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Des pressions occidentales pour unifier l’opposition avant Genève 2

Des pressions occidentales pour unifier l’opposition avant Genève 2
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Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, n'a pas exagéré lorsqu'il s'est moqué de l'occident qui appelle à renverser le président syrien. Selon les propos de Lavrov, «ils veulent renverser le régime syrien au moment où ils ne sont pas en mesure d'influer sur la Coalition nationale de l'opposition, pour qu'elle forme une délégation unie qui mène les négociations à Genève 2».

Le haut responsable russe qui œuvre afin d'éviter la guerre et de lancer les négociations en Syrie par la tenue de la conférence Genève 2, évoquait dans sa déclaration l'échec des tentatives des ambassadeurs des États-Unis, de la France et de l'Angleterre, présents depuis cinq jours à Istanbul dans le but de convaincre la Coalition syrienne et certaines de ses formations, de former une délégation homogène pour aller à Genève.

Cependant, les pressions exercées par le trio occidental n'ont pas porté leurs fruits jusqu'à ce jour. En effet, contrairement à la volonté occidentale, les parties régionales opposées au consensus russo-américain, œuvrent sur le terrain syrien en vue d'imposer une situation de facto, laquelle obligerait l'administration américaine à intervenir militairement et à torpiller tout accord avec Moscou.

L'Arabie Saoudite et le Qatar s'emploient afin d'entraver les efforts déployés par les troisDes pressions occidentales pour unifier l’opposition avant Genève 2 diplomates précités pour convaincre la coalition d'envoyer une délégation unie à la conférence de Genève.

Un opposant syrien a rapporté dans ce contexte que les représentants des Frères Musulmans et des salafistes au sein de la Coalition syrienne, refusaient catégoriquement de participer à Genève 2, instigués par le tandem saoudo-turco-qatari.

Il a précisé que le parti du Peuple Démocratique Syrien, présidé par Riad Turc, appuyait la position des deux formations islamistes, puisqu'il considère que tout règlement de la crise sera néfaste pour son poids politique au sein de la Coalition.

L'échec des pressions occidentales s'est répercuté sur le terrain en Syrie où le trio régional a poussé les groupes extrémistes à attaquer des régions situées aux frontières turco-syriennes. Des groupes relevant du front Al-Nosra sont parvenus à contrôler la ville frontalière de Aazaz, considérée comme étant un siège important pour les services de renseignements turcs et un point de départ pour leurs opérations en Syrie. Plus tard, des groupes du même front ont pris d'assaut la ville de «Bab», dans le voisinage d'Alep. Cette ville est un passage stratégique pour le ravitaillement des rebelles à Alep.

Selon des sources de l'opposition syrienne, «les Turcs veulent, par leur jeu à Aazaz, faire avorter le dialogue américano-russe. De surcroit, ils ont tenté de provoquer des tensions aux frontières avec la Syrie, en frappant un hélicoptère syrien il y a quelques jours».

Il est prévu que le conflit s'étende vers plusieurs régions à l'ombre du recul des combattants de l'Armée Syrienne Libre devant l'extension du front Al-Nosra, sur lequel comptent les responsables turcs pour combattre les Kurdes dans l'avenir, à la suite notamment de l'appui assuré par l'Arabie aux Kurdes face à ce front, selon un accord conclu avec l'épouse de Talbani. Mais l'accord conclu entre la Russie et les États-Unis autour des armes chimiques et le recul de l'offensive américaine contre la Syrie, ont modifié la stratégie de l'Arabie. Cette dernière tout comme la Turquie, ont réactivé leur soutien au front Al-Nosra, créé à partir des Frères Musulmans.

Source : Al-Ahednews

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