Les martyrs de l’armée libanaise à Ersal s’y étaient suicidés!!!

Mona Thini
La présidente de la cour de cassation militaire, Alice Chabtini, a cassé la décision émise par le juge d'instruction militaire, Fadi Sawwan, qui avait refusé la remise en liberté de Fadi Houjairi, détenu dans l'affaire de l'attentat contre l'armée à Ersal.
La juge a décidé de libérer le détenu sous caution, estimée à un million de Livres libanaises. Une décision surprenante, surtout que l'affaire concerne le prestige de l'institution militaire et le sang des militaires qui ont consenti le martyre.
Mais sachant le parcours de madame Chabtini, sa démarche devient ordinaire,
puisqu'elle avait déjà autorisé la libération de plusieurs espions opérant pour le compte de l'ennemi israélien, dont Charbel Kazzi, le technicien des télécommunications ayant fourni des renseignements aux sionistes, notamment durant la guerre de juillet 2006.
La juge Chabtini semble déterminée à libérer tous ceux qui avaient participé à l'agression contre l'armée libanaise à Ersal.
En effet, Fadi Houjeiri, n'est pas le premier détenu qu'elle décide de libérer et ne sera pas le dernier, comme le prévoit un haut responsable militaire, bien informé sur les détails de l'affaire d'Ersal.
«Le problème réside-t-il dans les juges qui enquêtent sur l'affaire ou dans leurs dossiers qui comprendraient des lacunes permettant à la juge Chabtini de les exploiter?», s'interroge le haut responsable militaire.
Ces questions ne mettent pas en doute la performance du pouvoir judiciaire auquel tiennent les autorités militaires, mais le responsable militaire interviewé par Al-Ahednews souligne la nécessité du suivi des détails judicaires précités par des avocats spécialistes pour y faire lumière.
Selon les informations, l'implication du détenu Houjeiri dans l'attentat d'Ersal était
prouvée. Sur ce, le responsable exprime son mécontentement à l'égard de la démarche de la présidente de la cour de cassation. «En fin de compte, on pourrait en déduire que les militaires martyrs s'étaient suicidés à Ersal », s'est-il indigné. Il a rappelé dans ce contexte que chaque fois qu'un suspect est arrêté dans le cadre de l'affaire, il est libéré, avec indulgence, par la justice militaire.
Un fait qui se répète dans d'autres affaires, comme celles relatives à l'arrestation de trafiquants d'armes vers la Syrie ou de terroristes.
La source militaire révèle à Al-Ahednews que les enquêtes menées sur le Libanais, Mohammad Nayef Rayed, arrêté depuis quelques jours dans la Bekaa du nord, a montré qu'il transportait des armes à destination d'Ersal et puis aux rebelles syriens.
L'enquête a de même montré que ce dernier était impliqué dans l'attentat perpétré contre une patrouille de l'armée libanaise, à Ersal.
Le responsable précise que les principaux accusés ont fui vers les zones syriennes frontalières, affirmant par contre qu'ils seront poursuivis jusqu'au bout pour qu'ils soient traduits en justice.
Les frontières libano-syriennes
Sur un autre plan, le responsable militaire haut placé évoque les tensions de sécurité aux frontières nord-est avec la Syrie. Selon ses propos, les roquettes tirées par les rebelles vers des quartiers résidentiels libanais furent un développement dangereux.
Quelle serait la solution?
«La solution ne consiste pas à augmenter les effectifs de l'armée dans les régions frontalières, ou même de l'y déployer, puisqu'une telle démarche n'empêchera pas les rebelles de lancer leurs roquettes vers le territoire libanais», affirme-t-il.
Et d'ajouter : «L'armée pourrait riposter aux sources du feu, ce qui entrainerait une implication du Liban officiel dans le conflit syrien. Elle pourrait, en outre, contrôler les sources du feu. Mais ce fait signifie qu'elle devrait franchir les frontières syriennes, ce qui est hors question».
«Sur ce, la seule solution incombe à l'armée syrienne, dans la mesure où elle remporterait la bataille dans les zones frontalières adjacentes au Liban», a conclu le responsable militaire à Alhednews.
Source : Alahednews, traduit par : moqawama.org
La présidente de la cour de cassation militaire, Alice Chabtini, a cassé la décision émise par le juge d'instruction militaire, Fadi Sawwan, qui avait refusé la remise en liberté de Fadi Houjairi, détenu dans l'affaire de l'attentat contre l'armée à Ersal.
La juge a décidé de libérer le détenu sous caution, estimée à un million de Livres libanaises. Une décision surprenante, surtout que l'affaire concerne le prestige de l'institution militaire et le sang des militaires qui ont consenti le martyre.
Mais sachant le parcours de madame Chabtini, sa démarche devient ordinaire,

La juge Chabtini semble déterminée à libérer tous ceux qui avaient participé à l'agression contre l'armée libanaise à Ersal.
En effet, Fadi Houjeiri, n'est pas le premier détenu qu'elle décide de libérer et ne sera pas le dernier, comme le prévoit un haut responsable militaire, bien informé sur les détails de l'affaire d'Ersal.
«Le problème réside-t-il dans les juges qui enquêtent sur l'affaire ou dans leurs dossiers qui comprendraient des lacunes permettant à la juge Chabtini de les exploiter?», s'interroge le haut responsable militaire.
Ces questions ne mettent pas en doute la performance du pouvoir judiciaire auquel tiennent les autorités militaires, mais le responsable militaire interviewé par Al-Ahednews souligne la nécessité du suivi des détails judicaires précités par des avocats spécialistes pour y faire lumière.
Selon les informations, l'implication du détenu Houjeiri dans l'attentat d'Ersal était

Un fait qui se répète dans d'autres affaires, comme celles relatives à l'arrestation de trafiquants d'armes vers la Syrie ou de terroristes.
La source militaire révèle à Al-Ahednews que les enquêtes menées sur le Libanais, Mohammad Nayef Rayed, arrêté depuis quelques jours dans la Bekaa du nord, a montré qu'il transportait des armes à destination d'Ersal et puis aux rebelles syriens.
L'enquête a de même montré que ce dernier était impliqué dans l'attentat perpétré contre une patrouille de l'armée libanaise, à Ersal.
Le responsable précise que les principaux accusés ont fui vers les zones syriennes frontalières, affirmant par contre qu'ils seront poursuivis jusqu'au bout pour qu'ils soient traduits en justice.
Les frontières libano-syriennes
Sur un autre plan, le responsable militaire haut placé évoque les tensions de sécurité aux frontières nord-est avec la Syrie. Selon ses propos, les roquettes tirées par les rebelles vers des quartiers résidentiels libanais furent un développement dangereux.
Quelle serait la solution?
«La solution ne consiste pas à augmenter les effectifs de l'armée dans les régions frontalières, ou même de l'y déployer, puisqu'une telle démarche n'empêchera pas les rebelles de lancer leurs roquettes vers le territoire libanais», affirme-t-il.
Et d'ajouter : «L'armée pourrait riposter aux sources du feu, ce qui entrainerait une implication du Liban officiel dans le conflit syrien. Elle pourrait, en outre, contrôler les sources du feu. Mais ce fait signifie qu'elle devrait franchir les frontières syriennes, ce qui est hors question».
«Sur ce, la seule solution incombe à l'armée syrienne, dans la mesure où elle remporterait la bataille dans les zones frontalières adjacentes au Liban», a conclu le responsable militaire à Alhednews.
Source : Alahednews, traduit par : moqawama.org
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