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Le Soudan: Un seul «non»... à la normalisation !

Le Soudan: Un seul «non»... à la normalisation !
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Par Zeinab Abdallah

L'Égypte et la Jordanie ont été les premiers pays arabes à normaliser avec l'ennemi de la nation, puis les Émirats, Bahreïn et le Soudan les ont rejoints.

Non ! Il est vrai que c'est le système en Égypte, en Jordanie, aux Emirats, à Bahreïn et au Soudan cherchant la cordialité du régime d'occupation. Quant aux peuples, non, ils ne sont pas comme ceux qui les gouvernent.

Généralement, les peuples sont affectés par les méfaits de leurs dirigeants. Cependant, lorsqu'ils rejettent catégoriquement la normalisation, ils sont certains de pouvoir changer la trajectoire malgré l'intention du dirigeant. Parmi les peuples dont le déni et le refus de soumission relèvent de leur dignité, il y a ceux qui se dissocient de la honte de leurs dirigeants et déploient tous leurs efforts afin de faire échouer leurs complots.

Parmi les peuples aussi, ceux qui sous-estiment tout précieux pour la liberté de la Palestine, et dirigent la boussole de leur dignité vers la première kiblah, qui demeure le motif et le symbole.

L'ancien ministre Hassan Rizk et vice-président du «Mouvement pour la réforme maintenant» au Soudan, a affirmé au site AlAhed que «son pays soutient la question palestinienne depuis 1948 et a combattu aux côtés des Palestiniens et des Arabes dans toutes leurs guerres».

Il a ajouté que «c’est le Soudan qui a uni la nation et a promu la libération de la Palestine et de la mosquée Al-Aqsa à travers les trois non de Khartoum, faisant référence au sommet des trois non.

Le fameux sommet est le quatrième sommet de la Ligue arabe. Il s'est tenu dans la capitale soudanaise, Khartoum, le 29 août 1967, dans le contexte de la défaite arabe contre l'entité «israélienne» en juin de la même année. Le sommet était connu par le sommet des Trois Non, et insistant à adhérer aux principes fondamentaux par trois non : «Non» à la paix avec «Israël», «Non» à la reconnaissance d’«Israël» et «Non» à la négociation avec l'ennemi sioniste avant la restauration des droits.

Selon le vice-président du parti soudanais, il s’agit d’un grand événement qui est devenu un point marquant en faveur du Soudan, réalisé  par de grands dirigeants comme Al-Mahjoub et Al-Azhari. «Après 72 ans de résilience et de défi, des dirigeants faibles ont pris leurs fonctions et ont gaspillé la question. Ils ont suivi les agents et les pays coloniaux et ont abandonné la mosquée, la Palestine et  l’honneur de la nation», regrette-t-il.

L’ancien ministre affirme que le peuple soudanais n'abandonnera jamais ses principes. «Nous continuerons à défendre la Palestine, son territoire et son peuple, et nous serons avec les premiers entrants et libérateurs de la mosquée Al-Aqsa, que nous espérons être si proche», a-t-il ajouté.

En outre, M. Hassan Rizk considère qu'il ne sert à rien de normaliser avec l'ennemi sioniste ; les pays arabes et islamiques l'ont essayé, mais ils n'ont rien gagné. «Après Camp David, nous avons perdu les pays africains qui soutenaient la Palestine et qui boycottaient l'entité d'occupation, et ces pays ont normalisé leurs relations avec Israël et sont devenus un marché pour l'ennemi.»

L'ancien ministre soudanais s’attarde sur les conséquences de la normalisation, se rappelant comment l'Égypte a perdu son agriculture, sa santé, sa sécurité et son leadership, et comment les Palestiniens ont perdu leur unité, leurs armes et une grande partie de leurs territoires, en plus de leur perte de Jérusalem, de l'établissement de colonies, de la démolition de leurs maisons, et du meurtre et de l'emprisonnement d'enfants et de femmes ...

Rizk souligne que le manque d'intérêt s'applique également à la Jordanie, à la Mauritanie, au Tchad, à l'Afrique centrale, à l'Érythrée et au Soudan du Sud ... La liste est longue, y compris tous les pays qui ont normalisé leurs liens avec l'entité d'occupation, ajoutant que la raison en est que «les Juifs sont avares.»

De son côté, le membre du Secrétariat général du Rassemblement arabe et islamique pour soutenir l'option de la résistance et le coordinateur de la branche soudanaise, le professeur Idris Abdel-Qader Ayes, affirme que le Soudan n'a pas abandonné le fait d'être parmi les premiers pays à organiser des manifestations contre l'ennemi sioniste, mais le régime a trahi le peuple et est tombé dans les bras des États du Golfe et a travaillé sur leur ordre, soulignant que ce que le peuple rejette, malgré que la position du Gouvernement de transition a affecté une grande partie du peuple.

«Le peuple soudanais est aujourd'hui divisé en raison de l'effondrement de la situation économique. Beaucoup d'entre eux pensent que la raison en est le blocus et les sanctions américains. Cependant, ils considèrent toujours la question de Palestine étant la principale raison de résister à la normalisation», souligne le chercheur islamique soudanais et activiste politique.

M. Ayes ajoute que la majorité du peuple soudanais résiste et rejette la normalisation. La preuve est les rassemblements publics et les positions contre la normalisation, la considérant comme une affaire honteuse et inacceptable.

Commentant la position des groupes d'opposition, l'activiste politique considère que «le Parti réformiste n'a pas de mot à dire aujourd'hui, la raison en est que ses symboles ont participé au gouvernement d'Al-Bachir».

D’un autre côté, il affirme que les opposants à la normalisation travaillent dur aujourd’hui pour défaire le Gouvernement la normalisation à travers la pression médiatique, publique et juridique, soulignant que le peuple soudanais ne cédera pas à la normalisation du régime et s’y opposera par divers moyens et ne laissera pas la Palestine, si Dieu le veut, et n’abandonnera pas la mosquée Al-Aqsa. Il ajoute que le peuple va s’efforcer afin que le Gouvernement soit confronté à deux options, l'une est de revenir sur sa mauvaise décision et l'autre de l’annuler.

Entre les deux options se trouve le seul «non» qui résume le rejet absolu de toute relation avec l'occupant de la Palestine. Dans ce cas, les trois non sont inutiles. Un seul «Non à la normalisation», suffit pour sauvegarder la nation de la déception et l’unir derrière la première et la dernière question, la Palestine.

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