Al-Nosra et l’ASL… conflit d’intérêts

Par Hussein Mortada
Dans le contexte des combats en cours sur la scène syrienne, les débuts d'un conflit ont émergé entre les soi-disant, front Al-Nosra et l'Armée syrienne Libre (ASL).
La puissance grandissante du front Al-Nosra sur le terrain, a suscité l'inquiétude de l'ASL. Cette dernière perçoit désormais un danger existentiel, à la suite notamment des tentatives d'Al-Nosra de pousser plusieurs brigades de l'ASL à la dissidence. Les membres du front considèrent l'ASL comme une force opposante pro-occidentale, non engagée dans l'Islam. Ce fait a placé cette formation dans la ligne de mire du front, qui représente une force islamique radicale, installée dans les zones rurales syriennes.
Homs fut le point de départ du conflit naissant, notamment dans les régions où se déployaient les membres de la brigade el-Farouk. Dans cette région, apparurent les prémices des dissidences. Des groupes opérant pour le compte d'Al-Nosra se sont formés dans le rif de Homs. Le conflit du pouvoir a débuté entre les deux formations.
Des accrochages ont éclaté entre des brigades de l'opposition et le front Al-Nosra à Homs et dans son rif. Plus tard, des peines de mort ont été émises par des tribunaux d'occasion contre des dirigeants de la brigade el-Farouk. Le front Al-Nosra a liquidé «Thaer Wakkas», un des commandants des rebelles à Sermine au rif d'Idlib. Cette exécution fut le début d'une série d'assassinats réciproques entre le front et l'ASL.
Puis, fut assassiné «Abou Harmala» ou le soi-disant responsable religieux d'Al-Nosra au rif de
Homs. Des médiations ont eu lieu entre les deux parties pour régler les différends et parvenir à une trêve temporaire.
Les informations relatives au conflit se sont propagées partout. Les partisans de l'ASL considéraient ceux d'Al-Nosra, comme ennemis de la révolution. Les rivalités se sont étendues vers Hama et son rif, passant par Alep où les accrochages se poursuivent, arrivant à Idlib, où le pouvoir du front et de ses homologues extrémistes s'accroit sur le terrain, dans plusieurs villages.
A la suite de la prise pour cible du commandant de l'ASL, Riad el-Assaad, les villes el-Mayadine et el-Mou Hassan à Deirezzor, furent la scène de mobilisation des combattants de l'ASL et du front. Les éléments des deux parties ont même perquisitionné les demeures des uns et des autres.
Nul ne peut ignorer que le conflit entre les deux parties, se déroule sur fond idéologique, auquel s'ajoute la question du pouvoir. Un fait qui a provoqué encore plus de clivage entre les rebelles, fragmentés sur le plan politique et militaire.
La trêve conçue entre les deux parties n'a guère duré. Le front Al-Nosra a poursuivi son soulèvement contre la soi-disant révolution syrienne et son aile militaire représentée par l'ASL. Le front Al-Nosra, une des branches d'Al-Qaïda, combattant sous la bannière de «l'Etat islamique en Irak et à Cham», a assassiné un des leaders de l'ASL, Kamal Hamami, dénommé Abou Bassir Ladkani, commandant des brigades «el-Ezz Ben Abdul Salam», durant son entretien avec des leaders du front dans une région du rif de Lattaquié.
Dans le contexte de ce conflit, des questions se posent sur le rôle des pays hostiles à la Syrie et soutenant la rébellion. Ce conflit s'inscrit-il dans le cadre des différends entre ces pays autour de leurs intérêts sur le territoire syrien? Et la mise en place de l'ASL n'était-elle pas à l'origine, une couverture pour le front Al-Nosra?
Source : Al-Ahed, traduit par l'équipe du site
Dans le contexte des combats en cours sur la scène syrienne, les débuts d'un conflit ont émergé entre les soi-disant, front Al-Nosra et l'Armée syrienne Libre (ASL).
La puissance grandissante du front Al-Nosra sur le terrain, a suscité l'inquiétude de l'ASL. Cette dernière perçoit désormais un danger existentiel, à la suite notamment des tentatives d'Al-Nosra de pousser plusieurs brigades de l'ASL à la dissidence. Les membres du front considèrent l'ASL comme une force opposante pro-occidentale, non engagée dans l'Islam. Ce fait a placé cette formation dans la ligne de mire du front, qui représente une force islamique radicale, installée dans les zones rurales syriennes.
Homs fut le point de départ du conflit naissant, notamment dans les régions où se déployaient les membres de la brigade el-Farouk. Dans cette région, apparurent les prémices des dissidences. Des groupes opérant pour le compte d'Al-Nosra se sont formés dans le rif de Homs. Le conflit du pouvoir a débuté entre les deux formations.
Des accrochages ont éclaté entre des brigades de l'opposition et le front Al-Nosra à Homs et dans son rif. Plus tard, des peines de mort ont été émises par des tribunaux d'occasion contre des dirigeants de la brigade el-Farouk. Le front Al-Nosra a liquidé «Thaer Wakkas», un des commandants des rebelles à Sermine au rif d'Idlib. Cette exécution fut le début d'une série d'assassinats réciproques entre le front et l'ASL.
Puis, fut assassiné «Abou Harmala» ou le soi-disant responsable religieux d'Al-Nosra au rif de

Les informations relatives au conflit se sont propagées partout. Les partisans de l'ASL considéraient ceux d'Al-Nosra, comme ennemis de la révolution. Les rivalités se sont étendues vers Hama et son rif, passant par Alep où les accrochages se poursuivent, arrivant à Idlib, où le pouvoir du front et de ses homologues extrémistes s'accroit sur le terrain, dans plusieurs villages.
A la suite de la prise pour cible du commandant de l'ASL, Riad el-Assaad, les villes el-Mayadine et el-Mou Hassan à Deirezzor, furent la scène de mobilisation des combattants de l'ASL et du front. Les éléments des deux parties ont même perquisitionné les demeures des uns et des autres.
Nul ne peut ignorer que le conflit entre les deux parties, se déroule sur fond idéologique, auquel s'ajoute la question du pouvoir. Un fait qui a provoqué encore plus de clivage entre les rebelles, fragmentés sur le plan politique et militaire.
La trêve conçue entre les deux parties n'a guère duré. Le front Al-Nosra a poursuivi son soulèvement contre la soi-disant révolution syrienne et son aile militaire représentée par l'ASL. Le front Al-Nosra, une des branches d'Al-Qaïda, combattant sous la bannière de «l'Etat islamique en Irak et à Cham», a assassiné un des leaders de l'ASL, Kamal Hamami, dénommé Abou Bassir Ladkani, commandant des brigades «el-Ezz Ben Abdul Salam», durant son entretien avec des leaders du front dans une région du rif de Lattaquié.
Dans le contexte de ce conflit, des questions se posent sur le rôle des pays hostiles à la Syrie et soutenant la rébellion. Ce conflit s'inscrit-il dans le cadre des différends entre ces pays autour de leurs intérêts sur le territoire syrien? Et la mise en place de l'ASL n'était-elle pas à l'origine, une couverture pour le front Al-Nosra?
Source : Al-Ahed, traduit par l'équipe du site