Les détenus palestiniens privés de soins médicaux, des martyrs vivants

Lors de sa visite à la prison «Raymond» en Palestine occupée en 1948, la mère du détenu palestinien Mohtassem Raddad a tenté de le convaincre de marcher afin qu’elle soit rassurée sur la condition de santé de son fils. L’avocat lui avait indiqué que le cancer métastasique avait affecté les membres de son fils, désormais incapable de se déplacer.
La mère de Mohtassem indique que chaque fois qu’elle s’enquérait de l’état de santé de son fils, il lui répondait qu’il allait bien.
«Mais je le regarde via le verre isolant. Il est même incapable de tenir l’appareil du téléphone dans
sa main», a-t-elle déploré.
«Il me dit que sa faiblesse est due au traitement chimique, mais je ne le crois pas. Il est tellement épuisé et n’arrive même pas à bouger», a-t-elle ajouté.
Raddad âgé de 31 ans et détenu depuis 2006, a souffert de maux dans ses intestins durant sa détention. Son état s’est détérioré plus tard. Il a souffert d’une forte hémorragie. Le diagnostic a indiqué un cancer métastatique.
L’état de santé de Raddad a dégénéré à cause de la négligence. La direction des prisons ne lui a fourni que des sédatifs. Il a perdu 14 kg et souffert d’une grave anémie. C’est alors que la direction des prisons a reconnu sa maladie. Il a été transporté à l’hôpital Siroka puis à celui de la prison de Ramleh pour suivre le traitement. Mais il n’a reçu que des tranquillisants. Ses souffrances ont empiré. Lorsque le cancer a rongé son corps, il a subi le traitement chimique.
Selon sa mère, l’état de santé de Raddad est mauvais. La direction des prisons lui assure le traitement chimique par injections, mais en vain. Son corps s’est enflé. Il est méconnaissable.
Malheureusement, le cas de Raddad n’est pas unique. Il est un des 1400 détenus souffrant de maladies dans les prisons de l’ennemi, dont 25 atteints de cancer. La direction des prisons refuse de leur assurer le traitement convenable ou de les libérer, en dépit de leurs souffrances.
La mère de Raddad a affirmé que les médicaments administrés à son fils ne réduisent guère ses souffrances. Ils lui ont même causé des effets secondaires. Selon ses propos, tous les appels à la
libération des prisonniers malades ont été refusés.
Le ministre palestinien pour les affaires des détenus, Issa Karakeh, a précisé que 1400 palestiniens incarcérés souffrent de maladies graves, dont 25 atteints de cancer et 10 autres complètement infirmes dans la prison de «Ramleh».
«La direction des prisons veut, par la négligence systématique, liquider les détenus, comme il a été le cas d’Abou Hamdieh et d’autres, tombés en martyre à la suite de leur libération, tel Zouheir Labbadé», a indiqué le ministre.
Ce dernier a accusé les autorités de l’occupation d’assassiner les prisonniers palestiniens, surtout ceux atteints de maladies dans les lieux d’incarcération.
«Je mets en garde contre la mort de certains détenus. Nous suivons en effet plusieurs cas qui ne supportent plus l’incarcération. Israël commet des crimes de guerre contre les détenus malades. Ces derniers sont privés des soins médicaux. Ils sont rassemblés dans la prison de Ramleh, isolés dans un département non muni d'équipements nécessaires. La situation y est intolérable», a-t-il déploré.
Selon lui, cinq des Palestiniens y tiennent les poches à urine dans leurs mains. Ils sont contraints de subir les erreurs médicales, puisque la direction des prisons a recours à des médecins stagiaires.
Parmi les détenus en état critique, Naim Younis Chawamra, originaire de la ville de Khalil dans le sud de la Cisjordanie occupée. Il est condamné à la prison à perpétuité.
Sa mère a indiqué à Alahednews que Naim a été détenu en 1995. Il ne souffrait alors d’aucune maladie. Depuis quelques années, il a souffert de maux permanents dans le dos et la gorge. Les
médecins ont diagnostiqué un début de dystrophie musculaire. Il a été transporté à l’hôpital de la prison de «Ramleh» pour y être traité.
Mais il n’a pas reçu le traitement convenable à l’instar de ses homologues. Son état s’est tellement aggravé au point qu’il est désormais incapable de bouger ou de parler. Les médecins craignent pour son cœur et ses poumons. Sa vie est menacée.
«Lorsque je lui rend visite dans sa prison, je le vois sur un fauteuil roulant. Il ne peut parler. Il me fait quelques signes de ses mains de derrière le verre. Son état s’aggrave du jour au lendemain. Nous sommes incapables de l’aider ou de le sauver de la mort lente», a dit la mère du détenu.
«Au nom de Dieu, j’implore tous ceux qui peuvent aider mon fils à intervenir pour le sauver, et me le rendre en vie. Il a vécu orphelin. Je ne veux pas que ses enfants soient élevés dans cette condition», a-t-elle conclu.
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site
La mère de Mohtassem indique que chaque fois qu’elle s’enquérait de l’état de santé de son fils, il lui répondait qu’il allait bien.
«Mais je le regarde via le verre isolant. Il est même incapable de tenir l’appareil du téléphone dans

«Il me dit que sa faiblesse est due au traitement chimique, mais je ne le crois pas. Il est tellement épuisé et n’arrive même pas à bouger», a-t-elle ajouté.
Raddad âgé de 31 ans et détenu depuis 2006, a souffert de maux dans ses intestins durant sa détention. Son état s’est détérioré plus tard. Il a souffert d’une forte hémorragie. Le diagnostic a indiqué un cancer métastatique.
L’état de santé de Raddad a dégénéré à cause de la négligence. La direction des prisons ne lui a fourni que des sédatifs. Il a perdu 14 kg et souffert d’une grave anémie. C’est alors que la direction des prisons a reconnu sa maladie. Il a été transporté à l’hôpital Siroka puis à celui de la prison de Ramleh pour suivre le traitement. Mais il n’a reçu que des tranquillisants. Ses souffrances ont empiré. Lorsque le cancer a rongé son corps, il a subi le traitement chimique.
Selon sa mère, l’état de santé de Raddad est mauvais. La direction des prisons lui assure le traitement chimique par injections, mais en vain. Son corps s’est enflé. Il est méconnaissable.
Malheureusement, le cas de Raddad n’est pas unique. Il est un des 1400 détenus souffrant de maladies dans les prisons de l’ennemi, dont 25 atteints de cancer. La direction des prisons refuse de leur assurer le traitement convenable ou de les libérer, en dépit de leurs souffrances.
La mère de Raddad a affirmé que les médicaments administrés à son fils ne réduisent guère ses souffrances. Ils lui ont même causé des effets secondaires. Selon ses propos, tous les appels à la

Le ministre palestinien pour les affaires des détenus, Issa Karakeh, a précisé que 1400 palestiniens incarcérés souffrent de maladies graves, dont 25 atteints de cancer et 10 autres complètement infirmes dans la prison de «Ramleh».
«La direction des prisons veut, par la négligence systématique, liquider les détenus, comme il a été le cas d’Abou Hamdieh et d’autres, tombés en martyre à la suite de leur libération, tel Zouheir Labbadé», a indiqué le ministre.
Ce dernier a accusé les autorités de l’occupation d’assassiner les prisonniers palestiniens, surtout ceux atteints de maladies dans les lieux d’incarcération.
«Je mets en garde contre la mort de certains détenus. Nous suivons en effet plusieurs cas qui ne supportent plus l’incarcération. Israël commet des crimes de guerre contre les détenus malades. Ces derniers sont privés des soins médicaux. Ils sont rassemblés dans la prison de Ramleh, isolés dans un département non muni d'équipements nécessaires. La situation y est intolérable», a-t-il déploré.
Selon lui, cinq des Palestiniens y tiennent les poches à urine dans leurs mains. Ils sont contraints de subir les erreurs médicales, puisque la direction des prisons a recours à des médecins stagiaires.
Parmi les détenus en état critique, Naim Younis Chawamra, originaire de la ville de Khalil dans le sud de la Cisjordanie occupée. Il est condamné à la prison à perpétuité.
Sa mère a indiqué à Alahednews que Naim a été détenu en 1995. Il ne souffrait alors d’aucune maladie. Depuis quelques années, il a souffert de maux permanents dans le dos et la gorge. Les

Mais il n’a pas reçu le traitement convenable à l’instar de ses homologues. Son état s’est tellement aggravé au point qu’il est désormais incapable de bouger ou de parler. Les médecins craignent pour son cœur et ses poumons. Sa vie est menacée.
«Lorsque je lui rend visite dans sa prison, je le vois sur un fauteuil roulant. Il ne peut parler. Il me fait quelques signes de ses mains de derrière le verre. Son état s’aggrave du jour au lendemain. Nous sommes incapables de l’aider ou de le sauver de la mort lente», a dit la mère du détenu.
«Au nom de Dieu, j’implore tous ceux qui peuvent aider mon fils à intervenir pour le sauver, et me le rendre en vie. Il a vécu orphelin. Je ne veux pas que ses enfants soient élevés dans cette condition», a-t-elle conclu.
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site