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Protestations en Tunisie contre le recrutement des jeunes pour combattre en Syrie

Protestations en Tunisie contre le recrutement des jeunes pour combattre en Syrie
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Rawaa Qassem -Tunisie

L'affaire des Tunisiens combattant en Syrie auprès de la soi-disant Armée syrienne libre ou des organisations fondamentalistes prônant la pensée d'Al-Qaïda, suscite toujours les polémiques.


Les médias tunisiens ne cessent d'évoquer les jeunes, induits en erreur par les cheikhs et les prêcheurs tunisiens, égyptiens ou en provenance du Golfe. Ces derniers qui arrivent en Tunisie à l'invitation d'organisations proches de certaines parties au pouvoir.

Une campagne féroce est lancée à l'heure actuelle contre ces prêcheurs, par les médias d'une part et la société civile de l'autre part, ce qui a poussé certains de ces dignitaires à reporter leur visite en Tunisie, en attendant un climat plus propice.

Les familles des jeunes recrutés pour combattre en Syrie ont formé une association etProtestations en Tunisie contre le recrutement des jeunes pour combattre en Syrie organisé une manifestation devant le siège du Conseil national constitutif, réclamant de faire cesser l'effusion de sang et condamnant le laxisme gouvernemental à cet égard.
Ils ont appelé les autorités à déployer des efforts pour révéler le sort de leurs fils.

Ces mouvements de protestation ont attiré l'attention des médias locaux et étrangers en Tunisie, lesquels ont renforcé leur présence à la suite de la chute du régime de Ben Ali.

Ils ont de même attiré l'attention des députés tunisiens qui ont exprimé leur solidarité avec les protestataires et leur disposition à fournir plus d'efforts dans le contexte de l'affaire. Certains ont promis de tenter de contacter les autorités syriennes pour s'enquérir du sort des Tunisiens disparus et rapatrier les détenus, afin qu'ils soient jugés devant des tribunaux tunisiens ou pour y purger leur peine s'ils étaient déjà jugés.

En l'absence de tout rôle effectif du gouvernement, des médias tunisiens qualifiés par les partisans du pouvoir de «médias de la honte», ont envoyé des correspondants en Syrie, où ils ont rencontré des détenus tunisiens et libyens et révélé le sort d'autres. L'opinion publique tunisienne a alors constaté que les jeunes ressortissants étaient en bonne santé et s'étaient prononcé librement sur leurs convictions opposées à celles des autorités syriennes, sans craindre les représailles. Un fait qui contredit les informations véhiculées sur des opérations d'intimidation et de torture exercées contre les détenus.

Un de ces programmes télévisés, a adressé des critiques acerbes au gouvernement tunisien et au président Marzouki, pour s'être empressés de couper les relations diplomatiques avec la Syrie, ce qui entravé toute coopération entre les deux pays sur l'affaire, sachant que ces derniers entreprenaient d'excellentes relations dans le passé, dans différents domaines, politiques, économiques, éducatifs et de la santé.

Le gouvernement a en outre été critiqué pour l'absence de tout diplomate auprès de l'ambassade tunisienne à Beyrouth, pour suivre les intérêts des expatriés tunisiens en Syrie, comptant un grand nombre de personnes résidants en Syrie depuis des décennies. Parmi ceux-là, certains ont besoin de renouveler leurs passeports ou de cartes d'identitéProtestations en Tunisie contre le recrutement des jeunes pour combattre en Syrie pour renouveler leur permis de résidence sur le territoire syrien. On rapporte même que certains Tunisiens craignent de quitter leurs maisons de peur d'être comptés parmi les combattants affluant au pays. Ces complications confirment que la décision relative à la rupture des relations diplomatiques était inadéquate et reflétait le manque d'expérience chez les nouveaux gouverneurs de la Tunisie.

À signaler que le gouvernement tunisien a répondu à ces critiques en augmentant le nombre du personnel de l'ambassade à Beyrouth, ce qui a confirmé le grand impact des medias sur l'opinion publique, dans la période de post-révolution.

Le nouveau ministre de l'Intérieur, Loutfi Ben Jeddo, a déclaré à un quotidien tunisien que son ministère déploiera des efforts supplémentaires pour démanteler les réseaux qui recrutent les Tunisiens combattant en Syrie. Il a dans le même contexte affirmé que la police judiciaire en avait déjà arrêté quelques-uns, qui seront prochainement poursuivis en justice.

Il a enfin expliqué que deux catégories de ces réseaux sont actives en Tunisie : les unes qui considèrent, par idéologie, que le combat en Syrie était du «jihad» et d'autres qui agissent pour des buts lucratifs.

Source : Alahednews, traduit par : moqawama.org

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