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L’administration pénitentiaire israélienne met la pression sur les détenus palestiniens

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Le gouvernement israélien cherche à briser la volonté des prisonniers palestiniens en leur arrachant leurs droits fondamentaux et en leur mettant plus de pression.

Des mesures plus répressives

Le ministre israélien de la sécurité intérieure, Gilad Erdan, a dévoilé mercredi une série de procédures adoptées par l’administration pénitentiaire, annonçant ainsi «l'accentuation des conditions de détention» des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes. Ces nouvelles procédures qui visent à faire pression et briser le moral des détenus palestiniens, touchent le quotidien des prisonniers et rendent leur peine plus dure encore. Ces formalités cherchent à réduire l'approvisionnement en eau des détenus, bloquer les fonds de l'autorité palestinienne réservés aux prisonniers, réduire l'autonomie accordée aux prisonniers, leur interdire de cuisiner, réduire le nombre de visites des proches, mettre fin à la séparation des prisonniers appartenant aux différentes factions palestiniennes le Hamas et le Fatah, annuler le rôle du représentant des détenus dans les prisons, diminuer remarquablement la somme de la «cantine» qui permet aux prisonniers d’acheter leurs courses nécessaires, diminuer le nombre de livres dans les cellules, diminuer les portions alimentaires, diminuer le nombre de chaines de télévision…

Le ministre israélien Gilad Erdan qui s’est exprimé lors d'une conférence de presse, a souligné que ses recommandations, seront présentées aux ministres et confirmées au cours des prochaines semaines alors qu’ils seront mis en œuvre d'ici un an. Erdan a déclaré aux journalistes que «la fête est terminée» en se référant à la situation actuelle des prisonniers, ajoutant qu’il ne craint ni les menaces ni les grèves des prisonniers. Il faut noter qu’aucun parti ou agence de sécurité israélienne ne s’est opposé à ces nouvelles reformes bien qu’en novembre dernier des représentants des «forces de la défense israélienne» et du «Shin Bet» s'étaient largement opposés aux mesures répressives, évoquant une possible flambée qui pourrait dégénérer.

Le Président du Club des prisonniers palestiniens, et l’ancien ministre Qadoura Fares, a déclaré que les mesures prises par le ministre israélien contre les prisonniers palestiniens, font partie de la politique pénale menée à leur encontre, et sont une forme de vengeance et de représailles contre les détenus et leurs proches.

L’objectif de ces nouvelles mesures, est de priver les prisonniers de leurs droits humains et de leur reprendre les acquis qu’ils ont obtenus grâce aux sacrifices, à la lutte et aux sangs qu’ils ont versé. Faris a expliqué que depuis le mois de juillet 2018, un comité composé de membres de la «Knesset» et de membres du service de renseignement du «Shin Bet» et des officiers de l’administration pénitentiaire a été mis en place pour déterminer les nouvelles conditions d'arrestation des prisonniers palestiniens et les nouvelles lois dans les prisons afin de limiter le plus possible les bénéfices des détenus.

Commentant la décision du ministre israélien, Abdel Rahman Nassar, le responsable du dossier palestinien au journal libanais «Al-Akhbar» a souligné que «bien que la question des réfugiés palestiniens et celle de la judaïsation de la ville sainte d’Al-Qods soient deux points essentiels de la lutte des palestiniens, la question des détenus dans les prisons israéliennes reste la plus sensible, car c’est une question humanitaire qui touche le quotidien des palestiniens et en particulier les prisonniers et leurs familles . L’ennemi israélien est conscient de cette sensibilité et mise sur ce point».

Selon M. Nassar ces nouvelles procédures viennent dans le cadre des perceptions communes américano-israéliennes pour la mise en action du soi-disant «Deal du siècle». Par conséquent, les mesures israéliennes censées être prises coïncident avec celles qui ont été prises concernant la ville sainte d’Al-Qods, les colonies de peuplement, la bande de Gaza…

D’autre part le journaliste palestinien Nassar a souligné que le timing des mesures répressives est également lié aux élections israéliennes. Les israéliens se sont toujours servis «des dossiers chauds» dans leurs campagnes électorales.

Les statistiques des prisonniers palestiniens

Le nombre de prisonniers dans les prisons israéliennes s'élève à 7 000, dont 330 prisonniers de la bande de Gaza, 680 prisonniers d’Al-Qods et des territoires de 1948, 6 000 prisonniers de Cisjordanie et 34 prisonniers de différentes nationalités arabes.

Parmi les prisonniers figurent 600 prisonniers administratifs, 2 000 détenus et 4 430 condamnés, dont 500 prisonniers condamnés à perpétuité. 58 femmes palestiniennes sont également prisonnières, dont 15 filles mineures, 2 détenues administratives, 13 prisonnières blessées et 30 autres condamnées à différentes peines.

Parmi les prisonniers figurent 320 enfants de moins de 18 ans, dont trois détenus administratifs, 270 condamnés et 47 détenus sans procès.

Le nombre de détenus tombés en martyre lors des mouvements de protestations et de lutte au sein des prisons compte 210 martyrs depuis 1967, dont 72 prisonniers morts torturés et 57 prisonniers blessés morts à cause de la négligence et 74 prisonniers morts après avoir été délibérément assassinés immédiatement après leur arrestation et 7 prisonniers ont été abattus dans les prisons.

Parmi les prisonniers dans les prisons israéliennes figurent 1 200 malades, dont 34 personnes handicapées, 21 personnes atteintes de cancer, 2 atteintes d'hépatite, 17 personnes souffrant de problèmes cardiaques et 19 personnes résidant en permanence à l'hôpital de Ramleh.

Les doyens des prisonniers sont ceux qui ont passés plus de 20 ans enfermés dans les prisons israéliennes: 9 prisonniers ont passé plus de 30 ans, 22 prisonniers sont détenus depuis plus de 25 ans et 29 prisonniers arrêtés avant la signature des «accords d'Oslo» en 1994.

Source: French.alahednews

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