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L’hystérie du «projet iranien» dans la région arabe

L’hystérie du «projet iranien» dans la région arabe
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Par AlAhed

A-t-on jamais observé un journaliste ou politicien saoudien, ayant attaqué son État, à partir du territoire saoudien, dès le lancement de l’offensive contre le Yémen ? A-t-on entendu un journaliste ou un politicien saoudien ayant critiqué les décisions de son État, l’accusant de légèreté, lors de la provocation de la crise avec Qatar ?

Au contraire. Tous les journalistes saoudiens travaillant à Qatar, dont ceux d’Al-Jazeera, ont déposé leurs démissions et sont rentrés dans leur pays, sachant que ces journalistes, qui étaient des stars au Qatar et dans le monde arabe, ont observé le mutisme et ne se sont point opposés aux décisions de leur État, et ne les ont pas acclamées.

Lorsqu’ils ont justifié leurs démissions, ils se sont apparus non-convaincus par la politique de leur pays. Cependant, ils s’y sont engagés, par crainte ou cupidité. «Nous sommes aux côtés des décisions de notre pays», avaient-ils dit.

Les Libanais qui attaquent leur pays à l’heure actuelle, sont les premiers à saluer le patriotisme de ces journalistes saoudiens, ayant soutenu leur pays quel qu’en soit le cas. Toutefois, ces Libanais attaquent leur pays, victime de l’arrogance saoudienne. Ils attaquent leur pays opprimé sous les fouets de la domination saoudienne.

Tout compte pour ceux-là, sauf leur patrie. Cette dernière est pour eux la marchandise qu'ils promeuvent. Ils vivent en courtiers.

Bien qu’il n’y ait aucune logique dans la ligne de conduite saoudienne, sur le plan politique ou militaire, aucune personne n’ose la critiquer ; même ceux qui critiquent leur propre patrie, jugent les agressions saoudiennes contre leurs pays comme un droit. Ils défient même tous leurs compatriotes qui tentent de répondre à l’empiètement saoudien. Ils s’emploient même à les priver de leur patriotisme, voire de leur nationalité. Ils les accusent de former une diaspora iranienne. Ainsi, peu à peu, la cause de la Palestine est devenue le monopole de l’Iran. Cette cause que les arabes ont considérée comme leur cause centrale, s’est transformée en projet de lutte iranien, en raison de l’ampleur des campagnes de diffamation.

Le Palestinien dont le territoire est occupé et mené la lutte, met en œuvre un projet iranien. Le Libanais ayant libéré sa terre et la protège toujours des agressions israéliennes, exécute un projet iranien. Le Syrien qui a défendu son territoire et son sort, protégé son pays de la division, a fait tout cela pour des objectifs et des projets iraniens. Le Yéménite qui repousse une offensive barbare et immorale, n’est qu’un projet iranien.

Mais à part le sophisme médiatique sur la volonté de destruction iranienne, la soif du meurtre et les caprices de l'occupation des capitales arabes, aucun ne nous a expliqué, la nature et teneur du projet iranien ? Alors que la question urgente qui se pose, pourquoi l’Iran lors de la mise en œuvre de son projet, n’entre en collision qu’avec «Israël» et les États-Unis ?

Nous n'avons entendu personne parler d'un projet «israélien», sauf dans le cadre de la tolérance, du développement et de la paix, ni d'un projet américain, sauf dans le cadre de la démocratie et de l'aide économique, comme s'il s'agissait de sociétés caritatives, et non de pays colonisateurs.

Ainsi, nous pouvons déduire que la signification donnée au projet iranien est le projet anti-reddition, le projet de soutien à tous ceux qui résistent aux projets de colonisation. C’est le projet iranien rejeté, qui empêche tout le monde d'accélérer la capitulation.

Le président égyptien, Jamal Abdel Nasser, avait dit un jour que «nous ne devons jamais oublier que l’objectif d’«Israël» consiste toujours à considérer la cause comme égyptienne-israélienne et non arabo-israélienne».

C'est toujours la mentalité dominante chez l'ennemi. Ce dernier conçoit la cause actuellement comme irano-israélienne. Même la République arabe syrienne, partie intégrante du conflit depuis la naissance de l’entité sioniste sur le territoire palestinien occupé, «Israël» tente de la mettre à l’écart du conflit, par l’intensification des raids, disant qu’ils ne visent pas l’armée et l’État syrien, mais plutôt l’Iran en Syrie. Une tentative de notifier qu’«Israël» n’a point de problème avec la Syrie ou toute autre partie arabe, bien que l’offensive a eu lieu contre la Syrie.

Les pays de la normalisation suivent aujourd’hui cette voie. Ils crachent des toxines à travers leurs médias et leur espace ouvert, affirmant qu’en tant qu'Arabes, ils n’ont aucun problème avec «Israël», notant que la cause est plutôt iranienne. Ce fait vise à changer la vérité du conflit, en une insulte pour l’histoire et pour l’avenir.

L’hystérie de l’Iran dans le cerveau pétrolier, le cas échéant, a pour objectif de protéger «Israël» du cerveau collectif arabe et de son hostilité à son égard. Ce sont les faits, sans complication aucune.

Mais le problème avec cette politique c'est qu'elle est instantanée, comme des bulles qui s'évaporent dès qu'elles se heurtent à la dureté de la vérité, illustrée dans l’opération du martyr Fadi Abou Chkheidem. Une opération qui sape et annule ces misérables accumulations, qu'ils ont travaillé à consolider pendant des mois et des années, et rétablit l'esprit collectif, sûr et certain de la boussole de son hostilité.

Par conséquent, ceux qui sont impliqués dans l’insulte contre leur pays afin d'obtenir la satisfaction d'«Israël» et de ses nains où qu'ils soient, doivent savoir que le bateau «israélien» coule, et peu importe combien le pétrole hurle ou gémit, son trou ne sera point raccomodé.

 

 

 

 

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