mort en Syrie pour combattre les troupes du président Bachar al-Assad. USA Today a précisé qu'en avril dernier, le ministère saoudien de l'Intérieur a proposé à 1239 condamnés à mort une grâce et un salaire mensuel pour leurs familles en échange d'aller se battre en Syrie.
Les nouvelles qui proviennent tous les jours du terrain syrien confirment ces informations. Fin novembre, le fils d'un général de la garde royale saoudienne
est mort alors qu'ils combattait dans les rangs de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, affilié à Al-Qaïda). Abdallah al-Motlaq a été tué lors de combats dans le quartier de Cheikh Saad, à Alep. Le gros des contingents de l'EIIL est composé de Saoudiens et de ressortissants de pays du Golfe.
Des dizaines de Saoudiens, entrés en Syrie via la Jordanie, ont également été tués lors de l'offensive ratée lancée le vendredi 22 novembre par les rebelles pour tenter de briser le blocus imposé par l'armée syrienne à la Ghouta orientale de Damas. Selon des sources syriennes fiables, pas moins de 50 Saoudiens sont morts dans cette bataille.
De nombreux saoudiens figurent aussi parmi les dizaines d'extrémistes tués par l'armée syrienne dans son offensive toujours en cours dans la région montagneuse du Qalamoun, près de la frontière libanaise. Leur faire part de décès et leurs photos ont été postés sur les réseaux sociaux proches des rebelles.
En revanche, on pourrait naviguer une éternité sur la Toile et éplucher toutes les archives des journaux mais on ne trouvera jamais le nom d'un Saoudien mort au combat contre «Israël»... Ce n'est pas étonnant, ne sont-ils pas alliés après tout?

Source : Al-Ahednews

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