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La dernière bataille d'Alep, suivie de nombreuses trêves et de l’accord concernant l’évacuation des milices par des bus vert, a suscité de nombreuses interrogations et spéculations sur la stratégie adoptée par la Russie sur le terrain syrien et sur les tables de négociations. Les nombreux obstacles posés par les terroristes et ceux qui les dirigent concernant les derniers compromis, ont amené les experts à se demander sur la portée du rôle russe en Syrie, et si cette présence se limitait à imposer un équilibre entre les deux axes: la résistance et l'Amérique.

 Quelle est la vision politique et militaire russe en Syrie?

Après la dernière victoire à Alep, les Russes ont commencé à fournir des réponses aux interrogations citées. Selon une source bien informée, la dernière bataille d'Alep était le résultat d’une entente politique majeure entre les alliés, la Syrie, la Russie, l'Iran et le Hezbollah. Cette entente s’est reflétée sous forme d'une coordination et d'une interaction entre les composantes de cette alliance, à tous les niveaux politiques et militaires. L'importance de cette entente s’est reflétée dans la bataille d'Alep malgré toutes les difficultés, que ce soit sur le plan militaire ou politique.

Les Russes sont soucieux de montrer l'importance du rôle qu'ils jouent en Syrie dans tous ses aspects. La plus haute direction de l'administration russe affirme son rôle unificateur politique et militaire. Moscou a encadré ses efforts politiques par une couverture diplomatique lui permettant de maintenir le rythme des négociations. Cette couverture était visible au Conseil de sécurité des Nations unies, lorsque la Russie a opposé son veto face au projet de résolution français visant à imposer un cessez-le-feu à Alep avant la libération complète de la ville. Le ministère russe des Affaires étrangères tient à garder une présence permanente et active dans les instances internationales pour expliquer la position de la Russie sur la guerre en Syrie, et défendre cette position quand cela est nécessaire.

Les autorités russes refusent de réduire leur rôle à un simple équilibre de force entre les belligérants en Syrie. Ils affirment  être un allié primordial à l'Etat syrien et à son armée et soutiennent son droit à vaincre le terrorisme, un terrorisme qui menace l'existence et l'unité de la Syrie. Ils affirment que leur pays, suit une stratégie aux axes ouverts, en particulier avec les États-Unis (afin de ne pas perdre toute chance d'accord), en dépit de l'instabilité de la position américaine, et du non-respect américain de la plupart des accords conclus avec la Russie.

Moscou estime que la période actuelle nécessite le recours à des efforts politiques pour trouver des solutions et des initiatives humanitaires, même si elles sont unilatérales. Ceci explique le grand nombre de trêves proposées et qui sont restées sans réponse de la part des États-Unis, des milices et leurs patrons régionaux. Dans le même contexte, la diplomatie russe mène des négociations directes avec des représentants des groupes armés, sur le sol Turc en coordination avec le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan. La Russie garde les lignes de communication ouvertes avec les vrais acteurs sur le terrain en Syrie, cela s’applique également à la Turquie. Les Russes croient que le dialogue avec la Turquie d’Erdogan peut modifier la position turque sur la question syrienne, en particulier à ce stade dans lequel Erdogan souffre de l'absence de l'équilibre stratégique. Dans ce contexte, ils mettent en œuvre une entente à un niveau local avec les Turcs concernant leur rôle dans la zone frontalière dans la campagne nord d'Alep.

La Grande victoire à Alep a placé la guerre contre la Syrie devant deux possibilités: la restauration du processus politique, ou l'escalade de la guerre afin que les groupes terroristes et leurs parrains reprennent l’initiative sur le terrain après la défaite d'Alep.

La partie russe préfère évoquer les faits clairement, elle estime que ce qui a été réalisé à Alep profite à l'armée syrienne et des intérêts de ses alliés. Selon les Russes cette victoire a un impact négatif sur les groupes armés après avoir perdu une bataille cruciale dans la Grande Guerre menée contre la Syrie. Les résultats de cette défaite ont des répercussions directes sur la piste politique. L'attitude politique du gouvernement syrien à ce stade est plus forte que jamais, la possibilité de récolter les gains de cette victoire dans toutes les futures négociations politiques est plus que probable.

Les russes affirment que le timing de la victoire à Alep est parfait. Le timing est l'un des résultats de la coordination entre les alliés de la Syrie. Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite se voit en rétroversion de la scène syrienne en raison de la guerre menée contre le Yémen, ainsi que les crises politiques, économiques et sociales dont souffre le Royaume. La France est également prise par les élections primaires dans lesquelles la droite centrale remporte le coup, ainsi que la réticence du président François Hollande de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle. Alors que la Turquie et préoccupé par ses crises internes, en plus de sa tendance vers une compréhension mutuelle avec la Russie en ce qui concerne la Syrie.

Tout ce qui précède n’induit pas que la guerre contre la Syrie est déjà terminée. Mais un nouveau chapitre, dans lequel l'Etat syrien avec son armée et ses institutions ont la main mise, a déjà commencé. Après la défaite des groupes armés dans la bataille stratégique d'Alep, difficile à compenser, l'option de la «réconciliation» dans la plupart des zones chaudes de la Syrie est devenue la plus probable. L'Etat syrien développe la phase post-Alep et étudie les plans nécessaires, en ce qui concerne Hama, Homs ou même plus au sud, où le front avec l'ennemi israélien est toujours un lieu de surveillance et d’observation.

Source : french.alahednews

27-12-2016 | 13:45
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