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Discours du secrétaire général du Hezbollah à l’occasion de l’ouverture du salon «Ma terre» organisé par Jihad al Binaa

Discours du secrétaire général du Hezbollah à l’occasion de l’ouverture du salon «Ma terre» organisé par Jihad al Binaa
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Au nom de Dieu

Je voudrais commencer par vous souhaiter à tous la bienvenue. Lorsque, il y a quelques semaines, les sœurs et les frères ont préparé ce salon, ce n’était pas encore clair  si les négociations indirectes sur la ligne des frontières maritimes aboutiraient à un résultat définitif ou non.  Il se trouve donc que le jour de l’inauguration de ce salon coïncide avec l’aboutissement des négociations.

Il est aussi normal que des événements importants se produisent  ces jours-ci et au cours de ces semaines qui exigent de nous des commentaires ou des positions. Mais l’occasion d’aujourd’hui ne supporte pas que je parle trop longtemps et que j’entre dans les détails de ces développements sensibles et importants. Je vais donc me contenter d’évoquer rapidement certains points avant de me consacrer à l’occasion qui nous réunit aujourd’hui.

Je voudrais d’abord évoquer l’odieux massacre  réalisé par «Daech» dans la ville de Chiraz au sein de la République islamique d’Iran.  Un individu ou plusieurs  qui sont apparus membres de cette organisation barbare ont attaqué le mausolée de sayyed Ahmed le fils de l’imam Moussa al Kazem et ils ont tiré de sang froid sur la foule faisant des dizaines de victimes parmi les visiteurs, des femmes, des hommes et des enfants.

Face à cette tragédie, nous présentons à l’imam sayed Khamenei et aux frères responsables au sein de la République islamique ainsi qu’à tout le peuple iranien patient, ainsi qu’aux familles des martyrs, nos plus sincères condoléances. Nous souhaitons  aux blessés une guérison rapide et aux familles éplorées, la patience.

Ce crime odieux devrait être une cause pour pousser à plus de vigilance et de perspicacité au niveau des peuples de la région, en tête le peuple iranien résistant et révolutionnaire qui fait actuellement face à un complot dangereux. Cette tragédie doit être une cause supplémentaire pour que ce peuple fasse preuve d’encore plus de vigilance et de perspicacité au sujet de la réalité  de ce groupe terroriste qui prétend  appartenir à l’islam. Il faut être plus conscient de sa pensée barbare et criminelle et en même temps être encore plus sûr de ceux qui se tiennent derrière ces groupes et les utilisent pour atteindre des objectifs maudits, j’entends par là l’administration américaine et les celles qui se sont succédé aux Etats-Unis.

Nous savons tous que ceux qui ont assuré  les déplacements de nombreux chefs de «Daech», après leur échec en Syrie et en Irak vers l’Afghanistan. Ce pays est devenu une nouvelle base de «Daech» qui vise l’intérieur afghan. Nous avons vu les attaques suicides à Kaboul et à Mazar el Chérif qui ont visé  les chiites et les sunnites, les mosquées, les écoles secondaires et autres. La dernière attaque a visé une école pour les filles qui préparaient des examens officiels et elle a provoqué une véritable tragédie. En tout cas, après avoir sévi en Syrie et en Irak et y avoir semé la mort, «Daech» a désormais un nouveau rôle en Afghanistan.

La première cible de cette activité  c’est le peuple afghan ainsi que la République islamique d’Iran et les Etats voisins. Il faut donc être plus vigilant et poursuivre sur la même voie des efforts déjà accomplis  au cours des années précédentes.

Aujourd’hui, nous évoquons les martyrs, les moudjahidin, les blessés au niveau des armées de la région, des mouvements de résistance, des factions de la résistance et des mouvements populaires, des volontaires et des gouvernements en Syrie, en Irak, au Liban et dans la région, dont la République islamique était le véritable soutien et le principal appui.

Nous devons aussi évoquer l’importance des efforts accomplis par les chefs martyrs en tête hajj Kassem Souleimani, hajj Abou Mehdi al Mouhandes, le chef martyr Moustafa Badreddine et bien d’autres qui sont tombés  dans toutes les scènes. Sans eux, ce qui s’est passé à Chiraz aurait pu se passer dans toutes les villes iraniennes et aurait pu se poursuivre en Irak, en Syrie, au Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth en particulier, comme cela se passe encore en Afghanistan, au Nigéria et dans d’autres endroits de la planète.

La perspicacité est aujourd’hui requise pour faire face à ce danger. Il est aujourd’hui de mon devoir de m’adresser au peuple iranien qui m’est cher pour lui dire ceci : Soyez sûrs  que ceux qui manipulent les émeutes dans la rue dans telle ou telle autre ville d’Iran aujourd’hui sont les mêmes qui ont envoyé les tueurs à Chiraz  pour accomplir le massacre et les  mêmes qui envoient des tueurs à Zahdane pour attaquer les Gardiens de la Révolutions et les sièges étatiques. Il y a donc une même partie qui dirige tous ces événements et une chambre noire  menée par les Etats-Unis et tous ceux qui évoluent dans leur orbite et se font appeler des parties de l’opposition. En réalité, ces parties ne sont que des instruments, de sales instruments dirigés par le Grand Démon  qui vise, à travers eux le régime islamique résistant, indépendant et libre qui existe en Iran et qui constitue un grand espoir pour tous les peuples de la région et pour les opprimés dans le monde.

Le second point  que je développerai prochainement consiste à saluer les résistants héroïques  en Cisjordanie et à Jérusalem, à Naplouse, à Jénine, au camp de Chaafate et dans les autres camps et localités. Je voudrais saluer les âmes des martyrs, ces héros qui ont donné leur sang. En tête, je dois évoquer Oudaï al Tamimi qui est devenu le symbole  du courage, de la noblesse, de la solidité, de la détermination et de la vision. Il est devenu un symbole pour toute une génération de jeunes, cette génération qui fera la victoire définitive et décisive en Palestine inchallah.

Je voudrais encore rendre hommage  à « Aarine al Oussoud (l’antre des lions) et à l’unité de Jénine et à tous leurs frères en Cisjordanie, à Gaza et dans les territoires de 48, en Palestine et en dehors d’elle.

Ces héros ébranlent  depuis quelques semaines l’entité ennemie. Qu’est-ce que cela signifie lorsque certains responsables israéliens (je dis bien certains), peut-être même le ministre de la Guerre, disent que la moitié de l’armée israélienne est actuellement postée en Cisjordanie. En réalité, elle est postée au Nord de la Cisjordanie car jusqu’à présent, les affrontements sont limités à cette zone.

C’est un indice important dans la confrontation. Pour faire face à ces héros dont le nombre est relativement limité, ainsi que les moyens, il faut mobiliser la moitié de l’armée israélienne. Les héros sont peu  nombreux mais leur moral est très élevé.

Si contre ceux-là, l’ennemi a besoin de mobiliser la moitié de son armée, que serait-ce si les affrontements étaient plus élargis ?

En tout cas, ce qui se passe, dessine les contours  d’un nouveau processus, porteur de grands espoirs  pour changer les équations en faveur du peuple palestinien et pour arriver à la grande victoire définitive, inchallah.

Le troisième sujet  porte sur l’accord sur les frontières maritimes.

Il faudra sans doute que je m’étende sur ce sujet qui a commencé avant l’accord. Celui-ci n’est que le résultat. Mais le processus  a commencé il y a quelques mois, le Liban s’est lancé dans l’aventure. Tout a commencé lorsqu’il a été dit que le navire s’approche de Karish pour commencer à extraire le pétrole et le gaz. Les négociations avaient déjà commencé, mais cela leur a donné un push.

Au niveau de la position de l’Etat, du peuple et de la résistance, il s’agissait  d’une expérience importante et dense qui mérite qu’on s’y arrête, sur l’expérience elle-même et sur ses résultats. Cela exige des propos détaillés mais nous n’avons pas le temps aujourd’hui.  C’est pourquoi j’en parlerai samedi si vous le voulez bien.  Ce sujet exige près d’une heure pour que j’en parle dans les détails. Je donne donc rendez-vous à ceux qui veulent connaître la position détaillée du Hezbollah sur ce sujet et évaluer les résultats et les conséquences, samedi à 20H30.

Mais pour que le sujet ne soit pas occulté, je ferai deux commentaires rapides. En principe, les formalités de signature des documents à Naqoura devraient être en train de se terminer à cet instant précis. A ce moment-là, le Liban aura tourné une page. Concernant la résistance et la mission qu’elle s’était fixée, elle pourra considérer que celle-ci est achevée. Par conséquent, toutes les mesures, la mobilisation exceptionnelle que la résistance avait décrétées  depuis plusieurs mois seront terminées. Je m’adresse donc à tous les frères qui ont veillé les nuits et travaillé de jour comme de nuit, les moudjahidines pour les remercier. Je leur dis : la mission a été accomplie. Merci.

Le second point c’est que nous, au Hezbollah, nous considérons que ce qui s’est passé, du début jusqu’à la fin, jusqu’aux résultats, est une grande victoire, une très grande victoire pour le Liban, l’Etat, le peuple et la résistance. Ce qui s’est passé porte des indications très importantes et a des résultats très importants que nous évoquerons plus longuement samedi inchallah.

Le troisième point est le suivant : certaines critiques qui ont été formulées depuis le début des négociations, tout le monde sait qu’au Liban, il y a des opinions différentes, mais certains problèmes soulevés restent incompréhensibles. Je vais même lancer une boutade (même si j’ai hésité avant de la faire), mais il semble que certaines personnes ont été si choquées et surpris par ce qui s’est passé (vous savez que certains affirmaient que cet accord n’aura pas lieu, car les Israéliens ne cèderont pas et la résistance ne fera rien) qu’elles ont commencé à dire n’importe quoi. Le choc a été si important qu’ils en ont perdu la boule. A ceux-là, je ne m’adresserai pas samedi. Je compte parler à ceux qui ont avancé des arguments sérieux. Il faut discuter avec eux car leur opinion est respectable. Nous devons tenir compte de leurs remarques et leur répondre. Mais les autres, ceux que la haine aveugle, que pouvons-nous faire pour eux ? Même si nous leur expliquons les faits, et si nous leur présentons des documents, cela ne changera rien. Ils n’écouteront même pas.

Aujourd’hui, ceux qui parlent de normalisation se trompent. Ces propos n’ont pas lieu d’être car ils ne reposent sur aucun fondement. Tous ceux qui accusent l’Etat, les responsables libanais de normaliser les relations avec l’ennemi, tout en affirmant que la résistance appuie une telle normalisation se trompent. Ils ont tout faux. Car lorsque le président signe un document remis par le médiateur américain, il ne s’agit d’abord pas d’un traité international. Il s’agit d’une lettre qui parle d’un accord  sur les frontières adressée au Liban et que celui-ci a signé. Nous sommes d’accord avec le contenu. La délégation libanaise va à Naqoura et là-bas, il n’y a ni négociation, ni rien de ce genre. Ce qui s’est passé, depuis le premier jour, ce sont des négociations indirectes. Les Israéliens vont aussi signer un document séparé. Les deux délégations ne se sont jamais rencontrées face à face, sous un même toit. Les Libanais et les Israéliens ont signé des documents séparés qui ont été remis aux Etats-Unis et qui seront déposés aux Nations Unies. Le document que conservera le Liban ne portera pas la signature des Israéliens. Il y a aussi un autre élément de forme qui apparaîtra ultérieurement dans les nouvelles. Il faut préciser que les responsables libanais étaient très stricts  sur la forme et au sujet de tous les détails pour justement ne pas donner la moindre impression de normalisation. Le document signé par le président de la République  et qui sera notifié dans la forme à Naqoura  n’est pas un traité international, ni une reconnaissance d’«Israël» ni une normalisation avec les Israéliens. Les Libanais devraient à ce propos écouter ce que disent les Israéliens qui reconnaissent qu’il n’y a aucune garantie sécuritaire, ni aucun arrangement sécuritaire. En général, s’il y a normalisation, il y a forcément des arrangements sécuritaires. Ce n’est pas le cas et inchallah les détails seront donnés ultérieurement.

Aujourd’hui, le Liban a donc réalisé une étape importante de son histoire qui le placera face à une nouvelle phase.

Concernant la vague de choléra, je voudrais rappeler que selon la composition des gouvernements, les ministres sont en général appuyés par des parties politiques. D’une certaine façon, le ministère de la Santé sous le précédent gouvernement était appuyé par le Hezbollah. En pleine pandémie du COVID 19, le Hezbollah avait donc mis tous ses moyens matériels et humains, ses médecins, ses infirmiers et infirmières et tous ses frères et sœurs  au service du ministère. Vous avez tous vu l’effort énorme qui a été accompli dans ce domaine. Aujourd’hui, face à la menace du choléra, la situation n’est guère différente. Même si le ministre actuel appartient à un autre courant. Mais il s’agit d’une question nationale, humaine et morale. Les frères sont donc entrés en contact  et ont commencé à agir depuis un certain temps. Ils n’ont pas attendu que j’en parle ce soir. Ils ont donc commencé à agir car la menace pèse sur tout le Liban, les Libanais et les résidents sur le sol libanais qu’ils soient des déplacés ou des réfugiés, des arabes ou des étrangers. J’annonce donc aujourd’hui que le Hezbollah, avec tous ses moyens, ses institutions sanitaires ou autres se met au service du ministère de la Santé. Nous sommes prêts à l’aider pour faire face à cette crise.

Concernant l’exposition «Ma terre», lorsque nous avons commencé à y travailler en août 2007 (Nous avons vu la photo il y a quelques instants), nous étions encore jeunes. En tout cas, il s’agit d’un effort béni effectué par l’institution Jihad al Binaa dans le cadre de programmes  spécialisés dans le domaine de l’agriculture, des services et celui du développement. Si nous devons qualifier cette exposition, nous pouvons dire qu’il s’agit d’une tentative d’aider. Qui ? Les familles qui produisent qu’il s’agisse de produits agricoles ou industriels, que cette foire peut contribuer à écouler. On parle en particulier d’industries agricoles ou de travaux d’artisanat. Cette exposition est destinée à assurer des marchés, même modestes, à ces produits, pour que ceux qui les fabriquent puissent les vendre. C’est cela l’identité et l’objectif de cette exposition. C’est l’idée qui a commencé à se concrétiser en 2007 et pour laquelle nous avions commencé à travailler avant cette date. Il s’agit de réduire les intermédiaires entre le producteur et le consommateur. L’exposition offre des services dans plusieurs directions, d’abord pour les familles qui produisent ensuite pour les consommateurs. Je le sais parce que j’observe ce qui se passe, non seulement dans l’exposition centrale mais aussi dans les régions entre les producteurs qui attendent  et n’ont pas de marché pour écouler leurs produits et entre les consommateurs qui n’ont pas facilement accès à ces produits. Il s’agit aussi de les proposer à des prix raisonnables, conséquents avec la situation sociale actuelle. Il s’agit aussi d’encourager les familles à produire car en voyant que les produits sont écoulés et appréciés cela les encourage à produire encore plus. A cet égard, les coopératives sont utiles. Je reviendrai sur ce sujet ultérieurement. Nous voulons donc encourager les familles à produire et lorsqu’elles le font, cela peut ouvrir la voie aux bénéfices et à une vie plus digne. Je vous le dis, c’est même une affaire religieuse, car Dieu aime les paysans, ceux qui font des efforts pour nourrir leurs familles, ceux qui travaillent et gagnent leur vie et celles de leurs familles à la sueur de leurs fronts. Dans l’histoire religieuse, il y a des Prophètes qui ont fait des travaux manuels  comme Daoud, et d’autres, certains étaient des agriculteurs, d’autres des bergers et cela augmente notre fierté. D’ailleurs, dans la culture religieuse, il est question de peuple qui produit, qui travaille et qui agit. Alors que la paresse et l’inaction ne sont pas seulement en contradiction avec la nature humaine, mais aussi avec l’appartenance religieuse. Par contre, le travailleur est loué et traité comme le moujahed pour Dieu. A la base, il y a donc le travail et la production. Même les aides financières et matérielles sont une exception. Elles doivent être données à ceux qui ne peuvent pas travailler, aux malades ou encore à ceux qui veulent travailler mais ne trouvent pas d’emplois, aux personnes âgées et aux enfants. C’est pourquoi dans notre religion, le crédit est préférable à l’aumône. Cela peut surprendre certains qui croient que lorsqu’on vient demander 1000 dollars, il vaut mieux la donner, non la prêter. Mais dans notre culture religieuse, le prêt est une incitation à travailler et à produire. L’islam a besoin d’une société qui produit, qui travaille. Ce que fait donc aujourd’hui Jihad al Binaa est donc un encouragement à produire, à travers l’écoulement des marchandises pour le bien de tous. Nous avons déjà développé ces points, mais je le répète, nous voulons une société qui travaille, un pays agricole et industriel. Dans le passé, le pays comptait essentiellement sur les services, le tourisme, l’aéroport, les ports et les banques. Maintenant, il se peut que nous devenions un pays pétrolier et j’espère que nous le serons et que cela amènera la prospérité pour l’Etat et pour les citoyens. Mais cela ne devrait pas nous faire renoncer à l’idée  d’un pays agricole et industriel. Car même un pays producteur de pétrole  doit aussi produire d’autres choses. C’est certes la responsabilité de l’Etat de pousser dans ce sens. C’est la responsabilité de l’Etat d’aider les agriculteurs et les industriels pour que le coût de leurs productions baisse et pour qu’ils puissent trouver des marchés pour écouler leurs produits. Jusqu’à présent, il faut reconnaître que cela n’a pas été le cas. La politique de l’Etat n’a pas aidé les producteurs libanais, dont les produits sont chers et cela ne favorise pas la vente à l’étranger. Cela est lié à la politique des impôts, taxes et douanes. L’attitude officielle est encore en deçà de ce qui est requis, notamment sur le plan de l’agriculture qui devrait bénéficier d’un budget consistant. Même chose pour le ministère de l’Industrie. En dépit de tout ce qui a été dit au cours des 20 dernières années, sur ce sujet, il semble que dans leur inconscient, les responsables des politiques économiques du pays continuent de vivre dans un autre monde.

En attendant que l’Etat soit convaincu de la nécessité de changer sa politique économique – et c’est aux Libanais de le convaincre-, les Libanais prennent l’initiative. Comme ils l’ont fait pour la libération de leur terre. Si la résistance avait attendu l’Etat  nous serions encore depuis 1982 à nos jours sous occupation israélienne. Si nous avions attendu au sujet de l’accord maritime, tous les blocs du premier au 10 seraient sous le contrôle des Israéliens. Dans ce dossier aussi, nous avons pris l’initiative depuis des années. Dans d’autres domaines, Jihad al Binaa a aussi pris l’initiative. Il y a ainsi des fronts dans tous les domaines, sur le plan militaire mais aussi sur les plans médiatiques, culturels, économiques et autres. Jihad al Binaa est donc en première ligne avec ses cadres  et ses moyens modestes, en coopération avec les municipalités et les collectivités locales, avec les amis, les alliés et en coopération avec les amis dans les ONG et le ministère de l’Agriculture, ainsi que d’autres institutions de l’Etat. Je dois aussi citer aussi la coopération avec le ministère syrien de l’Agriculture en dépit de la guerre universelle menée contre ce pays.  Tout au long des années précédentes, ce ministère a coopéré avec Jihad al Binaa. Je n’en dirais pas plus. Je me contente de ce qu’a dit  le directeur général fondateur  le frère docteur Mohammed al Khansa en résumé. Il a parlé à travers des titres rapides, de dizaines, voire de centaines, de milliers de personnes qui ont profité de ces mesures.

Cette exposition  est donc une des réalisations de Jihad al Binaa et je voudrais remercier tous ceux qui ont travaillé ou contribué à sa réussite. Je voudrais aussi remercier les familles qui nous ont honoré de leur participation à cette exposition, tous ceux qui cherchent à gagner leur vie de façon honorable et à travers la sueur de leur front. J’espère que cette exposition sera une réussite  et constituera un espoir en dépit des conditions financières difficiles actuellement. J’espère que les bienfaits de cette exposition se feront sentir sur les familles qui ont assuré les produits et que les frères et les sœurs à Jihad al Binaa pourront l’organiser chaque année. En même temps, je voudrais répéter l’importance des expositions dans les régions et la nécessité de relancer les coopératives dans les villages et les localités. Nous avons d’ailleurs l’intention de nous développer dans les régions et même d’aller directement vers les familles. Nous pourrons même proposer des crédits pour que toutes les familles dans les villages et les localités deviennent productives. Ce sera inchallah notre contribution en ces jours difficiles.

Je laisse maintenant la parole et le travail au ministre du Travail le frère Moustafa Bayram pour qu’il coupe à ma place le ruban... Soyez bénis.

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