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La Grande-Bretagne et le Hezbollah : la Chambre des communes sous tutelle israélienne !

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Par le journal Al-Akhbar, traduit par AlAhed

Le ministre britannique de l'Intérieur, Sajid Javid, a annoncé qu'un projet de résolution visant à inclure la "branche politique" du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Cette décision vivement discutée hier à la Chambre des communes britannique, témoigne d'une scission claire entre les députés pro-conservateurs et certains députés travaillistes qui ont demandé à Javid d'expliquer les raisons de cette décision subite. Il est clair que le ministre anglais d’origine pakistanaise, qui entretient des liens étroits avec le lobby des amis d’”Israël”, cherche à apaiser les électeurs juifs dans le but de devenir Premier ministre à la place de Teresa May, qui fait face à des difficultés au sein du gouvernement et du parti conservateur. Après avoir été nommé ministre de l'Intérieur, il avait déclaré que s'il devait choisir un pays autre que la Grande-Bretagne, il choisirait de vivre avec ses enfants en «Israël»!

En revanche, la position du parti travailliste était faible. Ses députés ont évoqué la décision mais ne s'y sont pas opposés, à la lumière des campagnes médiatiques contre le chef du parti, Jeremy Corbyn, l'accusant d'antisémitisme, ainsi que la scission au sein du parti des "travailleurs" conduit par le lobby pro-israélien au sein même du parti.

Des sources diplomatiques bien informées ont souligné que la position du parti des travailleurs est "lâche", qui reflète la situation du chef du parti Corbyn «qui est maintenant en position de défense après avoir reçu plusieurs coups durs».

Plusieurs députés travaillistes se sont référés, dans leurs interventions, à la lettre envoyée hier par l'ambassade du Liban à Londres, qui demandait des éclaircissements sur la dernière décision du ministre de l'Intérieur. Selon les informations, la lettre a été envoyée à plus de 250 députés et expliquait en détail que «cette décision erronée limitait la marge de manouvre britannique au Liban et dans la région, notamment que le Hezbollah est une faction largement représentée au parlement, au gouvernement et dans les municipalités, et qu'il est difficile de la distinguer du peuple libanais».

La lettre a signalé que «le Hezbollah n'avait jamais visé les citoyens britanniques ni le territoire britannique, ce qui remet en question la dimension politique de la décision de l’inclure sur la liste des organisations terroristes, notant que la prise d’une telle décision devrait suivre un mécanisme objectif et factuel plutôt qu'une décision politique arbitraire qui ne sert ni le Liban ni la Grande-Bretagne».

D'autre part, les interventions des députés conservateurs semblaient hostiles au Hezbollah, avec de fausses informations et des mensonges, l’un des députés est allé jusqu’à accuser «le Hezbollah d’attaquer les réfugiés chrétiens au Liban!»

Le projet sera présenté demain à la Chambre des Lords, avant qu’il ne revienne vendredi à la Chambre des communes pour finaliser la décision. En l'absence d'objection, il est susceptible qu’il soit approuvé sans vote. Et en cas d'objection, il serait favorable à son approbation.

Outre les activités de l’ambassade du Liban, la question qui se pose est de savoir pourquoi l’État libanais n’a pas entrepris ces derniers mois des initiatives pour entreprendre une communication avec le gouvernement britannique pour le décourager de la prise d’une telle décision, notamment que les rapports de l’ambassade libanaise à Londres, ont prévenu des préparatifs du projet de résolution et auraient pu être évités ou retardés. Le gouvernement libanais détient en main un dossier pouvant faire pression sur le gouvernement britannique, celui de l’accord commercial que la Grande-Bretagne voudrait signer pour garantir l’exportation des produits anglais vers le Liban après sa sortie de l'Union européenne.

Dans le même contexte, Federica Mogherini, Haut-Commissaire de l'Union européenne chargée de la politique étrangère et de la sécurité, a rendu visite aux responsables libanais et a rencontré les trois présidents et l’ancien député Walid Jumblatt dans le cadre de sa visite au Liban pour l'inauguration du nouveau siège de l'UE à Beyrouth. Toutes les déclarations de Mogherini assurent que la relation entre le Liban et l'Union européenne était solide.

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