noscript

Please Wait...

Télégramme

Assaut du Capitole US: un chef républicain refuse de coopérer à l’enquête

Assaut du Capitole US: un chef républicain refuse de coopérer à l’enquête
folder_openAmériques access_time depuis 6 jours
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec AFP

Le chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a refusé mercredi une invitation à témoigner devant la commission parlementaire qui cherche à faire la lumière sur le rôle de Donald Trump dans l'attaque sur le Capitole.

La commission «veut m'entendre à propos de déclarations publiques déjà partagées avec le reste du monde et de conversations privées n'ayant rien à voir avec la violence au Capitole. Je n'ai rien à ajouter», a-t-il déclaré dans un communiqué.

«J'ai décidé sans regret ni satisfaction de ne pas participer à l'abus de pouvoir (commis par) cette commission», a-t-il dit.

Plus tôt mercredi, le président de la commission Bennie Thompson lui avait proposé «une rencontre le 3 ou 4 février» afin d'évoquer notamment ses «conversations avec le président Trump avant, pendant et après l'attaque violente du 6 janvier» 2021.

«Vous avez reconnu avoir parlé directement avec l'ancien président alors que les violences étaient en cours», ce qui permettrait de connaître «son état d'esprit» à ce moment-là, relevait l'élu démocrate dans son courrier publié sur le site de la commission.

Celle-ci cherche à établir la responsabilité de Donald Trump et de son entourage dans l'assaut du siège du Congrès par plusieurs centaines de ses partisans, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival Joe Biden à la présidentielle.

Juste après l'attaque, dont la violence a choqué le monde entier, Kevin McCarthy avait critiqué Donald Trump qui avait échaudé les esprits de ses électeurs avec des allégations de fraudes électorales non étayées pendant plusieurs semaines et jusqu'aux minutes précédant leur coup de force.

Mais, comme l'immense majorité des républicains, l'élu de la Chambre s'est depuis rangé dans le sillage de l'ancien président qui conserve une forte emprise sur son parti et ses électeurs.

Sa mainmise est telle qu'aucun de ses proches ou anciens alliés n'a jusqu'ici accepté de témoigner devant la commission, même en cas d'assignation à comparaître.

Celle-ci a tout de même auditionné plus de 300 personnes, à huis clos, et avance à marche forcée dans l'espoir de publier ses conclusions avant les élections de mi-mandat, en novembre 2022.

Si les démocrates perdent le contrôle de la Chambre lors du scrutin, elle risque en effet d'être dissoute par les républicains.

Comments

//