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Par Mahmoud Rayya

«L'option militaire ne réussira point». Ce fut le message délivré par le représentant de la Chine en Conseil de Sécurité lors de la réunion sur l'agression américaine contre la Syrie.

Le sommet Trump-Xi sur fond de la frappe américaine contre la Syrie

Dans quelle mesure ce message sera saisi et que signifie-t-il? Concerne-t-il ce qui a eu lieu ou ce qui pourrait avoir lieu en Syrie seulement ou s'étendra-t-il vers d'autres régions du monde, plus proches de la Chine?

Le président américain, Donald Trump, a choisi un timing suspicieux pour la frappe menée contre l'aéroport d’al-Chouayrat, en Syrie.

Il prenait le diner avec le président chinois Xi Jinping dans un complexe touristique en Floride, au moment où ses missiles visaient l'aéroport syrien. Est-ce un signe? Qu'a voulu dire Trump? Et qu'en est-il de la position de Xi? Quelle est la relation entre la frappe américaine contre la Syrie et les menaces de Trump contre la Corée du Nord?

Et que sera l'avenir de la situation dans la mer de Chine après  le chaos que tente Trump de provoquer dans le Moyen Orient et puis dans le monde entier?

Cependant, la question la plus importante réside dans les raisons de la réplique chinoise, assez froide, sur l'agression américaine contre la Syrie.

Le président de la Chine accordait une grande importance au sommet tenu avec son homologue américain, puisque ce sommet pourrait constituer une ouverture dans le mur des soupçons qui a marqué les relations des deux pays après l'élection de Trump et ses déclarations portant atteinte à deux constantes Chinoises:

- L'économie, par le discours du président américain sur «la violation», par la Chine, des États-Unis, par le biais de sa performance économique.

- L'unité de la Chine, par la tentative de mettre en doute   la politique de l'unité, lors des propos de Trump sur «l'indépendance» de Taiwan de la patrie mère, la Chine.

En effet, le président chinois aurait réussi à réaliser de grands exploits. C'est ce que montrent les déclarations des responsables américainset chinois, notamment sur le plan économique. Cependant, la question de Taiwan n'a pas été évoquée dans les déclarations publiques, comme si un accord tacite a été conclu entre les deux parties à l'égard de ce dossier délicat.

De fait, la question présente dans le spectacle fut celle relative à la Corée du nord, qui constitue le nœud dans les relations entre les deux parties.

A rappeler que l'administration de Trump presse la Chine pour clôturer  le dossier de la Corée du nord et exerce des pressions sur Pékin à ce propos, menaçant même de prendre des mesures unilatérales en cas du renoncement de la Chine à «ses obligations» dans ce dossier. Pour sa part, la Chine exprime des craintes contre toute action militaire dans la péninsule coréenne, estimant qu'un tel fait pourrait provoquer l'explosion de l'Est de l'Asie et aurait des retombées périlleuses  sur la Pékin.

C'est ainsi que ressort l'importance du message du représentant de la Chine en Conseil de Sécurité. «La méthode militaire ne réussira pas», a-t-il dit.

Ce message est une mise en garde adressée à Washington, l'avertissant contre une action militaire de grande envergure en Syrie et en Corée du nord, et même dans d'autres régions  plus importantes pour la Chine, comme la région  de la mer du  sud.

Dans ce contexte, on trouve la réponse à la question sur la raison de la réaction chinoise froide sur le raid agressif américain contre la Syrie: de fait, la Chine fait des calculs minutieux avant d'entreprendre des démarches. Ce pays ne veut pas gaspiller les acquis du sommet américano-chinois  par une position tendue contre la démarche américaine ayant visé un pays qui suscite son intérêt. Un pays en faveur duquel elle a opposé le veto à six reprises dans les six dernières années et serait même prête à l'opposer pour la septième  fois, prochainement. Mais la Chine se réserve une marge pour déterminer ses actions dans l'avenir, dans un monde en turbulence, marqué par la tendance américaine vers la force et par les calculs  intérieurs et extérieurs du président américain Donald Trump.

Certains analystes arabes et internationaux ont assimilé la frappe de Trump contre la Syrie, durant son entretien avec son homologue chinois, à une gifle assénée au président Xi.

Sur la scène chinoise, il n'y a pas une telle approche… il y a plutôt un mutisme à cet égard. Un mutisme beaucoup plus loquace que la parole. Comme si les responsables chinois disaient: nous avons saisi le message et nous l'examinons minutieusement. Quant à la riposte, elle sera tangible.

L'attitude froide de la Chine à l'égard de l'évènement significatif reflète une profonde inquiétude de la tournure que prennent les faits et une crainte de l'engagement de Washington dans un nouveau processus militaire dont les effets seront destructeurs sur le monde entier, y compris la Chine.

Source : Al-Ahed, traduit pat l’équipe du site

 

12-04-2017 | 10:27
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