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Des pages inédites sur la guerre de juillet 2006, dévoilées par Berry et narrées par Ali Hassan Khalil (3)

Des pages inédites sur la guerre de juillet 2006, dévoilées par Berry et narrées par Ali Hassan Khalil (3)
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Traduction: Dina Chamseddine

La mémoire peut commettre parfois le délit de l’oubli notamment lorsqu’on lui impose tous les détails, mais elle ne peut jamais trahir lorsqu’elle subit la souffrance. Nous avions tous blâmé ce monde dur qui se réunit sans toutefois empêcher un massacre…Soucieux uniquement de l’intérêt d’Israël et d’assurer sa sécurité. Plus pénible encore était de voir un partenaire dans la patrie compter sur ce monde, pour t’intimider.

Au cinquième jour de l’agression (16 juillet 2006), il ne parut pas qu’il y ait de véritables médiations ou une volonté internationale pour arrêter les bombardements, sauf l’arrivée de délégations internationales qui ne détenaient pas de projets de solution, mais des avertissements explicites sur une orientation pour changer les règles du jeu, fondée sur le sang que faisait verser l’israélien, estimant qu’il modifierait les équilibres de forces pour imposer des conditions qui paveraient la voie à une nouvelle réalité politique.

Les positions des délégations étrangères arrivées au Liban furent complémentaires avec les décisions du G8 réuni à Saint Petersburg, qui adopta littéralement l’attitude israélienne quant au lien entre le cessez-le-feu, la relaxation des soldats israéliens, arrivant au désarmement du Hezbollah et à l’appel du Conseil de Sécurité à envoyer une mission au Liban Sud pour y surveiller la sécurité, à l’ombre d’une absence et d’un abandon arabe complet qui s’élevait au niveau de la connivence. 

Ces attitudes ont permis au gouvernement israélien d’annoncer l’intensification de l’offensive et de menacer d’escalader les opérations. La riposte de la Résistance fut à la hauteur de l’escalade et ses roquettes ont ciblé les villes du sud de Haïfa et le voisinage de la ville de Nazareth.

Le président Berri gagna son bureau de mauvaise humeur, troublé par circonstances du crime commis à Marwahin et la destruction systémique de la Banlieue Sud. Il s’entretint avec le représentant du secrétaire général des Nations Unies au Liban Geir Pedersen venu pour préparer la visite des émissaires de l’ONU.
Le président Berri s’en est pris au début de l’entretien au rôle des Nations Unies qui couvrent les crimes, signalant le refus des casques bleues d’héberger les citoyens sous prétexte qu’"Israël" les avait menacées d’une réédition du massacre perpétré à Qana en 1996, ce qui permit à "Israël" de bombarder une voiture « Van », transportant 23 personnes, dont des femmes et des enfants. Bilan : 22 martyrs.

Pedersen ne put répliquer et se contenta de dire qu’ils étaient contre l’attaque des civils, orientant la discussion vers la corrélation entre un cessez-le-feu et la relaxation immédiate des deux soldats captifs.
Le président Berri de répondre : Les Nations Unies volontairement ou non, sont partenaires dans l’offensive. Les déplacés de Marwahin errent toujours et "Israël" ne leur permet pas d’arriver à Tyr. Pedersen demanda alors à l’un de ses assistants d’effectuer des contacts à ce propos et revint pour confirmer les informations du président Berri, sans qu’aucun développement positif ne soit enregistré. Une situation qui dura d’ailleurs tout au long de la guerre israélienne.

Boutros Harb : l’unité face au crime
Le président Berri laissa la porte de sa demeure à Ein-Tineh ouverte aux tractations avec les personnalités politiques Libanaises et rencontra en ce jour le député Boutros Harb qui déclara : « Nous ne pouvons qu’être unifiés face à cette agression dont les visées dépassent la récupération des deux soldats captifs ». Ces propos positifs revêtaient en cet instant une importance particulière.
 
Le président Berri a tenu ce jour une conférence de presse durant laquelle il critiqua les Parlements Arabes, les accusant d’être sous l’emprise des gouverneurs. Il exposa le crime commis à Marwahin et le châtiment imposé à la Banlieue Sud, dû au fait qu’elle hébergeait le peuple de la résistance, notant que le bombardement intensif qui la visait n’avait aucun rapport avec la prise en otage des deux soldats. Il a ajouté que accuser la résistance d’être inféodée à l’Iran ou à la Syrie renferme un préjugé et de l’injustice, et qu’elle est issue des Libanais qui ont enseigné aux gens la lutte, tout en étant soutenus par l’Iran et la Syrie.

Et Berri de clairement affirmer : « Il existe en ce jour une opportunité pour un cessez-le-feu immédiat et pour mandater un pays tiers afin de mener des négociations sur l’échange des otages. Si cette solution est convenue durant les prochaines 24 heures,  j’estime que nous épargnerons des problèmes à tous, sinon j’avertis que le danger guetterait toute la région ».

Dans la soirée du même jour (16 juillet), le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah adressa un message via la chaine télévisée Al-Manar, affirmant que la dissuasion est l’enjeu des armes, non la vengeance, ce qui était à l’origine de la limitation du bombardement aux postes militaires et de l’abstention de l’attaque des usines chimiques à Haïfa, pourtant dans la ligne de mire du feu de la résistance, afin de ne pas pousser le conflit vers l’inconnu. « Mais cela ne signifie point que nous maintiendrons cette attitude » a-t-il averti.

Sayed Nasrallah adressa de même un message vibrant aux peuples arabes, les mettant devant leurs responsabilités historiques, affirmant qu’au cas où "Israël" parvenait à infliger une défaite à la résistance, le Monde Arabe sombrerait dans une humiliation éternelle. « Qu’ils tentent l’invasion terrestre dont nous sommes à l’affût » a-t-il conclu.

Hussein Khalil : son éminence t’envoie ses salutations
Hajj Hussein Khalil m’appela et un rendez-vous fut convenu entre nous, dans l’une des rues du quartier de Verdun. A mon arrivée, il m’attendait dans le garage d’un immeuble, portant un chapeau. En route, Il dit qu’il avait un message à transmettre au président Berri de la part de Sayed Nasrallah. Arrivé vers 16h au bureau du président, Hajj Hussein retira une feuille et dit : « son éminence t’envoie ses salutations. Il suit de près ton activité et t’affirme que la situation sur le front est bonne».

Et citant Sayed Nasrallah il poursuivit : « Nous avons totalement encaissé ce qui s’est passé. Les circonstances de la bataille ainsi que les nôtres sont désormais différentes. Nous sommes devant une confrontation ouverte au niveau des raids aériens, du bombardement et peut être de l’invasion terrestre. La bataille revêt deux aspects, politique et militaire. Sur le plan militaire, tous les indices sont bons et j’en suis confiant : Nos capacités en matière de missiles sont larges et assurées, sans craintes jusqu’au moment. Je suis de près toute action et toute opération sur le front, d’où l’importance du réseau de communication ; Aucune roquette n’est lancée sans décision et timing bien étudiés. Nous évoquerons un jour les détails du combat et les exploits des résistants. Nous disposons de multiples cartes entre les mains. C’est par contre la situation des civils qui me tourmente, mais je suis confiant qu’ils le comprennent, car nous faisons partie d’un peuple qui réalise la valeur de la dignité et de la liberté. Frère Nabih, comme nous nous étions engagés dans le passé, notre décision est de continuer ensemble et conformément à ce que je t’avais affirmé au début, nous n’avons pas voulu que la situation dégénère en guerre. Mais ce sont eux qui l’ont décidé et notre choix est la confrontation jusqu’à la fin.
Sur le plan politique, et comme tu l’as vu, le climat international veut éliminer la résistance et régler des comptes. Sur la scène interne, Siniora n’est intéressé que pour que les otages lui soient livrés et pour appliquer ce qui reste de la résolution 1559 et c’est sur ces faits que sont axées les tractations, comme tu me l’avais communiqué. Nous sommes d’accord avec toi sur la nécessité de préserver la scène interne, sans refléter aucune image de clivage. Mais en telles circonstances, les contacts politiques sont devenus plus compliqués, puisque nous devons être vigilants à deux niveaux car les négociations qui devaient être menées avec l’extérieur, sont en premier lieu menées avec l’intérieur et puis avec l’extérieur, ce qui crée un grand problème. En tout cas, c’est notre destin. Franchement parlant, la conjoncture pourrait m’empêcher d’assurer le suivi et vu la grande confiance que j’ai et mes frères en votre personne et en votre capacité à gérer les faits, nous nous sommes mis d’accord de vous laisser la charge de  mener les négociations dans tous les détails. Personnellement, je suis confiant et je suis sûr que ce serait ta propre bataille ».

Berri à Nasrallah : je suis désormais plus rassuré
Le président Berri chargea hajj Hussein de transmettre ses salutations au Sayed et dicta le message suivant : « Depuis le premier jour je n’ai guère établi de division entre nous deux. Je réalise que cette bataille est fatidique, non uniquement pour nous mais pour la totalité du pays. Hier mes propos étaient clairs au commandement du Sud du mouvement « Amal » et à tous les partisans : nous sommes au cœur de la confrontation et concernés par la lutte. Et j’assure que nous serons dans les premiers rangs au moment de la bataille terrestre. Vous savez que nous ne disposons pas de bases de roquettes, mais nos frères sur le terrain sont prêts et mes instructions sont claires : Amal et le Hezbollah ne font qu’un. D’ailleurs les évènements de ces deux jours m’ont plus rassuré. »

Et le président Berri de dire à Hajj Hussein : « Quant au plan politique, remercie le sayed et dit lui qu’il est mon alter ego. J’ai agi depuis le début comme s’il était présent et je me prononçais en son nom en cas de besoin. »
Et de dicter : «  Nous passons en une période historique où la bataille trace l’image du pays et peut être celle de la région. Nous y sommes ensembles et rien ne nous dissociera. J’ai moi-même occupé tous les postes auxquels parviendrait un chiite, j’ai eu une intense activité politique, partisane et de résistance, mais tout ce que je veux aujourd’hui c’est de préserver nous-mêmes, notre histoire et le pays. Je suis avec toi. Le combat se déroule sur deux fronts, plus difficile l’un que l’autre, mais il n’existe pas de compromis. Nous devons remporter la bataille et mon intuition me l’assure. Nous devrons fournir des efforts pour unifier le front interne pour les pourparlers externes. Je sais que c’est difficile, mais j’insiste à le faire. En bref, nous sommes ensemble et le serons toujours et s’il plaît à Dieu (inchallah), nous nous rencontrerons après la guerre pour nous féliciter. »

S’adressant à hajj Hussein Khalil, il lui dit de rassurer le sayed sur le volet politique de la bataille.
Et d’ajouter : « J’ai l’impression que la situation militaire et l’escalade de la riposte ont causé un choc aux israéliens et j’estime que si l’on continuerait ainsi, l’israélien reculerait. Il faut qu’on exploite les résultats positifs. J’ai désormais plusieurs entretiens et pour ne pas laisser l’initiative aux autres, y compris à Siniora, nous devons donc agir, en positivité. Je proposerai aujourd’hui le cessez-le-feu immédiat et le début des négociations via un pays occidental, (l’Allemagne avec laquelle vous avez eu une expérience). Cette proposition sera soumise officiellement  et même s’ils la refusent ayant été émise préalablement par le parti et sans renfermer de nouveau, ils pourraient agir différemment avec moi ».

Hajj Hussein quitta Ein-Tineh après avoir évoqué les circonstances compliquées de l’habitation et des transports. Nous convenions un mécanisme pour des rencontres quotidiennes, qui dureront jusqu’au terme de la guerre, ce qui a consolidé au maximum nos relations.

Solana : Le Hezbollah doit se retirer vers le nord
Vers 17h30, le haut représentant de l'Union Européenne pour les Affaires étrangères, Javier Solana, arriva à Ein-Tineh, accompagné des ambassadeurs de l’Union et de l’Allemagne, en visite d’exploration, sans toutefois transmettre des propositions officielles, sauf son attitude claire qu’il s’est empressé de qualifier de personnelle, reflétant celle des européens, citant que la question a passé outre l’opération de prise d’otages pour frôler l’application de la résolution 1559.

Le président Berri lui souhaita la bienvenue, encouragea un rôle européen et soumit sa proposition préétablie, sans déterminer les mécanismes des négociations et ajouta : « je la formule malgré le fait que je trouve difficile que le parti (Hezbollah) l’accepte facilement, notamment après les massacres commis par les israéliens et la destruction de la Banlieue sud. Quant à l’application de la 1559, elle est posée à la conférence du dialogue interne où nous avions évoqué ses articles et nous le poursuivront. Durant la même conférence, nous nous sommes mis d’accord, sur le droit des Libanais à la résistance, à la libération des détenus en Israël et des territoires encore occupés ».
Solana ignora la proposition globale et dit : « Je propose que le Hezbollah se retire vers le nord, comme prélude à la résolution de la crise ».
Berri : « Pourquoi Israël ne se retire-t-il pas vers le sud pour mettre un terme à la guerre ? Je réitère ma proposition car je ne vois pas d’alternative et ne perdez pas le temps car les pertes augmentent.
Solana : Le Liban m’intéresse personnellement et je me prononce en tant qu’ami, mais les frontières et les territoires d’Israël ont été violés.
Berri : C’est un point de vue, mais Israël n’a-t-il pas pénétré au cœur du pays ? Le bombardement atteint aujourd’hui toutes les infrastructures publiques. Mais malheureusement vous les européens,  vous fermez l’œil lorsqu’il s’agit d’Israël, alors que les Etats Unis ferment les yeux. Il faudrait mon ami que quelqu’un brandisse la carte rouge en face d’Israël, comme il fut  le cas de Zeineddine Zidan au Mondial,  et qu’il lui dise assez et sors.
Nous fûmes informés par la délégation que Solana avait encouragé le premier ministre Siniora à maintenir ses positions quant à la prise en charge de la résolution de la crise, à partir de la relaxation des deux soldats captifs, sans aucune condition, et que Siniora lui avait demandé d’œuvrer pour en convaincre le président Berri. Solana résuma enfin ce qu’il avait posé : La livraison des soldats captifs simultanément avec un cessez-le-feu, suivi par des pourparlers directs entre Israël et l’ONU pour la libération des captifs libanais et l’étude de la possibilité d’en libérer des palestiniens.
Le président Berri répliqua : « nous sommes vraiment pour un cessez-le-feu, et je vous répète que j’en discute avec le Hezbollah. Mais si l’on ne parvient pas à un accord, j’estime que la situation dégénèrera au pire et les pertes de tous augmenteront ».
Solana quitta alors Ein-Tineh au moment où le président Berri était convaincu que l’émissaire européen ne pourrait faire grand-chose. Il était clair qu’il effectuait une tournée de relations publiques qui ne servait que l’attitude israélienne et renforçait la logique des forces qui cherchaient à exploiter les évènements dans les calculs  internes. C’est alors qu’arriva Walid Joumblat.

Berri propose une formule à Larsen…mais
Ce fut une longue journée, sans répit. Le président Berri clôtura ses entretiens par une rencontre avec la délégation des Nations Unies, arrivée à Beyrouth et renfermant le représentant du secrétaire général de l’ONU Vijay Nambiar, Woody Di Sotto, Terje Road Larsen et Guire Piederson. Le président Berri entama la rencontre en exposant les massacres commis par "Israël", notant que le bombardement n’a pas affecté la structure de la Résistance et minimisant les effets de l’offensive « qui avait épuisé ses cibles avant de réaliser le minimum d’objectifs qu’elle espérait ».

Il était clair que Larsen était le porte-parole de la délégation. Il répliqua : «Israël refuse catégoriquement de mener des négociations même indirectes avec le parti, mais il est disposé à négocier avec l’Etat. J’irai à Israël et je proposerai les démarches suivantes : La livraison des soldats captifs au gouvernement Libanais, un cessez-le-feu et puis des pourparlers entre Israël et le gouvernement à propos des captifs Libanais ».
Berri : « Et que comprennent ces idées de nouveau ? »
Larsen : « Qui a dit que l’israélien admet du nouveau ? Il poursuit la guerre ».
Berri : « Franchement je n’approuve pas ce projet car il ne constitue pas une base convenable. Israël a saboté la moitié du Liban et nous n’avons plus rien à perdre. Je me prononce avant de me concerter avec le Hezbollah, mais supposons que je discute ta proposition, qui garantirait qu’Israël libèrera les captifs Libanais ? et s’il s’abstient de le faire, le gouvernement Libanais rendra-t-il les deux soldats au Hezbollah ? ». 
Aucun des membres de la délégation ne répondit.
Berri : « En tout cas, je voudrais suggérer des idées comme si je pensais à voix haute, sans l’ayant discuté avec quiconque : qu’en dites-vous de la déclaration d’un cessez-le-feu d’un mois et puis de négociations par le biais des Nations Unies autour des captifs. Et au cas où nous ne parvenons pas à un résultat, que toute partie fasse ce que bon lui semble ».
(Le président Berri tentait d’émettre plusieurs formules afin de confondre ses interlocuteurs pour que le débat ne soit concentré sur l’unique point qu’avait posé Siniora depuis le début de la crise)…
Larsen : « Israël n’a pas mené de négociations avec le « Hamas » et ne le fera pas avec le « Hezbollah ».
Berri : « Je vais me concerter avec le parti mais mettons d’abord au point tes propositions ».
Larsen réitéra la formule antérieure.
Berri : « Admets -tu, qu’en cas de l’échec de l’échange d’otages, que le gouvernement  s’engage à rendre les deux soldats au « Hezbollah » ?
Larsen : « Non ».
Berri : « En contrepartie, je te prie de transmettre une proposition concise : Simultanéité entre un cessez-le-feu et des négociations à travers les Allemands ou autres, pour une période maximum d’un mois, durant lequel serait effectué l’échange, sinon, le retour à l’état de guerre ».

La délégation onusienne quitta et le président Berri me pressa d’informer hajj Hussein Khalil de la teneur du dialogue, afin qu’il le communique à Sayed Nasrallah.

Mouvements à Choueifat
A la sortie de Javier Solana de la demeure du président Berri, le député Walid Joumblat arriva accompagné des députés Marwan Hamadé et Ghazi Aridi. Joumblat qui fut chaleureusement accueilli par son hôte dit promptement : « Je suis venu pour examiner avec vous la situation qui s’avère la plus dangereuse depuis 1982 et qui se complique. C’est la situation interne et sa stabilité qui m’importe le plus en ce moment, question dans laquelle vous avez un rôle essentiel à assumer. Je vois que vous êtes seul capable de gérer les choses en une telle tourmente ».

Berri : « Je ne veux vous remercier pour vos attitudes car nous y sommes habitués dans les situations difficiles. Mais je crains que certains misent sur l’exploitation de la guerre dans les calculs internes. Ceux qui parient sur la défaite du Hezbollah doivent savoir qu’il n’a perdu que trois martyrs jusqu’à ce jour et selon les informations dont je dispose, la situation sur le front est bonne et le bombardement n’a pu toucher aucun lance-roquette. Par contre c’est une tuerie israélienne ouverte qui se déroule ». (Le président Berri me dit plus tard qu’il avait intentionnellement reflété ce climat car le député Joumblat saurait l’interpréter).

Et Marwan Hamadé de dire : « Mais vers où vas-t-on ? Il parait que l’israélien refuse de négocier ».
Berri : « tout dépend de la situation sur le terrain. Il est naturel que l’israélien pense de telle manière, mais je ne crois pas qu’il parviendrait à ses fins. Les évènements des derniers jours le pousseront à reconsidérer les faits ».

Le président Berri transmit aux personnes présentes le climat de son entretien avec Solana, qui selon lui, n’avait pas élaboré de véritables projets.
Joumblat de conclure : «Certains mouvements militaires sont en cours à Choueifat et certaines régions proches. Je  ne m’y oppose point, mais il convient de maintenir le calme dans une large zone pour que les déplacés y soient hébergés.
Le président Berri saisit le message et dit : «J’assure le suivi des propositions avec le « Hezbollah » et j’attirerai l’attention sur tes propos ».
Et c’est ce qui s’est passé ce jour, où j’ai transmis à hajj Hussein Khalil les craintes de Joumblat des informations véhiculées sur le transport de missiles dans des camions, à Choueifat.
 
 

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