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Discours du sayed Nasrallah à l’occasion du quatrième anniversaire de la Seconde Libération

Discours du sayed Nasrallah à l’occasion du quatrième anniversaire de la Seconde Libération
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Au nom de Dieu

Dans cette rencontre, notre principal sujet est l’anniversaire d’un événement qui nous est cher et à partir de là, je développerai quelques points.

Nous avons appelé cet événement «La Seconde libération» et nous avons considéré que c’est un jour de fête car il s’agit d’une victoire. La Première Libération est celle du Sud le 25 mai 2000 et la seconde a eu lieu le 28 août 2017. Demain c’est donc le quatrième anniversaire de cette victoire qui a vu nos cimes, nos vallées, notre jurd et nos collines, tout le long de la chaîne orientale, dans la Békaa et en particulier à Baalbeck et Hermel, débarrassés des groupes terroristes armés. La sécurité, la stabilité et la paix y sont revenues, notamment dans les villages et les localités de cette région qui nous est chère.

Nous tenons à célébrer le souvenir de cette victoire chaque année, d’abord pour en tirer les leçons qui s’imposent, afin que cette oumma, ce peuple et ces forces vivantes ne traversent plus des jours de ce genre, ni dans le proche ni dans le lointain avenir. Nous évoquons donc ce passé proche pour en découvrir tous les aspects et toutes les vérités, tous les détails auxquels nous n’avions pas prêté attention pour comprendre et analyser en profondeur cette expérience dangereuse et éviter que des menaces similaires ne se produisent pas à l’avenir.

C’est aussi une occasion de mesurer et de nous rappeler les grands sacrifices qui ont abouti à cette libération. Nous devons les saluer et rendre hommage à ceux qui les ont consentis. Cette libération ne s’est pas faite gratuitement ou grâce à de belles paroles. Elle est le fruit du sang versé, des larmes, des souffrances, de la patience, de la fatigue, du fait  de supporter le froid glacial et la chaleur étouffante...

Je voudrais aujourd’hui revenir sur cette expérience et sur certains de ses résultats pour en profiter car nous sommes encore, d’une façon ou d’une autre au cœur de cette bataille.

Ce qui s’est passé il y a quelques années, dans le jurd de la Békaa faisait partie de la guerre universelle lancée contre la Syrie. De même, il s’agissait d’une partie intégrante du grand projet pour la région. Certains cherchent à simplifier le sujet en déclarant qu’il s’agissait d’une réaction à ce qui se passait en Syrie et à votre participation à la guerre qui se déroulait dans ce pays. Ceux qui disent cela ignorent sciemment certaines réalités. Le projet de «Daech» était de contrôler toute la région. C’est pourquoi dès sa naissance, elle a réussi à contrôler la moitié de la superficie de la Syrie, toute la région à l’Est de l’Euphrate, tout le désert autour de Damas jusqu’à Palmyre près de la frontière libano-syrienne du côté Est, de même de l’Est de Homs à l’Est d’Alep, jusqu’au Sud de cette ville. «Daech» est arrivée jusque-là. De même, elle a réussi à contrôler en quelques jours plusieurs mohafazats en Irak, près de la moitié de ce pays et le Liban faisait partie de son projet. Vous vous souvenez sans doute de la carte publiée par «Daech» de l’étendue de son «Etat islamique» en Irak, en Syrie et le Liban en faisait partie. En tout cas, il était prévu dans l’Etat que cette organisation s’apprêtait à créer. C’est vrai qu’elle a eu un problème au Liban, notamment dès qu’elle a atteint Palmyre. Certes, une partie de ses combattants ont atteint le jurd de Qalamoun et même notre jurd, nos collines et nos montagnes. Mais le combat acharné mené par l’armée syrienne et les hommes de la résistance dans cette région a empêché «Daech» d’établir le lien entre la région de Palmyre et le Qalamoun qui est très vaste. Si «Daech» avait réussi à établir ce lien, elle aurait pu atteindre le jurd de la Békaa. Dans ce cas, la bataille de la seconde libération aurait été plus dure et la menace plus importante encore.

Il faut aussi se rappeler que «Daech» avait avec elle le «Front al Nosra». Ces deux organisations viennent de la même origine, elles ont la même idéologie et les mêmes orientations politiques. La scission entre elles est une division sur le commandement et sur la structure interne, mais il n’y a pas de divergence dans le comportement sur le terrain, ni dans les objectifs et les aspirations. «Daech» a donc bénéficié d’un appui international et régional, elle a obtenu de grandes facilités et les combattants sous sa bannière ont afflué du monde entier. En Syrie, elle a bénéficié d’un grand appui international et régional, de l’aveu même de ceux qui menaient dans ses rangs la bataille là-bas. On se souvient ainsi comment lors des premiers jours de la bataille en Irak, comment les médias du Golfe parlaient des combattants en les qualifiant de «révolutionnaires». Le même discours était tenu par ceux qui suivent l’ambassade américaine au Liban et ils avaient même formé des délégations pour se rendre à Ersal en guise de solidarité avec ceux qu’ils appelaient «les révolutionnaires». D’ailleurs, Trump lui-même disait non seulement pendant les campagnes électorales mais aussi plus tard en tant que président des Etats-Unis que «Daech» était la création d’Obama et de Hillary Clinton. Il l’a répété à plusieurs reprises et il était président des Etats-Unis, non d’un Etat arabe ou musulman ou le chef d’un parti arabe ou musulman, car dans ce cas, on aurait pu dire qu’il avait intérêt à lancer de telles accusations aux Etats-Unis...

Trump n’a d’ailleurs pas accusé Obama en tant que personne d’être derrière la création de «Daech». Il l’a accusé en tant que président des Etats-Unis. Il y a eu aussi les aveux de nombreux généraux de l’armée américaine que l’on peut retrouver sur internet (lorsque je parlerai de l’Afghanistan tout à l’heure je reviendrai sur «Daech»). Bref, «Daech» et ses compagnes sont venues dans nos jurds dans le cadre d’un grand projet étendu géographiquement. La bataille qui nous a opposés à ces organisations n’était pas seulement libanaise. C’était la bataille de tout l’environnement, une bataille libano-syrienne, à laquelle dans une certaine partie, l’armée syrienne a participé, ainsi que des forces populaires syriennes et le Hezbollah. Dans une autre partie, du côté libanais, le Hezbollah et les habitants de la région ont participé pendant des années et à la dernière période qui a été déterminante, l’armée libanaise a participé. Il s’agit donc d’une bataille libano-syrienne. D’ailleurs, la libération de toutes ces régions n’aurait pas pu se réaliser si la bataille n’avait pas eu lieu sur les deux fronts. La seconde libération du territoire libanais est inséparable de la libération du territoire du côté syrien, qui en est le complément. Je vais me concentrer sur le côté libanais, lorsque les terroristes sont venus dans nos montagnes et les ont contrôlées ainsi que nos collines, pendant des années. Il ne s’agissait donc pas d’une affaire de quelques mois. Pendant ces années, nous avons assisté à ce qui suit :

- L’occupation des montagnes, du jurd et des vallées.

- L’hégémonie sur la localité Ersal (pour ne pas dire qu’elle était totalement occupée, je parle donc d’hégémonie).

- La menace constante des localités avoisinantes et de tout le jurd, indépendamment  de la religion des habitants des localités, qu’ils soient chrétiens ou musulmans.

- Des voitures piégées et des attentats suicides dans la Békaa, à Beyrouth et dans les banlieues.

- Des attaques répétées contre l’armée libanaise et les forces de sécurité.

- Des assassinats et des enlèvements d’officiers et de soldats en les humiliant et en confisquant leurs véhicules et leurs armes. Tout cela a été établi par les médias.

 - Des bombardements par missiles ou artillerie vers les profondeurs des régions de la Békaa.

-Des menaces de contrôler la Békaa et même d’arriver jusqu’à Beyrouth. Ils ont dit cela dans leurs discours, leurs slogans et leurs communiqués enregistrés.

Face à cette situation difficile et dangereuse, l’Etat s’est retrouvé incapable de prendre une initiative. L’Etat n’a pas pris les devants pour récupérer sa terre, lorsqu’il a parlé de souveraineté, ni de faire face aux terroristes, lorsqu’il a évoqué la lutte contre le terrorisme. Il n’a pas non plus cherché à libérer ses militaires et ses officiers pris en otages. Il n’a pas non plus essayé de protéger les localités  et les villages menacés par les terroristes par une action radicale et ferme contre ces groupes. Tout le monde sait, mais il est bon de le rappeler, que l’ambassade américaine, et derrière elle, l’administration américaine et le ministère américain de la Défense sont ceux qui ont empêché l’Etat libanais et le gouvernement de prendre  une décision de ce genre sous peine de menaces d’arrêter les aides à l’armée libanaise. J’ai déjà dit cela et j’ai même défié les Américains et les autres de prétendre le contraire. Par souci de justice, je dois dire  que pendant le mandat du président Michel Aoun, qui ne cède pas à toutes ces pressions, il a pris avec le gouvernement la décision. L’armée libanaise est intervenue dans la dernière étape de la bataille dite de «l’Aube du Jurd».

De même, il y avait, en face, un grand appui médiatique, politique et matériel aux terroristes. Il y avait ainsi des facilités à leur faire arriver les moyens. C’est-à-dire que du Liban, on leur a fait parvenir des armes et des fonds, sous couvert d’aides humanitaires. Je suis catégorique : des armes, des munitions, des fonds et des explosifs sont arrivés aux groupes armés dans le jurd. Ces groupes bénéficiaient aussi d’un appui médiatique et politique. Des visites publiques ont été effectuées pour les appuyer en les qualifiant de révolutionnaires. C’est très important de revoir les positions des parties qui les ont appuyés, pour ne pas oublier. Sachant que quatre ans se sont écoulés depuis cette victoire  et des années avant qu’elle n’arrive. Il faut toutefois se rappeler qu’au Liban, des événements importants peuvent tomber dans l’oubli des semaines ou des mois après s’être produits. En tout cas, le fait de revoir ces positions dévoile ce qu’il y a de faux dans les allégations de souveraineté, de souci des gens, d’intérêt pour la sécurité du peuple libanais et son intérêt. Face à tout cela, il faut aussi se rappeler que les honnêtes gens de la région, chrétiens et musulmans, ont pris les armes pour faire face aux terroristes. Ils n’ont pas attendu les instructions de leurs leaders ou de leurs partis. Il y a même dans ces localités des combattants qui appartiennent à des partis et ils ont contrevenu aux directives de ceux-ci  (je ne citerai pas de noms), car leurs commandements vivent dans leurs tours d’ivoire, alors qu’ils devaient, eux, affronter les dangers à quelques mètres de chez eux. Ils n’ont donc attendu personne. Le Hezbollah, de son côté, est intervenu dans cette bataille en réponse à une sollicitation morale, nationale, religieuse, jihadiste et humaine. Les gens dans ces régions et dans ces localités, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, avaient besoin qu’on les aide qu’on se tienne à leurs côtés et qu’on les protège, face à l’absence de l’Etat et d’une décision officielle libanaise. C’est donc là que la résistance est intervenue. Le Hezbollah est entré dans la bataille lorsqu’il s’est assuré que l’Etat libanais avait renoncé à ses responsabilités dans la libération de la terre et la protection des citoyens et des localités, après avoir lâché ses officiers et ses soldats aux mains des terroristes.

Dans ces vallées, ces montagnes et ces collines, de grands sacrifices ont été consentis, car il y a eu une lutte continue pendant des années, dans des conditions climatiques difficiles. Nous nous souvenons tous des jeunes enfouis dans la neige. Les confrontations se faisaient  dans chaque colline, dans les hautes cimes et les montagnes élevées, dans chaque vallée, dans chaque champ. Beaucoup de jeunes s’étaient portés volontaires pour cette bataille. Ils ne recevaient donc aucun salaire, même pas pour aider leurs familles. Ils ont quitté leurs familles. Bon nombre d’entre eux étudiaient dans les écoles secondaires et les universités. Ils ont abandonné leurs études. Des médecins ont quitté leurs cliniques, des ingénieurs leurs bureaux pour aller au front. Beaucoup sont tombés en martyrs, surtout lors des derniers affrontements qui ont été décisifs. Bon nombre aussi a été blessé. Les montagnes ont été nettoyées progressivement et méticuleusement, car il s’agissait d’une bataille difficile et coûteuse, alors que nous voulions une victoire au moindre coût possible.

La bataille s’est terminée, lorsqu’une décision a été prise de mettre un terme à la présence de ces terroristes qui contrôlaient pratiquement la chaîne orientale et la moitié du jurd de Ersal. La décision officielle a été prise, l’armée libanaise est entrée en force et nous avons combattu côte à côte. Imaginez que l’armée libanaise se battait aux côtés de jeunes Libanais originaires de cette région. Mais il était interdit au gouvernement et à l’armée de dire qu’il se battait aux côtés de son peuple. Vous m’avez compris... Pourtant, tout le monde connaissait la vérité, les combats se déroulaient  en présence des médias et devant les caméras. Il n’y avait rien de caché, mais il était interdit d’en parler.

Cette libération a été le fruit de grands sacrifices consentis pendant des années. Là nous nous inclinons devant ces sacrifices. De même, en face, du côté syrien, l’armée et les forces populaires volontaires et la résistance ont donné de nombreux martyrs  et de blessés dans cette bataille.

Du côté libanais, l’armée, la résistance et les jeunes de la région, les jeunes de Baalbeck-Hermel, ont porté les armes, se sont battus et ont envoyé leurs enfants le faire. Ils ont appuyé les combattants, le sont soutenus, les ont respectés et leur ont rendu hommage. Les habitants de la région sont reconnaissants et ils ne renient pas ces valeurs essentielles. Au contraire, ils les revendiquent. Il est bon de rappeler aussi que nous nous sommes battus des deux côtés, aux côtés des Syriens et aux côtés des soldats et des combattants libanais. Nos armes, notre logistique et nos moyens sont fournis par la République islamique d’Iran. Une fois de plus, l’Iran appuie, soutient et protège. Par contre, les Etats-Unis créent «Daech», l’envoie dans la région et empêche les Libanais et l’Etat libanais de trancher la bataille contre «Daech» dans le jurd de la Békaa et le long de la chaîne orientale. C’est la vérité. Ceux qui ont autre chose qu’ils le disent.

Il s’agissait en tout cas d’une expérience  très importante  dans la protection du Liban et la libération du territoire. Une expérience nouvelle qui a été enregistrée dans le cadre de l’équation : armée-peuple-résistance. Il s’agit donc d’une expérience similaire à la libération du Sud en 2000. Comme nous parlons du 25 mai 2000 nous parlons du 14 août 2006 et désormais du 28 août 2017. Ceux qui ont une autre théorie, qu’ils viennent nous la dire et qu’ils nous expliquent qui a libéré la chaîne orientale ? Qui a éliminé la menace qui pesait sur les localités de Baalbeck-Hermel, sur la Békaa et sur tout le Liban ?

Nous autres, nous le disons clairement. Mais eux parlent du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils reviennent à la symphonie de la communauté internationale, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Otan, de l’OCI, de la Ligue arabe etc. Qui a réalisé cette libération ? Vous pouvez vous rendre sur place et constater  la sécurité dans laquelle vivent les habitants dans ces localités de la chaîne orientale et du jurd. Ils ne craignent plus d’être tués, pris en otages, enlevés ou même de sauter sur une mine... N’est-ce pas une grande réalisation ?

En cette quatrième année de célébration de la seconde libération, nous ne pouvons que dire qu’il s’agit d’une grande réalisation. C’est celle de la fameuse équation à la tête de laquelle on trouve les armes de la résistance qui ont été utilisées et ont fait leurs preuves pendant des années, jour et nuit.

Je me contente de cela à cette occasion et j’en profite pour réitérer mon attachement à cette équation. A travers elle, je réaffirme que nous sommes toujours prêts à assumer les responsabilités. Comme nous disons aux Israéliens, nous le répétons aux terroristes : si vous revenez nous reviendrons aussi.

De même, la victoire du 28 août 2017 fait partie de la victoire en Syrie, en Irak et dans la région, contre «Daech» et par conséquent, il s’agit d’une victoire contre le projet américain qui se préparait pour la région. Ce projet est en train de s’effondrer.

A partir de là, je vais dire deux mots sur l’Afghanistan. Ce projet qui s’effondre montre que tout ce qui a été dit après les attentats du 11 septembre 2001 et qui avait provoqué l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak était faux et mensonger. Il n’y avait aucune base réelle à ces accusations. Mais l’objectif réel de ces accusations était l’occupation et le pillage des ressources, ainsi que la confiscation de la décision politique dans ces pays et cette région. D’ailleurs, lorsque l’invasion américaine a affronté la résistance irakienne noble et courageuse, elle a été contrainte à se retirer et elle n’est revenue que par le biais de «Daech». La même chose s’est passée en Afghanistan. Aujourd’hui avec ce qui se passe dans ce pays, nous ne sommes plus les seuls à dire cela. Les Américains eux-mêmes disent que ce qui se passe en Afghanistan est une défaite totale des Etats-Unis, un échec américain total et un effondrement de la puissance des Etats-Unis. Il est normal que les Républicains attaquent les Démocrates, mais il est clair que maintenant, l’administration actuelle qui est démocrate est embarrassée, impuissante et ne sait pas quoi faire. Elle a été contrainte de prendre la décision du retrait.

Je l’ai déjà dit et je le répète, nous devons suivre attentivement ce qui se passe en Afghanistan et en étudier les leçons et les indications stratégiques, historiques, culturelles et morales. Les Américains n’ont même donné une chance à leurs gens de se regrouper au cours des derniers jours. Les images de l’aéroport de Kaboul, la cohue des gens, des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, souhaitant partir, et craignant la vengeance des Talibans, car ils ont coopéré avec les forces américaines et celles de l’Otan. Certains d’entre eux étaient des interprètes, d’autres avaient une fonction logistique et d’autres aussi ont pris les armes, alors que d’autres encore étaient des informateurs. Dieu seul sait ce qu’ils ont fait avec les Américains.

C’est pourquoi ils veulent partir. Nous avons vu l’échec et le désordre dans l’organisation de ces départs. Nous avons aussi assisté à une chute morale. Les images de ceux qui tombaient de l’avion américain, et celles de l’avion américain qui avançait dans l’aéroport de Kaboul, avec des centaines de gens autour de lui, sans qu’il s’arrête, ainsi que ce qui a été dit par la suite qu’après l’atterrissage de l’avion dans un Etat du Golfe on a retrouvé sur ses roues des morceaux de corps humains, tout cela est terrible. Des gens sont morts en plus des deux personnes qui se sont jetées de l’avion et le pays occidental qui en est responsable n’a même pas pris la peine d’assurer le départ des Afghans qui ont coopéré avec lui. Pour lui, ils n’ont aucune valeur humaine. D’ailleurs la plupart de ceux qui sont partis l’ont fait à bord d’avions de transport de marchandises. Il n’y a qu’à regarder les images. L’Etat en question a rempli l’avion de caisses de vin, de whisky et autres boissons alcooliques et il a laissé ses anciens collaborateurs sur le tarmac. Un Britannique qui possède un abri pour les animaux en Afghanistan a été autorisé  à transporter à bord de l’avion près de 200 chiens et chats car il craignait la vengeance des Talibans sur eux. Cet avion comprenait près de 250 sièges, 200 ont été occupés par les animaux et les 50 restants ont été attribués à des Afghans possédant des visas d’entrée en Grande Bretagne. Des célébrités occidentales ont salué la démarche du propriétaire d’abord pour animaux à Kaboul. L’affaire a fait l’objet d’une polémique au moment où des milliers d’Afghans attendent à l’aéroport cherchant à trouver une place à bord d’un avion, pour pouvoir quitter leur pays...

C’est une chute morale. Lorsque le chat, le chien et la bouteille d’alcool deviennent plus importants chez ceux qui se targuent d’avoir des valeurs humaines et morales. Ils n’ont eu aucune pensée pour ceux qui ont collaboré avec eux pendant 20 ans et ont servi leurs intérêts. Ils n’ont eu aucun souci des milliers de personnes qui attendaient désespérément à l’aéroport ce qui a d’ailleurs permis à un kamikaze de «Daech» de mener une attaque terrible contre eux qui a fait jusqu’à  nouvel ordre près de 170 victimes. Cela ne devrait-il pas servir de leçon ? C’est la même «Daech» qui a été créée par les Américains et dont les avions ont transporté ses chefs et cadres d’Irak et de Syrie vers l’Afghanistan... Tout cela est arrivé. Il ne s’agit pas de films.

En Irak, des vidéos existent et vous pouvez les voir sur les réseaux sociaux. Chaque fois qu’il devenait clair que «Daech» était encerclée et que les régions sous son contrôle allaient tomber entre les mains  des forces irakiennes, du Hachd al Chaabi ou des factions de la résistance irakienne, les hélicoptères américains se posaient dans ces régions et emmenaient les cadres de l’organisation terroriste vers des lieux sûrs. C’est l’administration américaine  qui a amené des cadres de Daech en Afghanistan. Peut-être pour les utiliser afin de combattre les Talibans à une certaine époque. Mais en tout cas, l’objectif certain était de causer des problèmes aux pays voisins de l’Afghanistan, comme la Chine (ce pays a des frontières avec l’Afghanistan), avec les pays d’Asie jusqu’à la Russie et l’Iran.

Le rôle de «Daech» a plus ou moins pris fin en Irak et en Syrie. Les cadres ont donc été transportés en Afghanistan et au Nord de l’Afrique, car il ne faut jamais perdre de vue que Daech est une création américaine, même si parfois, elle échappe au contrôle américain.

En tout cas ce qui se passe devrait être une leçon et un exemple pour tous les peuples du monde et pour tous les gouvernements. Les Européens déclarent aujourd’hui qu’ils ont retenu la leçon. Le Premier ministre britannique, la chancelière allemande et d’autres responsables européens en ont parlé publiquement, ainsi que le représentant de la politique étrangère de l’Europe. Il a déclaré dans un texte officiel : je suis avec une grande tristesse la façon dont se déroulent les événements. Mais nul n’a demandé leur avis aux Européens. Imaginez donc maintenant les Libanais qui se placent chez l’ambassade des Etats-Unis si ceux-ci prendront leur avis lorsqu’ils seront en difficulté.

L’Europe, sa force et sa civilisation sont partie intégrante de l’OTAN. Elle a des troupes en Afghanistan, des Français, des Allemands, des Britanniques, des canadiens, des Australiens etc

Que dit donc le représentant de la politique étrangère européenne : nul n’a demandé leur avis aux Européens ! Ce sont donc les Américains qui prennent la décision, concluent des accords et les exécutent, alors que les Européens se contentent d’en être notifiés, parfois à travers les médias.  Le responsable européen a ajouté que certains Etats poseront des questions  à l’allié américain qui, comme l’a dit Joe Biden, ne souhaite pas mener les guerres des autres. IL a même ajouté que «les Européens n’ont plus d’autre choix que de s’organiser entre eux pour faire face au monde tel qu’il non tel que nous le souhaitons».

Il a donc appelé à la création d’une force militaire européenne chargée de protéger les intérêts européens en Europe et dans le monde, car les Etats-Unis ne sont plus un allié fiable.  Aujourd’hui, les alliés et les adversaires des Etats-Unis sont d’accord sur ce point. Cela devrait servir de leçon à tous ceux qui continuent de miser sur l’administration américaine et sur les politiques américaines.

A partir de là, je vais aborder certains de nos dossiers internes, avant de conclure par la commémoration de l’enlèvement de notre cher imam Moussa Sadr et ses deux compagnons.

Dans les sujets internes, je vais parler de la situation économique  et je vais confirmer certains points d’autant que j’ai vu qu’ils faisaient l’objet de polémiques. On m’a d’ailleurs adressé des questions à certains sujets. J’aurais préféré ne pas y répondre, mais je vais le faire. Ceux qui disent que le Liban ne fait pas l’objet d’un blocus, me rappellent ceux qui disaient en 2017 qu’il n’y avait pas de menace terroriste sur le Liban, alors que nous sommes en train de célébrer le quatrième anniversaire de la seconde libération. A cette époque, ceux-là disaient que «Daech» et «Nosra» ne veulent rien du Liban.

Si vous revenez à cette époque, vous constaterez que ce sont les mêmes personnes et les mêmes parties qui se placent dans la position de nier les réalités, comme si elles vivaient dans un autre monde... Si ces personnes vivaient à Baalbeck-Hermel et dans les localités habitées par des chrétiens et des musulmans, elles n’auraient pas pu dire cela. Aujourd’hui ces mêmes personnes si elles vivaient dans les mêmes conditions que celles des Libanais, en connaissant la faim, la souffrance, les pénuries, elles ne pourraient pas dire qu’il n’y a pas de blocus. Certes, personne ne dit qu’il s’agit d’un blocus total, mais il est quand même impossible d’introduire du blé, de l’essence et des carburants. C’est donc un blocus. Au moins depuis les deux dernières années. Les Etats ont été empêchés de mettre des dépôts dans la Banque centrale. Plus même, ils ont été contraints par les Etats-Unis de retirer les dépôts qu’ils y avaient mis ; il a été interdit à tout Etat d’offrir des aides et des dons au Liban ou même d’y investir, sous peine de sanctions américaines. Si un Etat se déclarait prêt à le faire, les menaces pleuvaient aussitôt sur les responsables libanais pour les empêcher d’accepter tout investissement chinois, russe ou des pays de l’Est. N’est-ce pas un blocus. Lorsque les Américains ont adopté la loi César celle-ci n’était pas seulement un blocus contre la Syrie, mais aussi contre le Liban. Il faut préciser cette question, car certains n’y ont pas fait attention. Ils ont une telle rancœur contre la Syrie qu’ils ne voient pas les choses clairement. Lorsque la guerre en Syrie a commencé à se tasser et que les projets de reconstruction ont commencé, de nombreuses sociétés libanaises se sont mises sur les rangs voyant dans ces projets une opportunité historique. Je connais plusieurs noms, des compagnies libanaises et d’autres syriennes qui voyaient là une opportunité pour la Syrie, mais aussi pour l’économie libanaise. Un jour, je pourrai peut-être les citer et vous serez surpris par les noms et les appartenances politiques. Les Syriens en tout cas n’y voyaient aucun inconvénient. Ils ont ouvert leurs portes à tous ceux qui souhaitent participer à la reconstruction de leur pays et qui voulaient y investir. Ils ont ouvert leurs portes à tous les Libanais qui voulaient investir en Syrie, qu’ils soient des commerçants, des industriels ou autres.

La fermeture des portes syriennes due à la loi César a porté un grand coup à l’économie libanaise. Où pouvons-nous aller ? Nous avons la Syrie qui est le seul pays ayant une frontière terrestre que nous pouvons utiliser avec nous. Sauf si les Américains veulent nous pousser vers l’entité ennemie, pour que les Libanais aillent y investir... Donc la Syrie est le seul pays.

Ensuite, dès qu’il y avait certaines facilités pour relancer l’économie, les interdictions commençaient à pleuvoir. Prenons l’exemple du dossier de l’électricité. Lorsque l’ambassadrice des Etats-Unis déclare : nous vous autorisons maintenant à amener le gaz égyptien via la Jordanie et la Syrie au Liban et nous vous autorisons aussi à amener de l’électricité à partir de la Jordanie via la Syrie, c’est une reconnaissance  tacite que ce sont eux qui interdisaient et maintenant, ils ont changé d’avis. Selon mes informations, il ne s’agit d’ailleurs pas d’une décision définitive. Car il faut l’approbation de l’administration mais aussi du Congress. De toute façon, nous ne sommes pas fâchés de cette décision. Mais ce sont les Américains qui disent qu’ils ont donné leur autorisation. Ce qui signifie que depuis trois ans, ce sont eux qui interdisaient et qui ont changé d’avis maintenant. Cela signifie aussi que lorsqu’il était question d’améliorer l’électricité, au cours des trois dernières années, ce sont eux qui ont empêché la réalisation de ce projet. Combien ce blocage a-t-il coûté au Trésor ? Combien de milliards de dollars ? Combien le peuple libanais a-t-il souffert de la crise de l’électricité ces dernières années ?  Combien l’économie libanaise a-t-elle souffert de cette crise ? Qui assume la responsabilité de tout cela ? Ne sont-ce pas les Etats-Unis ? S’il n’y avait pas l’interdiction, ou le véto américain, le secteur de l’électricité aurait été dans une bien meilleure situation. Les Libanais n’ont pas tenté de faire pression sur les Américains pour obtenir une exception. Pourquoi cette exception est-elle arrivée maintenant ? Car il y a eu des dangers d’un autre genre. Parce que quelqu’un est venu dire : nous voulons amener le mazout et l’essence d’Iran. Or cela menace le plan pour le Liban dans lequel les Américains ont investi.

Cela signifie que si les Libanais avaient élevé la voix il y a quelques années au sujet de l’électricité -qui constitue une grande partie des malheurs de ce pays, au niveau des prêts, des crédits, des générateurs, du mazout- et crié fort face à l’ambassade américaine, ils auraient pu obtenir une exception. La preuve je vais vous la donner. J’ai lu dans les médias et dans le fil des informations, il y a deux ou trois jours, que l’Iran, dans un communiqué officiel du ministère de l’Energie, a annoncé avoir repris  l’exportation  de l’essence et de l’huile du gaz vers l’Afghanistan à la demande des Talibans. Que signifie «a repris» ? Qu’au cours des années précédentes, lorsque le gouvernement était contrôlé  par les Américains parce qu’ils occupaient ce pays, interdisaient l’importation de l’essence et de l’huile pour le gaz iraniens. Maintenant que les Américains sont repris, l’importation à partir de l’Iran est redevenue possible. A ceux qui disent qu’il n’y a pas d’essence en Iran, je voudrais préciser que l’Iran vend de l’essence à tous les pays voisins et pas seulement à l’Afghanistan. En tout cas, il s’agit d’un gouvernement pro-américain et l’administration américaine a fait une exception. Si le Liban signifie quelque chose pour les Etats-Unis, ils devraient lui faire des exceptions. La situation ne se limite pas aux longues files devant les stations d’essence et pour acheter du mazout. Désormais, les hôpitaux sont menacés, les malades du cancer aussi, les gens sont menacés d’être privés de pain. Tout est menacé et l’hiver approche. Messieurs les Américains et de l’ambassade américaine, si le peuple libanais signifie quelque chose pour vous,  faites-lui une exception, épargnez-lui l’application de la loi César. Cela ouvrira la porte vers la Syrie et permettra au Liban de revivre. Pourquoi faites-vous pression sur le peuple libanais de la sorte ?  Faites une exception pour l’essence, le mazout et l’huile pour le gaz iraniens, comme vous l’avez fait pendant des années pour le gouvernement pro-américain en Afghanistan.  Pourquoi ne le faites-vous pas ?  Le gouvernement libanais, les responsables libanais, les députés et les forces politiques, les Amis des Etats-Unis, vous les menacez de sanctions au lieu de faire des exceptions... nous ne voulons  votre argent, ni vos aides, juste levez les dommages que vous nous causez. Vous dites que si le Liban importe des carburants et produits pétroliers de l’Iran il sera considéré comme un Etat voyou Est-ce tout ce que valent le peuple libanais et ses différentes composantes pour les Etats-Unis et pour leur ambassade ?

En tout cas, nous devons faire attention à cette question. Ce que nous faisons pour tenter d’alléger les souffrances des Libanais a fait l’objet de beaucoup de mensonges notamment dans certains médias arabes qui se considèrent parmi les premiers de la région. Mais comme on dit, les mensonges ne peuvent pas durer longtemps. Les prochains jours devraient montrer la vérité au peuple libanais, au sujet des bateaux qui amènent les produits pétroliers d’Iran. Je voudrais encore ajouter qu’avec les frères en Iran, nous avons décidé au cours des deux derniers jours de préparer un troisième navire, car nous approchons de l’hiver, septembre a commencé et bientôt nous serons en octobre. Certes, les deux premiers bateaux sont proches, mais il est certain que nous aurons besoin d’un troisième et peut-être plus encore pour pouvoir aider les Libanais à l’approche de l’automne. Dans ce dossier, je ne donnerai pas d’élément nouveau avant que le premier bateau n’arrive au moins en mer Méditerranée. Comme je l’ai déjà dit, nous ferons  tout ce que nous pouvons pour alléger les souffrances des Libanais. Nous devons continuer à le faire. Nous avons aussi réclamé depuis longtemps la carte d’approvisionnement. J’ai appris que le gouvernement allait  annoncer au cours des prochains jours une plateforme pour contacter les familles et les enregistrer afin qu’elles puissent bénéficier de cette carte. Nous souhaitons que ce dossier soit traité sérieusement. Certes, cette carte n’est pas une solution, mais elle aide à alléger les souffrances des Libanais. Il faut aussi continuer à suivre les agissements des sociétés de pétrole, de gaz, de médicaments et de produits alimentaires pour faire face aux monopoles sous toutes leurs formes et au marché noir.

Tout cela doit se poursuivre, mais le plus important reste la formation du gouvernement. C’est la porte naturelle pour commencer à trouver des solutions à la crise. Hélas, jusqu’à présent, le sang versé à Tleil et les cris des Libanais humiliés devant les stations d’essence, les souffrances des malades du cancer qui sont déchirantes, tout cela n’a pas encore poussé les responsables à former un gouvernement. Nous continuons à insister sur cette formation. N’écoutez pas les propos creux sur un lien avec le dossier nucléaire iranien. Ce sont des propos stupides, dénués de tout fondement. Tout le monde sait que les discussions portent sur tel portefeuille et tel nom. N’est-il pas temps que ces discussions se terminent ?

Je voudrais encore parler du dossier du port. Certains me disent pourquoi voulez-vous aborder cette question ? Je l’ai fait et je le refais car je voyais venir cet instant où il devient de plus en plus clair que le juge d’instruction est en train d’aborder ce dossier de façon discrétionnaire, en cherchant à viser certains et le politiser. Le mandat d’amener émis à l’encontre du Président du Conseil  démissionnaire Dr Hassane Diab confirme toutes ces craintes que nous avions évoquées par le passé. J’avais déclaré que ce juge va s’acharner sur le Président du Conseil chargé des affaires courantes parce qu’il n’a pas un parti politique derrière lui, ni une grande assise populaire. Commençons donc par là.  Il a utilisé son pouvoir contre la partie faible et c’est inacceptable. C’est même contraire aux dispositions de la Constitution. Les articles 70 et 71 définissent la partie habilitée à juger les présidents, les premiers ministres et les ministres. Si nous sommes dans un Etat de droit, il faut respecter les lois et la Constitution.  Si nous nous voulons les juger devant la justice ordinaire, il faut d’abord amender la Constitution. Des propositions ont été faites en ce sens et tout le monde sait qui ne les a pas acceptées. Nous ne voulons pas entrer aujourd’hui dans les surenchères. Au nom du Hezbollah, je voudrais dire aujourd’hui  que cette initiative du juge d’instruction contre le Président du Conseil chargé des affaires courantes  est inacceptable. Nous demandons aux parties judiciaires concernées d’intervenir  selon les dispositions de la Constitution et en respect de la loi. Nous n’acceptons pas que l’on soit injuste avec qui que ce soit et sous n’importe quel prétexte.

Le dernier point que je veux évoquer à la veille du 31 août, c’est l’enlèvement et l’agression contre le chef imam Moussa Sadr, que Dieu le ramène en bonne santé avec ses compagnons, cheikh Mohammed Yacoub et le journaliste Abbas Badreddine. Chaque fois que nous évoquons cet événement, la tristesse nous étreint. Il s’agit d’une agression contre le Liban et d’une grande injustice faite à l’imam de la patrie, l’imam des déshérités, le symbole de la conscience, des valeurs morales et humaines. En s’en prenant à ce grand imam, Moammar Kadhafi et ceux qui se tiennent derrière lui, voulaient justement viser cette résistance dotée de cette culture, de cette passion et de cette détermination.  L’imam, dans sa culture et sa pensée était tourné vers la Palestine et vers Jérusalem. Il pensait à la terre mais regardait vers le ciel. Il a tout fait pour empêcher l’éclatement de la discorde au Liban. Il voulait préserver le Liban et els Libanais et empêcher que soit versée la moindre goutte de sang. Alors que c’était justement le projet des autres. Ils ont donc enlevé cet obstacle face à leurs projets terribles. En le faisant disparaître, ils ont tenté de porter un coup  fatal à sa culture et à sa vision humaniste, pour laisser la place libre à la haine, à la rancœur, aux combats et à l’allégeance aux étrangers. Le plan ne concernait pas seulement le Liban, mais l’ensemble de la région. L’imam Sadr était plus grand que le Liban, il était à l’échelle de la région. Ses rêves et ses espoirs étaient aussi à la dimension de la région. Son nom restera présent en force dans nos cœurs et nos esprits. Il nous a tracé la voie et nous le suivons. Je demande à Dieu de le libérer et qu’il revienne parmi nous avec ses compagnons, qu’il reprenne sa place auprès de tous les fils d’Amal et du Hezbollah et de tous les Libanais même les non-chiites qui croient en ses valeurs. Les Libanais avaient écouté ses discours dans la mosquée et dans l’église...

En célébrant l’anniversaire de la seconde libération,  j’espère que nous continuerons à aller de victoire en victoire et que nous pourrons faire face et surmonter cette guerre économique qui vise à briser notre détermination et notre volonté.

A la fin de mon discours je voudrais rendre hommage et remercier les familles des martyrs, les pères, les mères, les épouses, les enfants, les frères et les sœurs, je m’adresse à toutes ces familles nobles  qui ont donné ce qu’elles ont de plus cher surtout dans les dernières batailles , je parle ici de tous les martyrs, ceux de la résistance et ceux de l’armée, des forces de sécurité de l’armée syrienne et des forces populaires syriennes... je m’adresse à tous ceux qui ont souffert , nos frères dans la Békaa qui ont toujours été à la hauteur des défis et qui ont contribué à cette victoire. Je les remercie tous. 

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