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Des experts américains racontent l’histoire de la confusion américaine à l’égard de l’Iran !

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«La soumission de l’Iran et son retour à la table des négociations pour un nouvel accord semble être improbables». Par ces mots, le secrétaire adjoint du ministre à la défense du département du Trésor américain, Matthew Levitt, a décrit la futilité des sanctions contre l’Iran. Delà, l’analyse de la situation iranienne, qui est une priorité pour la plupart des observateurs à la lumière de la guerre menée par Washington aujourd’hui contre la République islamique, et ses dimensions qui dépassent la géographie iranienne, doit avoir une nouvelle approche. La vulnérabilité des paris de Washington est de plus en plus menacée, non seulement suite à l'effondrement de l'unilatéralisme international, mais aussi suite à la contradiction qui se manifeste clairement dans les intérêts des États-Unis et leurs alliés traditionnels, en particulier l'Europe. En outre, l'attaque américaine contre la République islamique ne s'inscrit pas dans une stratégie claire et définie, et même l'imposition des sanctions qui n’est qu'un outil de pression, est souvent confondue par les analystes par la politique américaine à l’encontre de l’Iran. Quels sont les faits qui rendent improbable le succès des sanctions ? Et comment les experts américains identifient-ils les signes de confusion et de faiblesse dans la politique américaine envers l’Iran ?

Plusieurs faits reflètent la réalité des choses :

Premièrement, si les États-Unis d’Amérique savent que la provocation de Téhéran ne doit pas dépasser un certain seuil, cela signifie que Washington cède aux nouvelles équations régionales et reconnait le rôle stratégique de Téhéran. L’expérience passée prouve que le conflit américano-iranien est historique et dépasse le pouvoir iranien, jusqu’au peuple iranien, Washington est persuadé que l’Iran n’aura jamais besoin d’elle.

Deuxièmement, le rôle croissant de l’Iran et la géographie politique de la République islamique imposent l’Iran en tant qu'acteur principal dans la région qui ne peut être écarté. Si le contexte stratégique de la région imposera un règlement, l’Iran sera alors l’un des éléments essentiels. De là, l’importance des comptes des parties et leur conviction de la priorité des règlements politiques loin des guerres.

Troisièmement, toute bataille contre la République islamique, quelle que soit sa forme, son cadre ou son type (dure ou douce), est une bataille de longue haleine. Ce que Washington connaît bien et connaît sa difficulté, en particulier à la lumière du déclin de l’influence de ses alliés régionaux et de leur capacité à affronter Téhéran.

De là, l'analyse ci-dessus est liée aux aveux des experts américains qui ont mis en question les conséquences des sanctions actuelles.

- le magazine «The New Yorker» a publié il y a quelques jours, un rapport rédigé par l’analyste « Robin Wright, » qui a posé un contexte clair pour la guerre entre Washington et Téhéran se demandant qui a la plus grande capacité de résistance : l'Amérique ou l’Iran ? Il suffit de poser une telle question pour reconnaître la difficulté à obtenir des résultats préalables de la guerre économique américaine contre Téhéran. L’écrivaine n’a pas caché qu’il y a une différence significative entre les sanctions actuelles et précédentes (2015-2012), la situation actuelle est différente, en particulier après la déclaration des ministres des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne et les ministres de l'Union européenne exprimant leurs inquiétudes face aux décisions américaines contre l'Iran, étant donné que ces pays ne semblent pas être d’accord avec l'orientation de la direction américaine actuelle, ce qui rendra Washington isolée dans sa décision. Ils se sont par ailleurs engagés à maintenir des canaux financiers avec Téhéran.

Richard Nephew, l'auteur de «The Art of Sanctions», a reconnu que le choix des sanctions actuelles ne semble pas efficace, et causera de nombreuses difficultés. Les différences qui existent entre Washington et les gouvernements européens rendent la position américaine vulnérable, affaiblissant sa position et frappant ainsi la force de la diplomatie internationale que Washington utilise dans de tels cas. Alors que l’Europe peut trouver intéressant d’augmenter la coopération avec l’Iran, et l’une des conséquences des sanctions américaines contre l’Iran sera le passage de l’Europe de l’Ouest à l’Est.

De son côté, «Daniel Glaser», l'ancien secrétaire d'Etat au département du Trésor américain pour les crimes de financement du terrorisme, admet que Washington est dans une confusion avec sa politique à l'égard de l'Iran, adoptant des positions qui ne relèvent pas d’une stratégie claire. S’interrogeant sur l'absence du contexte stratégique pour ces sanctions ?!

Entre l’analyse et l’opinion des experts américains, on se rend directement compte que la guerre par le biais des sanctions fait partie de la guerre médiatique, en tant qu’outil de la guerre douce. Aujourd’hui, la situation dans la région se dirige vers la fin des guerres dures, ce qui nécessite une attention particulière aux armes douces. Il ne fait aucun doute que les sanctions contre l’Iran constituent un défi pour l’Iran et ses alliés régionaux et internationaux, ainsi que l’axe de la résistance. Voici la guerre, et ses effets, et le vainqueur est celui qui gagne à la fin.

Source : Al-Ahed, traduit par l’équipe du site

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