Quel est le rôle turc dans les différends entre l’ASL et Al-Nosra?

En dépit des opérations militaires en cours, menées par l'armée syrienne contre les rebelles, sur différents axes de combat à Alep et son rif, l'évènement le plus significatif a été la prise d'assaut par les milices du soi-disant «État islamique de l'Irak et du Levant» (EIIL) de la ville d'Aazaz, située dans le rif d'Alep.
Le conflit entre les groupes armés- venant des quatre coins du monde pour combattre sous la bannière de l'«État islamique de l'Irak et du Levant» et de la soi-disant «Armée Syrienne Libre»- résulte des différends entre leurs maîtres qui les financent et non de questions relatives aux doctrines auxquelles chacun des deux groupes croient.
Il y a déjà trois mois, les combattants de l'EIIL ont ouvert un poste dans la ville d'Aazaz. Cette mesure a été contestée par les autres brigades des rebelles, dont notamment la soi-disant «brigade de la Tempête du nord». Plusieurs mouvements de protestation ont eu lieu dans la ville.
Plus tard, les divergences ont émergé entre l'EIIL et ses alliés de l'organisation Al-Qaïda d'une part, et les différents groupes armés affiliés à l'ASL de l'autre part, en l'occurrence la brigade de la Tempête du Nord, laquelle étend son pouvoir sur la ville d'Aazaz, limitrophe de la frontière turque. A la suite du retour des combattants de cette brigade de la bataille de l'aéroport Minnigh, les milices de l'EIIL ont arrêté certains d'entre eux, près d'un barrage.
Selon des sources locales, la brigade de la Tempête du Nord avait refusé la mainmise de l'EIIL sur les maisons des civils dans la ville.
Les accrochages se sont intensifiés plus tard lorsque des éléments de l'EIIL ont tenté d'arrêter un médecin allemand travaillant dans l'hôpital de campagne d'Aazaz pour traiter les blessés des groupes terroristes. Ce médecin était accusé d'avoir photographié des postes relevant de l'EIIL et d'avoir fourni les photos à des services de renseignements étrangers. La brigade a refusé de remettre le médecin à ses agresseurs. Ce refus a provoqué des accrochages entre les deux parties, voire des exécutions réciproques.
En fin de compte, les milices de l'EIIL ont pris d'assaut la ville où elles ont installé des barrages et arrêtés leurs adversaires. Le conflit entre les deux formations s'est étendu vers les régions d'Anadane et de Hreitane dans le rif nord d'Alep. Là, l'EIIL a attaqué des barrages et des postes de l'ASL. Des informations ont fait état de préparatifs pour contrôler complètement ces deux villages.
Simultanément, la ville de Tabaka à Rekka était la scène de violents combats entre les deux mêmes formations, tout comme Deirezzor, où des combats se déroulaient entre la brigade des «Petits fils du prophète» et l'EIIL, où ce dernier, a éloigné ses adversaires du centre de la ville et de l'Euphrate et liquidé plusieurs principaux commandants de l'ASL, dont notamment celui des brigades Al-Abbas, Kasser Jamiane et Walid Chaddad, dirigeant de la brigade Kaysar Hendaoui.
La «brigade de la Tempête du Nord» a alors publié un communiqué, appelant la brigade
«Al-Tawhid à Alep», une des formations de l'ASL, affiliée effectivement aux services de renseignements turcs, à l'assister face à l'EIIL.
A la lumière de ces développements, la brigade «Al-Tawhid» a proposé un plan censé rétablir le pouvoir de l'ASL sur le village d'Aazaz, à la suite de l'affaiblissement de la brigade de la «Tempête du Nord», et de ce fait, confirmer le plan des SR turcs consistant à contrôler les frontières et à y installer la brigade «Al-Tawhid».
L'initiative proposée par cette dernière a été traduite par un accord sur un cessez-le-feu entre les belligérants. Selon cet accord, la libération des détenus doit avoir lieu dans 24 heures, et les butins doivent être restitués aux deux camps.
Toujours selon les points de l'accord, la brigade «Al-Tawhid» installera un barrage entre les deux parties du conflit en attendant le règlement du problème, qui serait suivi par un comité religieux conjoint.
L'accord a été signé par Abou Abdel Rahman le Koweitien, représentant l'EIIL, et par le lieutenant Ahmad Ghazaleh Abou Rached, sous le parrainage d'Abou Tawfik, représentant la brigade Al-Tawhid et d'Abou Ibrahim le Tchétchène.
En bref, des sources ont affirmé à Al-Ahednews que les actions du front Al-Nosra contre l'ASL, notamment à Aazaz, sont significatifs, surtout qu'elles sont survenues quelques jours après la prise pour cible de l'hélicoptère syrien par les Turcs à la frontière entre les deux pays. Selon les propos de la source précitée, Erdogan sera le plus lésé par un règlement de la crise syrienne. Ce fait serait derrière sa tentative de provoquer un problème aux frontières et d'entrainer les Syriens dans une riposte. Mais lorsque ces derniers n'ont pas réagi, les Turcs ont demandé à certains membres de l'ASL d'introduire des voitures piégées sur la scène syrienne, via Aazaz. Mais puisque ces formations de l'ASL comptent sur un certain rôle en cas de règlement politique de la crise, ils ont refusé la demande des Turcs. Ces derniers ont alors utilisé certains de leurs instruments au sein du front Al-Nosra pour prendre le contrôle d'Aazaz et assumer les missions requises par les SR turcs.
Source : Al-Ahednews
Le conflit entre les groupes armés- venant des quatre coins du monde pour combattre sous la bannière de l'«État islamique de l'Irak et du Levant» et de la soi-disant «Armée Syrienne Libre»- résulte des différends entre leurs maîtres qui les financent et non de questions relatives aux doctrines auxquelles chacun des deux groupes croient.

Plus tard, les divergences ont émergé entre l'EIIL et ses alliés de l'organisation Al-Qaïda d'une part, et les différents groupes armés affiliés à l'ASL de l'autre part, en l'occurrence la brigade de la Tempête du Nord, laquelle étend son pouvoir sur la ville d'Aazaz, limitrophe de la frontière turque. A la suite du retour des combattants de cette brigade de la bataille de l'aéroport Minnigh, les milices de l'EIIL ont arrêté certains d'entre eux, près d'un barrage.
Selon des sources locales, la brigade de la Tempête du Nord avait refusé la mainmise de l'EIIL sur les maisons des civils dans la ville.
Les accrochages se sont intensifiés plus tard lorsque des éléments de l'EIIL ont tenté d'arrêter un médecin allemand travaillant dans l'hôpital de campagne d'Aazaz pour traiter les blessés des groupes terroristes. Ce médecin était accusé d'avoir photographié des postes relevant de l'EIIL et d'avoir fourni les photos à des services de renseignements étrangers. La brigade a refusé de remettre le médecin à ses agresseurs. Ce refus a provoqué des accrochages entre les deux parties, voire des exécutions réciproques.
En fin de compte, les milices de l'EIIL ont pris d'assaut la ville où elles ont installé des barrages et arrêtés leurs adversaires. Le conflit entre les deux formations s'est étendu vers les régions d'Anadane et de Hreitane dans le rif nord d'Alep. Là, l'EIIL a attaqué des barrages et des postes de l'ASL. Des informations ont fait état de préparatifs pour contrôler complètement ces deux villages.
Simultanément, la ville de Tabaka à Rekka était la scène de violents combats entre les deux mêmes formations, tout comme Deirezzor, où des combats se déroulaient entre la brigade des «Petits fils du prophète» et l'EIIL, où ce dernier, a éloigné ses adversaires du centre de la ville et de l'Euphrate et liquidé plusieurs principaux commandants de l'ASL, dont notamment celui des brigades Al-Abbas, Kasser Jamiane et Walid Chaddad, dirigeant de la brigade Kaysar Hendaoui.
La «brigade de la Tempête du Nord» a alors publié un communiqué, appelant la brigade

A la lumière de ces développements, la brigade «Al-Tawhid» a proposé un plan censé rétablir le pouvoir de l'ASL sur le village d'Aazaz, à la suite de l'affaiblissement de la brigade de la «Tempête du Nord», et de ce fait, confirmer le plan des SR turcs consistant à contrôler les frontières et à y installer la brigade «Al-Tawhid».
L'initiative proposée par cette dernière a été traduite par un accord sur un cessez-le-feu entre les belligérants. Selon cet accord, la libération des détenus doit avoir lieu dans 24 heures, et les butins doivent être restitués aux deux camps.
Toujours selon les points de l'accord, la brigade «Al-Tawhid» installera un barrage entre les deux parties du conflit en attendant le règlement du problème, qui serait suivi par un comité religieux conjoint.
L'accord a été signé par Abou Abdel Rahman le Koweitien, représentant l'EIIL, et par le lieutenant Ahmad Ghazaleh Abou Rached, sous le parrainage d'Abou Tawfik, représentant la brigade Al-Tawhid et d'Abou Ibrahim le Tchétchène.
En bref, des sources ont affirmé à Al-Ahednews que les actions du front Al-Nosra contre l'ASL, notamment à Aazaz, sont significatifs, surtout qu'elles sont survenues quelques jours après la prise pour cible de l'hélicoptère syrien par les Turcs à la frontière entre les deux pays. Selon les propos de la source précitée, Erdogan sera le plus lésé par un règlement de la crise syrienne. Ce fait serait derrière sa tentative de provoquer un problème aux frontières et d'entrainer les Syriens dans une riposte. Mais lorsque ces derniers n'ont pas réagi, les Turcs ont demandé à certains membres de l'ASL d'introduire des voitures piégées sur la scène syrienne, via Aazaz. Mais puisque ces formations de l'ASL comptent sur un certain rôle en cas de règlement politique de la crise, ils ont refusé la demande des Turcs. Ces derniers ont alors utilisé certains de leurs instruments au sein du front Al-Nosra pour prendre le contrôle d'Aazaz et assumer les missions requises par les SR turcs.
Source : Al-Ahednews