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L’avertissement de sayyed Nasrallah à ceux qui misent sur le TSL: «Ne jouez pas avec le feu»

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Par Samer R. Zoughaib

Dans un discours prononcé dimanche 26 août, le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a lancé une ferme mise en garde à ceux qui misent encore sur le Tribunal spécial pour le Liban. «Ne jouez pas avec le feu», a-t-il prévenu. Pourquoi ces propos maintenant, et à qui sont-ils adressés? 

A l’occasion de la «Deuxième libération», marquant la défaite des groupes terroristes dans la chaine de l’Anti-Liban et le retour de ces territoires dans le giron de la patrie, sayyed Hassan Nasrallah, a prononcé un discours dont une partie était consacrée au Tribunal spécial pour le Liban (TSL). Dans un avertissement clair, le secrétaire général du Hezbollah a dit, à ceux qui misent encore sur le TSL: «Ne jouer pas avec le feu». Le ton utilisé par sayyed Nasrallah exprime une grande fermeté mais aussi une volonté de donner une chance supplémentaire aux parties internes qui, une nouvelle fois, pensent que des leviers externes pourraient les aider à inverser les rapports de force et, par conséquent, à engranger des gains politiques sur la scène locale. «Ces derniers jours, certains milieux du 14-Mars ont affirmé que le retard pris dans la formation du gouvernement n’est pas dû aux revendications politiques en matière de répartitions des postes ministériels, mais plutôt au fait qu’en septembre, le TSL va rendre public son jugement, et ce verdict aura un grand impact sur la situation au Liban. Ce tribunal n’a aucune valeur et aucune légitimité à nos yeux, et toutes ses décisions n’ont aucune valeur pour nous», a-t-il rappelé.

Une dernière chance

Ce n’est pas la première fois que le leader de la Résistance donne une chance à ceux qui sont impliqués dans l’exécution des plans américano-saoudiens (pour le compte d’«Israël») afin qu’ils fassent marche arrière. Mais ceux-ci ont rarement écouté la voix de la raison et ont continué leur fourvoiement, au risque de précipiter le Liban au bord du gouffre, comme ils l’ont fait en 2008, quand ils ont comploté pour démanteler le réseau de télécommunication de la Résistance, ou entre 2011 et 2016, lorsqu’ils ont parié sur les groupes terroristes qui semaient la terreur au Liban, pour modifier les rapports de force internes.

Cette patience n’a pas empêché la Résistance d’opter pour la riposte décisive, après avoir épuisé tous les recours, lorsqu’ils ont persisté à vouloir jouer avec le feu.   

L’alliance maléfique

A qui sayyed Nasrallah faisait-il allusion lors de son discours? A cette alliance maléfique, conduite par les Etats-Unis, et au cœur de laquelle se trouve «Israël» et l’Arabie saoudite, avec comme exécutants locaux les vestiges du 14-Mars. Ceux-là même qui entravent la formation du gouvernement, en essayant de gagner du temps, et en répandant des informations et des analyses sur de prétendus prochains «changements fondamentaux au Liban», en concomitance avec le verdict du TSL.

Ce n’est pas la première fois que le TSL est instrumentalisé dans le jeu politique interne libanais. Après des mois d’inaction (on avait presque oublié son existence), voilà que cette cour est dépoussiérée et, comme par hasard, elle ressurgit sur le devant de la scène médiatique simultanément avec la campagne de pressions américano-israélo-saoudienne contre la Résistance et à un moment où la Syrie et ses alliés s’apprêtent à asséner le coup de grâce aux groupes terroristes dans leur dernier fief d’Idleb.

Le fait de déterrer cet outil est un signe de faiblesse de la part de l’alliance maléfique. Il intervient après l’échec de toutes les vaines tentatives visant à abattre la Résistance, à commencer par la guerre directe menée par «Israël» en 2006, et la guerre par proxys, menée par l’entremise des légions de takfiristes acheminées du monde entier en Syrie. A cours de moyens, les voilà qu’ils reviennent à un outil obsolète, qui a déjà montré son inefficacité et ses limites.

Sayyed Nasrallah s’est contenté, dans son discours, d’un avertissement ferme à ceux qui jouent avec le feu, leur faisant comprendre que leurs agissements leur coûteront cher, comme cela s’est déjà produit dans le passé.

L’instrumentalisation du TSL s’accompagne donc d’une intensification de la campagne de pressions politiques, économiques et diplomatiques contre la Résistance. Mais aussi, d’un durcissement du ton contre le président de la République, Michel Aoun, dont la détermination et les positions patriotiques ont contribué aux victoires du Liban contre les groupes terroristes.

Vaincue en Irak et en Syrie, contenue au Yémen, l’alliance maléfique veut réutiliser le Liban comme nouveau champ de bataille pour croiser le fer avec l’axe de la Résistance. Grave erreur de calcul, car l’expérience a prouvé que le Liban n’est pas le maillon faible de cet axe mais bel et bien le front le plus solide et le plus déterminé.

Ils seront une nouvelle fois vaincus et humiliés. 

Source : French.alahednews

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