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L’opposition syrienne tente de nouveau de pousser l’Occident à intervenir en Syrie

L’opposition syrienne tente de nouveau de pousser l’Occident à intervenir en Syrie
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Le Quai d'Orsay s'est mobilisé après la circulation d'informations sur un massacre à l'arme chimique près de Damas. Le bureau du chef de la diplomatie française a annoncé dans un communiqué que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabuis, est entré en contact avec le président de la «Coalition de l'opposition syrienne», Ahmad al-Jarba. M. Fabuis a tenu, dans le communiqué, à faire état d'un appel téléphonique avec les instances concernées Conseil de sécurité, sans accuser directement aucune des parties belligérantes en Syrie d'être derrière le carnage.

Des sources parisiennes ont affirmé à Al-Ahednews que la diplomatie française étudie avec lesL’opposition syrienne tente de nouveau de pousser l’Occident à intervenir en Syrie Etats-Unis et la Grande-Bretagne la possibilité de déposer un projet de résolution au Conseil de sécurité qui condamne Damas et élargit le domaine d'action de la commission internationale qui enquête actuellement en Syrie sur l'utilisation d'armes chimiques pour couvrir la région de la Ghouta Est.

Selon ces sources, Washington s'est montrée réticente à la proposition, redoutant un veto russe. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki Moon, et le gouvernement syrien se sont entendus sur l'inspection de trois sites uniquement par la commission d'enquête internationale. Toute demande d' élargir son champ d'action risquerait de torpiller sa mission principale à Khan al-Assal.

Paris est irritée par l'embarras de Washington à l'égard du dossier syrien, révèlent les sources, ajoutant que le «Conseil National Syrien» (CNS) et la «Coalition de l'opposition syrienne», se sont plaints à maintes reprises auprès de la France de l'indulgence occidentale contre le régime syrien et le manque de sérieux dans le soutien de l'opposition.

Il est vraisemblable que Washington exclue le recours de l'armée syrienne à l'arme chimique au Rif de Damas, au temps où les inspecteurs internationaux se trouvent au nord du pays pour enquêter sur l'attaque à l'arme chimique à Khan al-Assal. De même, la déclaration de la porte-parole de la Maison Blanche qui n'a pas pointé du doigt le régime syrien reflète clairement cette position.

En accusant le régime syrien d'avoir fait usage de l'arme chimique, l'opposition syrienne cherche, selon les analyses, à profiter de la présence de la commission internationale afin de convaincre l'Occident d'intervenir militairement pour freiner les avancées des forces gouvernementales dans la région de Ghouta où les groupes armés de l'opposition essuient depuis plusieurs semaines de lourdes pertes. Cependant, toute opération militaire occidentale n'est pas envisageable vu l'opposition russe à un tel acte et la situation complexe sur le plan militaire et sur le terrain.

Source : Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site

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