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«Israël» exposé à une vague de résistance: le danger des opérations organisées en croissance

«Israël» exposé à une vague de résistance: le danger des opérations organisées en croissance
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Par Yehya Dbouq- AlAkhbar

L’opération de Homesh dans le nord de la Cisjordanie occupée a suscité plusieurs interrogations à la table des décideurs à «Tel Aviv». Des questions sans réponses jusqu’au moment, à l’ombre de craintes israéliennes des opérations similaires, planifiées à l’intérieur ou à l’extérieur avec davantage d’organisation.

Cette opération menée par des Palestiniens originaires des territoires occupés en 1948 à l’entrée de la colonie «Homesh», située entre Naplouse et Jinine, confirme la règle logique suivante : la résistance n’est que le résultat de l’occupation, alors que ses manifestations et ses méthodes ne sont que des détails liés aux capacités et aux circonstances.

En effet, l’ennemi israélien, notamment les décideurs à «Tel Aviv», réalisent la réalité palestinienne, en dépit de ce qu’ils déclarent en public pour justifier l’occupation. Cependant, en raison de son attachement à l’occupation, à son racisme et au refus de restituer le minimum du droit palestinien, l’ennemi œuvre pour réprimer la volonté palestinienne et sa nature résistante, en le transformant de propriétaire d’un territoire confisqué qui cherche à le récupérer, à un habitant, sans carte d'identité, qui en accepte un autre propriétaire.

Ainsi, l’opération de «Homesh» constitue une scène du spectacle, alors que sa réussite inciterait les Palestiniens à en mener d’autres. C’est que craint l’ennemi et s’emploie à éviter, tant qu’il est dans l’incapacité de lutter contre les motifs palestiniens.

Pour cette raison, l’occupation se voue à creuser dans la conscience collective des Palestiniens, une équation selon laquelle nul ne peut réussir à porter atteinte aux Israéliens, qu’«Israël» est en mesure d’avorter toute opération de résistance avant qu’elle ne se produise et même à empêcher les dégâts en cas de sa production.

L’ennemi œuvre également pour amplifier la réaction sur les opérations de résistance, par le meurtre du résistant, puis par l’arrestation des membres de sa famille, de ses proches et de ses amis et puis par la démolition de sa demeure ou de celle de ses parents, tout en assiégeant la localité pour plusieurs jours, rappelant les pratiques nazies du siècle dernier.

Cette opération est différente des autres opérations individuelles menées par des Palestiniens. Un fait que «Tel Aviv» doit prévenir, au risque d’affronter les répercussions périlleuses suivantes :

1- Cette opération est totalement différente de celles individuelles menées par les Palestiniens au couteau, ou par les collisions aux véhicules. L’occupant aurait pu se défendre de ne pas avoir formulé d'alerte rapide, sur la base de renseignements, sachant que la capacité en matière de renseignements constitue une des plus importantes armes contre les Palestiniens.

Il s'agit d'une embuscade pré-planifiée, et sa mise en œuvre est passée par un groupe d'individus, pas un seul, selon la théorie du «loup solitaire», sur laquelle «Israël» s’est toujours basé pour justifier l’échec de ses renseignements.

Cette opération incitera les Palestiniens à mener des opérations à partir de la Cisjordanie ou de l’extérieur, loin du suivi des renseignements ennemis.

2-L’occupant est également sous la pression du bilan de l’opération ayant fait un mort et des blessés, ce qui constitue une autre raison pour encourager les Palestiniens à suivre cet exemple.

3-Le retrait des auteurs de l’opération et leur fuite, est un motif supplémentaire qui incite les Palestiniens à recourir à cette option. Un fait que l’occupant œuvre à prévenir, par tous les moyens. La réussite dans la dissimulation exhortera les Palestiniens à mener davantage d’opérations similaires.

Dans les prochains jours, l'ennemi pourra peut-être affaiblir l'efficacité du troisième facteur en arrêtant les auteurs de l’opération, comptant sur ses subordonnés palestiniens, sans lesquels ce qui a eu lieu aurait eu l’effet du domino pour changer les équations et contraindre l’ennemi à reculer. Cependant, ce fait ne brisera pas la motivation des Palestiniens.

Le porte-parole de l’armée israélienne, Ran Kokhaf, a confirmé le rôle des autorités palestiniennes dans ce contexte, notant que «les forces sécuritaires palestiniennes poursuivent les auteurs de l’opération à Jinine et coordonnent leurs efforts avec les forces israéliennes, grâce aux mécanismes de coopération conjointe». Un fait qui signifie que les autorités palestiniennes seront au cœur des paris de l’ennemi, en face des résistants.

Interviewé par la radio hébraïque, Kokhafi a dit : «Je ne sais pas si j’utiliserai l’expression vague de terrorisme, ou si cette opération est différente des attaques au couteau, menées le mois dernier dans la Cisjordanie, où se trouvent des organisations qui ont la volonté d’effectuer des opérations».

Et d’ajouter : «Nous n'avions pas eu d'alerte précoce et la situation est toujours tendue dans ces régions».

 

 

 

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