Les groupes takfiris réussiront-ils à détruire le tissu social syrien?

Par Hussein Mortada
Quelque temps après le massacre perpétré par les rebelles syriens au rif nord de Lattaquié, où des civils innocents furent tués de sang-froid, le même scenario s’est reproduit dans les villages de Wadi-Nassara (vallée des chrétiens), au rif de Homs.
Le site géographique des villages de cette vallée, leur proximité de la côte, et des frontières libanaises, les ont exposés aux agressions des miliciens du groupe terroriste connu pour «Jund el-Cham», qui ont perpétré un massacre contre les civils.
Dans la nuit du samedi dernier, le 17 août, les miliciens de «Jund el-Cham» sont entrés dans la
vallée à partir du village el-Hosn. Leur premier objectif était le village de Nassra. Ils poursuivirent leur route dans les villages vers le monastère Saint-Georges, dans le village Machtaya, puis vers le village Nafaa.
Plusieurs civils, hommes femmes et enfants furent tués dans les rues, dans un massacre perpétré par les membres du groupuscule «Jund el-Cham», formé à majorité de Libanais et de certains Libyens du front Al-Nosra.
Ce groupuscule avait pris d’assaut le village el-Hosn, dont les habitants furent déplacés vers les villages du voisinage.
«Jund el-Cham» est dirigé par plusieurs commandants rebelles, dont, Khaled el-Mahmoud, surnommé «Abou Sleiman el-Mouhajer». Il est l’un des dirigeants libanais de l’organisation Fateh el-Isam.
Rappelons dans ce contexte, que l’armée libanaise avait arrêté cet homme dans le camp de Naher-el-Bared. Il fut incarcéré dans la prison de Roumieh.
Il s’est enfui de la prison un an et demi après le début de la crise syrienne et s’est rendu en Syrie, via Tel-Kalkh. Il s’est dirigé vers le village el-Hosn où il fut nommé «l’émir Abou Sleiman Mouhajer». Le cheikh libanais, Majed Zohbi, originaire de Akkar et résident à Tripoli, se trouve aussi à l’heure actuelle dans le village el-Hosn, à la suite de la mort de l’un des dirigeants du groupe, le Libanais Abou Abdel Rahman el-Riche, tué dans un accrochage avec l’armée syrienne.
Selon une source syrienne locale, le massacre perpétré par les miliciens de «Jund el-Cham» à Wadi-Nassara était une tentative du front Al-Nosra de couvrir ses pertes successives dans le rif nord de Lattaquié et la ville de Homs. Les rebelles et ceux qui les soutiennent, ont estimé que
cette région était un objectif facile, afin de relever le moral de leurs homologues dans le rif de Lattaquié et le rif de Homs.
A noter dans ce contexte, que les deux Libanais, Mohtassem el-Hassan et Hassan el-Hassan (membres du «Jund el-Cham»), avaient perpétré un attentat suicide près d’un barrage de l’armée syrienne à el-Hosn. Plusieurs autres attentats à l’explosif furent perpétrés dans la même région, dont récemment une attaque contre un bus. Une petite fille originaire du village Nassra, fut tuée dans l’attentat.
L’objectif du massacre a dépassé la dimension géostratégique des villages de Wadi-Nassara. Il visait à attiser les haines confessionnelles. Ceci était clair dans la teneur du communiqué dans lequel «Jund el-Cham» a revendiqué le massacre. Ce groupe a même promis de transformer Wadi-Nassara en vallée pour les Musulmans.
D’ailleurs, ce massacre n’est pas le premier en son genre, ayant pour objectif de provoquer un conflit confessionnel, sectaire et même ethnique. Un conflit visant à brouiller les cartes dans la région.
En effet, les dignitaires religieux musulmans et chrétiens, et les lieux de culte de différentes communautés religieuses ont été les cibles des groupes extrémistes takfiris, instigués par des services de renseignements régionaux, afin de détruire le tissu social syrien et de plonger la région toute entière dans une guerre confessionnelle.
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site
Quelque temps après le massacre perpétré par les rebelles syriens au rif nord de Lattaquié, où des civils innocents furent tués de sang-froid, le même scenario s’est reproduit dans les villages de Wadi-Nassara (vallée des chrétiens), au rif de Homs.
Le site géographique des villages de cette vallée, leur proximité de la côte, et des frontières libanaises, les ont exposés aux agressions des miliciens du groupe terroriste connu pour «Jund el-Cham», qui ont perpétré un massacre contre les civils.
Dans la nuit du samedi dernier, le 17 août, les miliciens de «Jund el-Cham» sont entrés dans la

Plusieurs civils, hommes femmes et enfants furent tués dans les rues, dans un massacre perpétré par les membres du groupuscule «Jund el-Cham», formé à majorité de Libanais et de certains Libyens du front Al-Nosra.
Ce groupuscule avait pris d’assaut le village el-Hosn, dont les habitants furent déplacés vers les villages du voisinage.
«Jund el-Cham» est dirigé par plusieurs commandants rebelles, dont, Khaled el-Mahmoud, surnommé «Abou Sleiman el-Mouhajer». Il est l’un des dirigeants libanais de l’organisation Fateh el-Isam.
Rappelons dans ce contexte, que l’armée libanaise avait arrêté cet homme dans le camp de Naher-el-Bared. Il fut incarcéré dans la prison de Roumieh.
Il s’est enfui de la prison un an et demi après le début de la crise syrienne et s’est rendu en Syrie, via Tel-Kalkh. Il s’est dirigé vers le village el-Hosn où il fut nommé «l’émir Abou Sleiman Mouhajer». Le cheikh libanais, Majed Zohbi, originaire de Akkar et résident à Tripoli, se trouve aussi à l’heure actuelle dans le village el-Hosn, à la suite de la mort de l’un des dirigeants du groupe, le Libanais Abou Abdel Rahman el-Riche, tué dans un accrochage avec l’armée syrienne.
Selon une source syrienne locale, le massacre perpétré par les miliciens de «Jund el-Cham» à Wadi-Nassara était une tentative du front Al-Nosra de couvrir ses pertes successives dans le rif nord de Lattaquié et la ville de Homs. Les rebelles et ceux qui les soutiennent, ont estimé que

A noter dans ce contexte, que les deux Libanais, Mohtassem el-Hassan et Hassan el-Hassan (membres du «Jund el-Cham»), avaient perpétré un attentat suicide près d’un barrage de l’armée syrienne à el-Hosn. Plusieurs autres attentats à l’explosif furent perpétrés dans la même région, dont récemment une attaque contre un bus. Une petite fille originaire du village Nassra, fut tuée dans l’attentat.
L’objectif du massacre a dépassé la dimension géostratégique des villages de Wadi-Nassara. Il visait à attiser les haines confessionnelles. Ceci était clair dans la teneur du communiqué dans lequel «Jund el-Cham» a revendiqué le massacre. Ce groupe a même promis de transformer Wadi-Nassara en vallée pour les Musulmans.
D’ailleurs, ce massacre n’est pas le premier en son genre, ayant pour objectif de provoquer un conflit confessionnel, sectaire et même ethnique. Un conflit visant à brouiller les cartes dans la région.
En effet, les dignitaires religieux musulmans et chrétiens, et les lieux de culte de différentes communautés religieuses ont été les cibles des groupes extrémistes takfiris, instigués par des services de renseignements régionaux, afin de détruire le tissu social syrien et de plonger la région toute entière dans une guerre confessionnelle.
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site