Washington rejette le plan égyptien pour Gaza, jugé insuffisant

Par AlAhed avec agences
Le Département d'État américain a déclaré jeudi que le plan présenté cette semaine par les pays arabes pour Gaza ne correspond pas aux attentes fixées par le président Donald Trump, marquant une divergence d'approche entre Washington et Le Caire concernant l'avenir de l'enclave palestinienne.
«Ce plan ne remplit pas les exigences, la nature de ce que le président Trump demandait», a affirmé la porte-parole du Département d'État, Tammy Bruce, lors d'un point presse. «Il ne répond pas aux attentes», a-t-elle ajouté.
La Chine a pris la position inverse. Elle soutient le plan arabe.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré rejeter le projet de Donald Trump pour Gaza ce vendredi auprès de l’agence de presse Xinhua. «La Chine soutient le plan égyptien, Gaza appartient aux Palestiniens et fait partie intégrante du territoire palestinien», ajoutant également que tout changement de statut pour Gaza ne ferait que créer un «nouveau chaos».
Les pays arabes rejettent le projet de Riviera à Gaza
Réunis au Caire ce mardi, les dirigeants arabes ont adoubé un plan présenté par l’Egypte qui consiste à reconstruire Gaza en 5 ans pour une somme de 53 milliards de dollars. Ce plan permet aussi de maintenir les Gazaouis sur leur terre.
Ce plan prévoit également le départ du Hamas et le retour de l’Autorité palestinienne comme autorité de gestion de l’enclave.
Les pays de la région ont tous rejeté le plan de Donald Trump qui consistait à expulser les 2,4 millions de Gazaouis vers l'Egypte et la Jordanie pour construire une «Riviera du Moyen-Orient».
Des négociations à l’arrêt
Parallèlement, les négociations sur la phase 2 du cessez-le-feu sont bloquées. «Israël» souhaite une prolongation de la phase 1 du cessez-le-feu. Pour faire pression sur le Hamas qui demande que le calendrier de négociations soit respecté, le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu a menacé de couper eau et électricité à Gaza et a menacé de renvoyer ses troupes dans l’enclave.
«Israël» a déjà stoppé l’entrée de toute aide humanitaire à Gaza dimanche dernier au moment où la phase 1 du cessez-le-feu se terminait.
Ce vendredi, des experts des Nations unies se sont alarmés du blocus imposé sur l’aide humanitaire par «Israël», ce qui revient dans les faits à utiliser la famine comme une arme de guerre. Ils ont rappelé qu’une telle pratique est illégale selon le droit international, et qu’en reprenant les bombardements et le siège de l’enclave palestinienne, «Israël» a d’une manière unilatérale changé les conditions signées dans l’accord de cessez-le-feu.