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Par Akil Cheikh Hussein

Il était convenu que le président mexicain Enrique Peña Nieto arrive à Washington pour y rencontrer, le 31 janvier, son homologue étasunien, Doald Trump. Le 26 janvier, juste quatre jours avant le rendez-vous fixé, Trump a signé un décret pour poursuivre la construction d'un mur sur la frontière sud entre son pays et le Mexique. On sait qu’il avait fait de la construction de ce mur l’une des promesses phares de sa campagne présidentielle.

Mur de séparation entre les Etats-Unis et le Mexique: Un pas vers plus d’instabilité à Washington

Le président étasunien ne s’est pas contenté de prendre cette position à ce moment sensible. Il a ajouté plus de sensibilité aux relations ainsi devenues tendues entre les Etats-Unis et leur voisin mexicain, en claquant la porte au nez du président visiteur en écrivant sur Twitter qu’il serait mieux d'annuler la rencontre si le Mexique n'est pas prêt à payer le mur.

Malgré cet affront, il s’est apparu pendant un moment que le président mexicain voulait toujours se rendre à Washington. Il devait y avoir également des négociations sur l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre les présidents des trois pays membres, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Il a toutefois fini par annuler son voyage tout en affirmant que «le Mexique ne croit pas aux murs» et qu’il «ne payera pour aucun mur».

La réponse étasunienne qui n’a pas tardé à se faire entendre se voulait foudroyante : «Payez tout en étant consentants, sinon vous payerez malgré vous». C’était dit d’une manière indirecte lorsque le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a affirmé que le mur en question serait financé par une taxe de 20 % sur les produits en provenance du Mexique. Une telle taxe pourrait apporter quelques 10 milliards de dollars par an, ce qui suffit, d’après Spicer, «pour couvrir les frais annuels de la construction du mur».

C’est certainement un coup dur pour l’économie mexicaine puisque 80 % des exportations du Mexique sont destinées aux Etats-Unis. Et ceux qui ont pris la décision d’imposer cette taxe se sont sans doute considérés comme victorieux avant de se rendre compte qu’ils ont commis une énorme erreur que même les débutants en science économique ne se permettent nullement de commettre. En fait, la taxe sur les exportations mexicaines ne se paye pas par les Mexicains mais par les importateurs étasuniens, s’est-à-dire, en fin de compte, par les contribuables aux Etats-Unis !

C’est pour cela que le porte-parole de la Maison blanche a vite fait machine arrière sur ses propos en expliquant qu’il s’agissait seulement d’une «proposition parmi d’autres» et marquant ainsi l’une des premières défaites morales pour l’administration Trump.

L’idée du mur est, elle-même, une défaite morale, économique et politique pour les Etats-Unis : C’est une expression multidimensionnelle de la faillite, de l’hypocrisie, du vol et de la mystification parmi d’autres qualificatifs qui caractérisent le système économique du marché. Il s’agit de qualificatifs qui, au nom de la mondialisation et de la libre circulation des marchandises, des services et des personnes, donne à un pays puissant comme les Etats-Unis la liberté de s’introduire dans les autres pays et d’y installer ses entreprises, ses bases militaires, ses services de renseignement et ses valeurs alors, qu’en même temps, il ferme ses frontières aux pays qui refusent de s’incliner devant ses dictats.

Le mur de séparation en question a prouvé, dès son lancement en 2006, son échec total quant à son manque d’efficacité. Les migrants arrivent à le traverser grâce à des tunnels qu’ils ont construits en dessous de lui par centaines. De leur côté, les trafiquants le pénètrent en faisant passer par-dessus des marchandises qu’ils lancent au moyen de catapultes, de canons et mêmes de drones. Ils arrivent même à corrompre en les achetant les gardiens chargés de le contrôler.

Pourtant, et en dépit de cet échec, le nouveau président insiste, tout comme ses prédécesseurs, à vouloir poursuivre la construction du mur pour des buts «lucratifs» : Un poignet d’entrepreneurs, dont le président lui-même, comptent acquérir de bonnes parts des 25 milliards de dollars que coûtera la construction du mur.

A ne pas oublier la nature «raciste» que revêt la construction du mur sous le mandat de Trump : Après l’affront qui l’a fait au président mexicain, il justifie son projet en faisant un autre affront au peuple mexicain en disant sans détour que le Mexique envoie aux Etats-Unis «ses pires citoyens»  (criminels, trafiquants de drogue, violeurs…), sachant que cette migration qui est «la plus grande dans l’histoire de l’humanité» est, en premier lieu, économique et résultat direct des exigences illégitimes de l’économie libre. De plus, cette migration n’est pas uniquement mexicaine puisque beaucoup de migrants en provenance d’Amérique latine traversent les frontières mexicaines pour gagner les Etats-Unis.

Dans le cadre de ses politiques abusives, le président Trump a ouvert, depuis son investiture, il y a seulement quelques jours,  plus de dix fronts destinés à agresser les peuples dans les quatre coins du monde. Le front du mur constitue, plus que tous les autres, une menace pour la sécurité et la survie des Etats-Unis eux-mêmes : Il fait partie d’une guerre totale déclarée par Trump contre plus de 50 millions d’étasuniens d’origine hispanique qui se sentent menacés de devenir des victimes de la politique raciste des Etats-Unis.

Des politiques du genre que représentent les menaces proférées par Trump depuis avril 2015 selon lesquelles il compte couper l’argent envoyé au Mexique par les Mexicains vivant aux Etats-Unis.   

Source : French.alahednews      

      

04-02-2017 | 14:09
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