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Discours à l’occasion de la Journée Internationale d’Al-Qods

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Au nom de Dieu

Je vous remercie de votre présence en ce jour du mois de Ramadan, ce jour de jeûne sous le fort soleil. Nous sommes ainsi comme nos frères à Gaza et dans de nombreux endroits du monde qui sont sortis vers midi après la prière du vendredi. Je vous salue donc tous et je demande à Dieu d’accepter vos actions en ces nuits bénies du mois du Ramadan.

Discours à l’occasion de la Journée Internationale d’Al-Qods

Nous nous retrouvons une nouvelle fois en ce dernier vendredi du mois de jeûne, dans le cadre de la Journée Internationale d’Al Qods décrétée par l’imam Khomeiny et qui a une grande signification religieuse, jihadiste et humaine. En décrétant cette journée celle d’Al Qods, l’imam Khomeiny avait de nombreux objectifs dont j’ai déjà parlé auparavant. Il voulait notamment que la cause d’Al Qods demeure vivante dans les esprits et dans la conscience de la oumma et des peuples du monde. C’est d’ailleurs pourquoi il n’a pas appelé cette occasion la Journée islamique d’Al Qods ou encore la Journée islamique internationale d’Al Qods. Il a voulu que cette occasion soit plus générale et soit de la solidarité de tous les peuples du monde avec Al Qods.

Après la mort de l’imam Khomeiny, son successeur l’ayatollah Khamenei a perpétué cette occasion, insistant sur l’importance de poursuivre l’engagement en faveur d’Al Qods. C’était clair dans son disco urs il y a quelques jours lorsqu’il s’est adressé en arabe devant le mausolée de l’imam  Khomeiny aux Arabes et en particulier aux jeunes pour leur demander avec force de participer à cette Journée et d’assumer ainsi leurs responsabilités envers la cause de Jérusalem.

L’importance de cette occasion se confirme, ainsi que le fait que cette journée doit être internationale, d’abord parce que Jérusalem, avec ses lieux chrétiens et musulmans, est au cœur du conflit qui dure depuis plus de 70 ans et elle est le symbole de ce conflit. Elle n’est donc pas seulement un titre et un symbole. Elle est le cœur et l’essence du conflit.

De plus, Jérusalem subit chaque années de nouveaux développements  et de nouveaux complots destinés à la contrôler et à travers elle à liquider la cause palestinienne et à trancher le conflit. Le dernier développement en date a été la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’entité israélienne et le transfert de son ambassade de Tel Aviv jusqu’à cette ville. Mais le plus grave reste ce qui se dit au sujet du «deal du siècle» qui vise à en finir définitivement avec la cause palestinienne et à remettre une fois pour toutes les lieux saints de Jérusalem sous le contrôle des Israéliens.

Aujourd’hui, nous célébrons donc la Journée Internationale d’Al-Qods et nous avons choisi pour lieu de cette rencontre la localité de Maroun el Rass pour un double symbole : D’abord parce qu’elle est située à la frontière et qu’à partir de cette localité on peut voir la Palestine et humer son air. Cette localité donne sur vos villages en Palestine, sur ces villages que l’entité sioniste a volé et violé et remis aux siens venus de tous les coins du monde. Le symbolisme de cette proximité avec la Palestine réveille tous les sentiments et les émotions. Le second symbole est lié à la localité elle-même qui a été le théâtre de l’un des épisodes les plus héroïques de la résistance dès les premiers jours de la guerre de juillet 2006 qui a duré 33 jours. Mon discours va être centré sur l’occasion que nous célébrons ensemble : Jérusalem, la Palestine, le conflit avec l’ennemi et l’environnement stratégique de notre axe et dans notre combat dans la région.

Aujourd’hui, lorsque nous regardons   ce qui se passe dans le monde, dans le cadre de la Journée Internationale d’al Qdos, lorsque nous voyons ces dizaines de milliers de personnes à l’intérieur et autour de la mosquée Al Aqsa venus prier pour la dernière semaine du mois de Ramadan,  lorsque nous voyons ces dizaines de milliers de personnes qui sont venues sur les lignes de front, sous le soleil alors qu’elles suivent le jeûne, lorsque nous voyons que les gens sont sortis célébrer cette journée dans 900 villes d’Iran, au Yémen, à Sanaa, Saada et Hadida, à Bagdad, au Pakistan et hier soir à Bahrein et dans plusieurs villes du monde, lorsque nous voyons toute cette foule mobilisée et motivée pour célébrer la Journée Al Qods décrétée par l’imam Khomeiny, nous constatons que cette occasion reste vivace et présente en dépit des efforts des ennemis de Jérusalem, internationaux et régionaux pour annuler cette Journée.

Ces foules multiples unies dans un même objectif  montrent que Jérusalem reste une cause majeure, en dépit du fait que l’agression remonte à plus de 70 ans et malgré ce qui s’est passé dans plusieurs pays arabes et musulmans de la région depuis 2011. La cause de Jérusalem est donc toujours présente dans notre conscience, dans nos cœurs et dans les émotions de cette oumma et dans le monde entier. C’est un point de force, que toutes les alliances nouées pour liquider cette cause n’ont pas réussi à détruire.     

Je commence par la ville de Jérusalem qui fait face aujourd’hui à 3 défis essentiels. Cette ville est d’abord une cité, elle est ensuite la capitale de la Palestine et enfin elle est la terre des Lieux Saints.

Le premier défi après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’entité israélienne – ce qui était prévisible parce que dans la lignée de la politique américaine dans la région, à travers les administrations successives- est de faire en sorte que les Etats du monde et en particulier les Etats arabes et musulmans ne suivent pas l’exemple des Etats-Unis  et n’acceptent pas le fait déclaré par Donald Trump. Cette bataille, en dépit des circonstances pitoyables arabes et musulmanes, a des éléments de force, dont le fait que cette reconnaissance n’est pas acceptée par une grande partie des pays du monde. Nous l’avons constaté  au cours des réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le plus élémentaire – et je dis bien élémentaire- est que les Etats arabes et musulmans l’Organisation de Coopération islamique OCI et la triste Ligue arabe déploient des efforts dans ce sens et remportent cette bataille, en poussant les autres Etats du monde à ne pas suivre l’exemple des Etats-Unis. Il faut préciser que la position des Palestiniens, de l’Autorité et des organisations palestiniennes est primordiale dans ce contexte.

Le second défi est démographique. Depuis 1967, c’est-à-dire depuis plus de 50 ans, les Israéliens cherchent à créer un changement démographique à Jérusalem Est et dans toute la ville en général. Ils l’ont déjà fait à Jérusalem ouest, mais aujourd’hui, la ville est considérée comme un tout et les Israéliens cherchent à en changer l’identité démographique, en rattachant des colonies de Cisjordanie à la ville de Jérusalem sous le nom de Grand Jérusalem et en augmentant les colonies de peuplement à l’intérieur de la ville, pour faire pression sur les Palestiniens et les pousser à partir. Il s’agit là d’une grande bataille.

Le troisième défi concerne les Lieux Saints de Jérusalem, en particulier la mosquée Al Aqsa et tout ce qui se trouve dans cette enceinte.

Dans les deux derniers défis, il faut préciser que la plus grande responsabilité repose sur les épaules des habitants de Jérusalem, chrétiens et musulmans, car leur présence dans la ville, dans leurs maisons et leurs commerces est un élément primordial dans cette bataille. Ils l’ont déjà menée depuis 1967 (date de l’occupation de Jérusalem ouest), mais ils doivent continuer de le faire. Je voudrais d’ailleurs ici faire une précision car beaucoup dans le monde arabe et islamique ne suivent pas de près ce qui se passe là-bas.

Les frères m’ont envoyé des statistiques mais le temps me manque pour vous les lire en entier. Mais en dépit de plus de 50 ans d’occupation, de colonisation effrénée, de rattachement de colonies et de pressions sur les Palestiniens en s’emparant de leurs maisons et en les privant de leurs droits civils, en les poussant au chômage, en détruisant leurs maisons pour n’importe quel prétexte, en les menaçant dans leur sécurité, en dépit des difficultés économiques, des centaines de milliers de Palestiniens continuent de vivre sur place. Ils refusent même d’obtenir la nationalité israélienne et les Israéliens n’ont pas réussi à réaliser le changement démographique qu’ils souhaitent. Au contraire, le nombre de Palestiniens augmente en dépit des pressions et de l’oppression, en raison des mariages et des naissances.

De même, leur présence sur place empêche le changement d’identité de la ville. Leur présence les transforme aussi en « Gardiens d’Al Aqsa » selon les termes des Israéliens. Aujourd’hui, les habitants de Jérusalem, les femmes, les vieux, les enfants, les hommes, sont tous les Gardiens d’Al Asqa. Ils assument cette responsabilité pour le compte de la oumma d’1,5 milliard de musulmans. Les sionistes l’ont eux-mêmes reconnu et leur refus du changement de la portière électronique auquel nous avons assisté il y a quelque temps a poussé le gouvernement à se rétracter.

Ceux qui protègent les lieux saints et l’identité de la ville, ce sont donc les habitants de Jérusalem eux-mêmes.

Même s’ils ne portent pas des armes, le seul fait de rester chez eux, d’ouvrir leurs échoppes, de prier dans les lieux saints, en dépit des circonstances difficiles, des menaces et des pressions est déjà un grand acte de jihad. De grands espoirs sont donc attachés à leur action pour préserver l’identité de Jérusalem et les lieux saints.

Le devoir des autres gens et des musulmans dans le monde est d’aider les habitants de Jérusalem. En toute simplicité, ceux-ci ont besoin d’argent. Malheureusement, certains Etats arabes et certains grands richards arabes au lieu de donner de l’argent aux habitants de Jérusalem pour qu’ils puissent rester chez eux et résister à toutes les pressions et aux conditions économiques difficiles préfèrent dépenser leur argent en achetant leurs maisons. Ils justifient leur action en disant qu’ils sont arabes ou musulmans et qu’ils veulent acheter une maison proche de l’enceinte de la mosquée Al Aqsa, au lieu de faire en sorte que les habitants initiaux restent chez eux et y fassent grandir leurs enfants.

J’ai entendu hier un responsable palestinien dire qu’on a proposé 20 millions de dollars pour une maison proche de l’enceinte de la mosquée. Imaginez un peu c que cela représente pour des Palestiniens qui n’ont pas les moyens de construire une maison, ou d’aménager la leur. C’est un nouveau complot dangereux contre Jérusalem et les terrains fonciers de la ville d’autant que ces grands richards arabes et traîtres finiront par vendre leurs maisons aux sionistes.

Pour aider les habitants de Jérusalem à rester chez eux, il faut leur donner de l’argent, que ce soit le fait d’Etats, de personnes fortunées ou même de gens ayant des moyens modestes. Aujourd’hui, c’est cela la première ligne de front pour protéger la mosquée Al Aqsa, les Lieux Saints et l’identité de la ville. Je ne vais pas dire à quelle caisse il faut donner de l’argent et si celui-ci arrivera à ses destinataires. Ce sont des détails. Celui qui veut faire un don trouvera les moyens adéquats pour cela. Mais il ne faut pas rester au stade des discours. C’est un sujet sérieux. Les habitants d’Al Qods ont la foi et la détermination, ainsi que la patience et l’aptitude à faire des sacrifices pour leur cause. Mais le reste du monde arabe et musulman doit les aider, au moins en leur donnant les moyens de résister, dans leur ville et dans leur bataille.

Sur le plan moral, il faut que Jérusalem soit consacrée  de nouveau comme cause prioritaire, sur les plans médiatique, politique et culturel. De plus, Jérusalem fait l’unanimité. On peut être en conflit au sujet de la Syrie, du Liban, de l’Arabie, mais tout le monde est d’accord sur le dossier de Jérusalem. C’est pourquoi chacun doit travailler dans son domaine et selon ses moyens en faveur de cette cause.

Aujourd’hui, en 2018, il y a un nouveau défi dans le dossier de Jérusalem et de la Palestine. Je l’ai évoqué rapidement dans mon discours du 25 mai. Mais je souhaite en parler plus longuement aujourd’hui. Il y a un élément nouveau dans le monde arabe, en particulier dans certains pays du Golfe. Nous le percevons désormais dans certains médias arabes et internationaux et sur les réseaux sociaux. Nous n’avions pas vu une telle chose pendant 70 ans mais nous la voyons maintenant. Auparavant, il était question d’Il s’agit d’accepter les compromis qui prévoient la reconnaissance d’un Etat israélien, en divisant Jérusalem en deux, sous prétexte de mettre un terme au conflit en admettant la faiblesse des Arabes. Mais nous n’avons jamais vu une telle volonté de trouver des justifications religieuses idéologiques philosophiques et historiques à la défaite des Arabes.

Cette volonté de trouver des justifications religieuses et historiques, c’est l’Arabie saoudite qui en assume la responsabilité en premier. Elle est suivie par les Emirats et Bahrein. Nous trouvons maintenant des plumes dans le monde arabe  qui écrivent que les Israéliens ont un droit religieux en Palestine et à Jérusalem. C’est un début dangereux sur le plan culturel et religieux car il comporte un détournement de l’Histoire et de la religion, une désinformation au sujet des concepts du Coran et de l’Islam.

Hélas, certains aujourd’hui veulent protéger leurs trônes et leurs régimes en faisant le choix de suivre les Américains au détriment de la volonté de leurs peuples. Les Etats-Unis menacent les gouvernants et les régimes qui sont aussi menacés par leurs peuples et leur posent des conditions pour les maintenir au pouvoir. Trump lui-même a déclaré un jour que certains Etats de la région tomberaient en quelques jours si les Etats-Unis arrêtaient de les aider et de les protéger. Ces gouvernants et ces régimes savent donc que pour rester au pouvoir, ils doivent servir les intérêts de l’administration américaine et exécuter la volonté américaine. Or que veut l’administration américaine ? Elle veut que les Arabes reconnaissent Israël et liquident la cause palestinienne. C’est cela l’équation actuelle.

Comment ces dirigeants et gouvernants  peuvent-ils liquider la cause palestinienne  après 70 ans de défense au moins verbale de cette même cause ?  En essayant de trouver des justifications religieuses. Ils sortent ainsi des versets du Coran et des paragraphes de l’Evangile et les ulémas des sultans (la formule initiale est de l’imam Khomeiny qui les avait qualifiés d’experts des sultans) multiplient les sermons  et les discours truffés d’indices qui vont dans le sens de leurs propos pour faire accepter les décisions des gouvernants. C’est ce qui s’est passé en Arabie où pendant 70 ans, la femme était interdite de prendre le volant soi-disant pour des raisons religieuses et biologiques. Il y a quelque temps encore, on disait que le fait pour la femme de conduire pouvait avoir des effets sur son corps et sur sa capacité à avoir des enfants. Et soudain, le sultan a décrété que la femme avait le droit de prendre le volant. La cour s’est empressée de trouver des justifications religieuses pour cela.

C’est exactement ce qui s’est passé avec le sujet palestinien et celui de Jérusalem. C’est la même méthode qui est adoptée pour les petites et les grandes causes.

Ils ont donc découvert aujourd’hui, après 70 ans que les sionistes ont des droits historiques  et religieux en Palestine et à Jérusalem. C’est curieux qu’ils viennent de le découvrir alors que pendant 70 ans, ils n’ont cessé de lire le Coran, de le divulguer, de l’imprimer en des millions d’exemplaires.  Ils ont donc brusquement découvert que La Mecque et la Médine sont des villes saintes pour les musulmans et ceux-ci doivent laisser  Jérusalem aux Israéliens puisqu’ils ont, eux, d’autres villes saintes. Ils se sont ainsi lancés dans des interprétations et des discours religieux, historiques et philosophiques pour étayer cette nouvelle théorie.

Je ne vais pas reprendre ce qu’ils disent et y répondre. Ce n’est ni le moment, ni le lieu pour le faire, sans oublier le fait que le temps manque pour cela. Pourtant ce qu’ils ont dit jusqu’à  présent est un ramassis de sottises qui ne tiennent pas devant une argumentation élémentaire. Mais dans notre monde arabo-musulman, il y a des gens simples que l’on peut duper facilement, surtout si on leur présente des ulémas importants avec la mise en scène adéquate. Ils sont facilement impressionnables et il existe d’autres qui ne sont pas simples mais qui veulent que la cause palestinienne disparaisse et qu’on leur dise que c’est justifié par la religion. Ils seraient heureux d’en finir avec ce poids et cette responsabilité que sont la libération de la Palestine et entendre des ulémas dire que c’est fini est une aubaine pour eux.

La responsabilité des ulémas, des élites, des intellectuels, des médias, des universités, des écoles, des réseaux sociaux et de tous ceux qui ont une langue et une capacité de s’exprimer est donc d’affronter cette discorde et de l’éliminer, de la tuer dans l’œuf avant qu’elle ne se répande dans notre monde arabo-musulman et qu’elle ne détourne les esprits. En principe, ces propos n’ont pas une grande valeur mais lorsque des sommes énormes et des médias importants, des universités et des comités religieux se consacrent à les véhiculer, cela signifie que dans dix ans, nous nous trouverons face à un débat religieux sur cette question.

Nous devons donc être vigilants face à ce défi et l’affronter.

En cette journée Internationale d’Al Qods, en 2018, nous misons sur les générations futures. Eux misent sur le désespoir et la lassitude des nouvelles générations, au point que la Palestine et Jérusalem ne seront plus leurs priorités et nous misons sur la détermination des nouvelles générations, leur culture, leur attachement à la terre et à l’histoire. Ce qui m’amène à la seconde partie du discours consacrée à l’environnement stratégique de la résistance dans la région.

C’est vrai qu’ils travaillent pour nous démoraliser et pour décourager notre environnement, mais permettez-moi de mettre l’accent sur les aspects positifs, sur les points forts et les lueurs d’espoirs sur lesquels nous devons miser dans cette longue confrontation.

Lorsque nous parlons des générations, nous devons regarder vers Gaza. Depuis plusieurs semaines, les habitants de Gaza rejoignent plusieurs points de la frontière sous prétexte des marches du retour. Ils y vont tous, grands et petits, jeunes et vieux, femmes et enfants. Vous les voyez sur les chaînes de télévisions, tombant en martyrs, faisant face aux soldats ennemis, à l’une des plus importantes armées de la région (Je ne veux pas dire la plus forte, car c’est fini cela depuis 2000). Ils font face aux balles de caoutchouc et aux vraies balles, des dizaines d’entre eux tombent soit blessés soit martyrs. Ils ne craignent pas les bombes lacrymogènes. Lorsque nous parlons de 3 et 4000 blessés, c’est qu’il s’agit de 3 ou 4000 projets de martyrs. Car la balle qui les touche vise à les tuer, même si elle n’atteint pas toujours son objectif. De plus, certains blessés succombent par la suite à leurs blessures. Ce qui signifie que les blessés sont réellement des projets de martyrs. Malgré tout cela, ces Palestiniens ne renoncent pas, ne reculent pas. Ils poursuivent leur marche sous le soleil, le ventre creux à cause du jeûne. Ils donnent ainsi une leçon de courage inouïe. Ce sont des héros, prêts au sacrifice suprême parce qu’ils croient dans leur cause. C’est cela l’espoir  que nous avons pour l’avenir. L’avenir de la Palestine et de Gaza est entre les mains  du peuple palestinien. En grande partie du moins.

Ces Palestiniens donnent un aperçu de ce que sont les générations. Vous pouvez regarder leurs visages. Certains sont vieux, ridés, mais la plus grande partie d’entre eux, des dizaines de milliers d’entre eux, ceux qui vont vers les fils barbelés de la frontière sont des jeunes. La plupart des martyrs sont des jeunes. La plupart de ceux qui portent les armes sont des jeunes. Par exemple au Liban, les jeunes viennent nous dire donnez-nous des armes nous voulons aller au front. Nous n’osons pas organiser des manifestations parce que les jeunes veulent surtout aller se battre. Mais en Palestine et à Gaza, les jeunes font face à l’ennemi les mains nues. Ils utilisent la voiture, le couteau et tout ce dont ils disposent, les jeunes e Jérusalem, de Gaza ceux qui prient dans la mosquée Al Aqsa, en dépit des interdictions.

Tous les indices aujourd’hui montrent que le peuple palestinien, où qu’il se trouve, à Gaza, à Jérusalem, en Cisjordanie ou dans la diaspora, ne renonce pas à Jérusalem et à la Palestine. Il ne renonce pas à Al Aqsa ni au droit au retour. C’est un point crucial. Aujourd’hui, tout le peuple palestinien est soumis à de fortes pressions, morales, financières, politiques et économiques pour accepter le deal du siècle. Je l’ai dit, ce qui déterminera la réussite ou non de ce deal, c’est le peuple palestinien, car il constitue la première ligne de protection de la Palestine, des Lieux sacrés de la oumma en Palestine. C’est un élément de force essentiel. Si nous nous trouvions face à un peuple las et désespéré, qui ne supporte plus l’idée de la lutte et du jihad et qui cherche les miettes de nos droits, nous devrions avoir peur et nous dire que ce deal pourrait réussir. Mais tant que ce peuple, après 70 ans de pressions, d’exil, de sacrifices à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine, des centaines de milliers de martyrs et de blessés continue à être déterminé, à s’attacher à ses droits et à vouloir lutter, c’est un grand élément de force dans l’axe de la résistance.

Même en dehors du cadre palestinien, il y a eu aujourd’hui des marches en faveur de la Palestine dans plusieurs coins du monde, des discours, des conférences et des déclarations dans ce sens.  

A ce sujet, j’ai deux remarques :

La première concerne les formes de la célébration de la Journée internationale d’Al Qods. Il y a deux parties, dans le monde arabe et dans le reste du monde.

Dans le reste du monde, il y a une longue liste, documentée, étayée par de sfilms et des informations données par les agences dans le monde.

Cela commence avec l’Iran où 900 cités ont célébré cette occasion, et continue avec la Turquie, le Pakistan, l’Inde, l’Afghanistan, l’Indonésie, le Nigéria, le Sénégal, la Tanzanie, plusieurs pays africains. En Europe de l’est il y a eu de nombreuses célébrations. En Europe de l’ouest aussi, les communautés arabes et musulmanes ont célébré cette occasion, avec même des natifs des pays eux-mêmes, notamment le samedi et le dimanche car dans certains pays, les licences de manifestation ne sont pas données en cours de semaine, juste les jours de congé. Dans plusieurs pays d’Amérique latine, il y a eu aussi des manifestations, ainsi qu’au Canada. Les communautés arabes et musulmanes dans le monde ont une présence remarquable qui leur permet de faire entendre leur voix.

Cela a une grande valeur. Lorsque les gens manifestent dans les rues de Londres, de Paris, de Berlin, de Buenos Aires, de Montréal, de Rio de Janeiro et lorsque les médias du monde entier entendent els manifestants réclamer les droits de la Palestine, cela signifie que cette cause ne meurt pas. Pourquoi dans le monde, les communautés arabes et islamiques manifestent dans les rues ? Parce que les régimes le permettent, parce qu’ils n’ont pas de problèmes avec cela, parce qu’il y a une démocratie, de la liberté, il n’y a pas d’oppression. Parce que aussi, comme c’est le cas en Iran et en Turquie, les régimes adoptent d’une façon générale cette cause. Donc, hors du monde arabe, la situation est bonne. Les communautés arabes et musulmanes augmentent en nombre, les manifestants sont plus nombreux d’année en année et plus solidaires.

Mais dans le monde arabe, c’est différent. Dans chaque Etat sous l’influenc américano-israélo-saoudienne, on ne peut pas respirer et encore moins manifester. Je ne dis pas l’individu ne peut pas organiser une conférence, une réunion ou quelque chose du genre, je dis il ne peut pas respirer. Tout ce qui concerne la Palestine ou Jérusalem est interdit. C’est la réalité. C’est pourquoi dans la plupart des capitales du monde arabe, il n’y aucune célébration de cette journée. Pour certains, c’est parce que cette journée a été décrétée par l’imam Khomeiny. Il s’agit donc d’une journée iranienne. Mais la réalité c’est que lorsque Trump a déclaré Jérusalem capitale d’Israël, les Arabes seraient descendus dans la rue dans toutes leurs capitales si les régimes les avaient laissés le faire. Les régimes ont interdit les réactions parce que telle était la volonté américano-israélo-saoudienne. Qui sont les capitales qui n’ont pas suivi ce diktat ? Il faut les citer et réfléchir longuement sur cette question. A Sanaa, il y a eu une manifestation gigantesque. Est-ce un hasard ? Même dans des pays où il y a une plus grande liberté et moins de problèmes, il n’y a pas eu une telle manifestation, comme à Bagdad ou à Damas. Même à Beyrouth, nous n’avons pas organisé une grande manifestation, juste ce rassemblement à Maroun el Rass. Mais à Sanaa, il y a eu une énorme manifestation, à Saada aussi et même à Hodeyda où ce qu’on appelle la coalition arabe qui est en réalité une agression américano-saoudienne prépare une vaste offensive pour s’emparer de la ville. En dépit de la faim, de la peur, de la maladie, des menaces, des risques de mort, des milliers de gens sont descendus dans la rue dans ces villes pour célébrer la journée internationale d’Al Qods. Ce qui montre bien que le peuple yéménite est plein de foi. Il est pétri de principes. Lorsque les Arabes les trahissent, les affament, les encerclent, envoient leurs avions les dépecer avec leurs enfants, ils manifestent dans les rues par centaines de milliers pour la cause principale des Arabes, la Palestine et Jérusalem. C’est cela la foi, c’est cela la loyauté, c’est cela la sincérité. Ce sont eux les vrais Arabes, non les autres, ces pharisiens qui tuent matin et soir au Yémen et ailleurs et ne permettent même pas la tenue d’une conférence sur Jérusalem et la Palestine. A l’occasion de cette journée, nul n’ose faire la moindre déclaration. Et si quelqu’un ose le faire, il est arrêté en Arabie et il est accusé d’être en relation avec l’Iran, le Hamas et le Jihad ou encore avec le Hezbollah. Son nom sera aussi mis sur la liste des terroristes et il sera condamné à mort. L’accusation est toute prête. N’est-ce pas vrai ? Si c’est faux que quelqu’un le dise.

Cette réalité ne devrait-elle pas pousser tous ceux dans notre monde arabe et musulman qui se taisent sur le dossier yéménite à revoir leur position ? Le spectacle de ce peuple qui en dépit de toutes ses souffrances, de la guerre, des menaces de la faim et de la maladie qui organise des manifestations pour Jérusalem et la Palestine au lieu de militer pour sa propre cause, n’est-ce pas le summum du sacrifice et de l’engagement ? A Gaza aussi les gens sont dans la même situation. Et malgré cela, certains Etats complotent avec les Etats-Unis et Israël  contre Jérusalem et la Palestine. Vous êtes avec qui ? Les années écoulées n’ont-elles pas été suffisantes pour que  certains découvrent enfin qui est l’oppresseur et qui est l’opprimé où est le droit  dans cette situation ?

De même, lorsque nous allons à Bahrein, nous voyons qu’hier soir, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses localités. Certaine sont été réprimées. Pourtant dans ce pays, les chefs sont en résidence surveillée, certains sont malades et leur état est critique, comme cheikh Issa Kassem, des milliers de jeunes sont en prison. Ils sont opprimés, tués, condamnés à mort et on leur retire la nationalité. Malgré cela, ils tiennent à exprimer leur solidarité avec la Palestine en cette journée de Jérusalem, alors que le pouvoir chez eux se prépare pour une plus grande normalisation de ses relations avec Israël, se prépare à reconnaître Israël jusqu’au point d’affirmer qu’il a le droit de se défendre au Golan.

A cette occasion, je voudrais aussi demander à tous ceux qui se taisent sur la situation à Bahrein : le temps n’est-il pas venu de reconnaître où est le droit et de définir l’oppresseur et l’opprimé dans ce pays ?

Ce sont là deux exemples de ce défi et de cette responsabilité. Dans le reste du monde arabe, on voit aussi des célébrations dans la mosquée des Omeyyades à Damas, à Kefraya et Foua où les gens sont encerclés depuis des années. Malgré cela, malgré les menaces qui pèsent sur eux, malgré la faim, la maladie et la peur, ils se réunissent, tous, avec leurs enfants et leurs personnes âgées pour dire qu’ils n’abandonnent pas Jérusalem. C’est sûrement un élément de force et une lueur d’espoir. Lorsque la cause de la Palestine et de Jérusalem devient une cause idéologique et une question de foi, de principe, de courage, de valeurs, loin des bazars politiques, lorsqu’elle devient une cause au niveau de l’humanité et que des jeunes désarmés sont prêts à affronter les balles pour elle, tout comme des peuples affamés et menacés au Yémen et à Bahrein sont prêts à tous les défis pour déclarer qu’ils lui restent fidèles, c’est que le pari voulu par l’imam Khomeiny en décrétant cette journée a réussi.

Aujourd’hui, nos générations et nos gens montrent qu’ils sont encore prêts à mourir pour Jérusalem. Aujourd’hui, nous parlons donc d’un axe de la résistance fort..Notre élément de force, c’est principalement nos gens, ces générations qui se sont succédé et qui sont toujours animées par la même foi. Ces nouvelles générations que certains qualifient de générations de Facebook et des réseaux sociaux ont montré qu’elles ne sont pas prêtes à se taire, à se retirer de la bataille et à renoncer à cette cause.

Deux mots sur les Etats. D’abord l’Iran. Depuis le premier jour de la victoire de la révolution islamique là-bas, le nouveau pouvoir a adopté une position claire sur le dossier israélo-palestinien. Il en paie d’ailleurs chaque jour le prix. Je vous le dis en toute simplicité : l’Iran n’aurait pas fait face à toute cette hostilité américaine, israélienne et de la part du Golfe si elle avait dit depuis le début : nous sortons d’un régime tyrannique, notre peuple et pauvre et souffre du chômage, nous n’avons rien à voir avec la Palestine et cette cause ne nous concerne pas, car nous avons bien d’autres problèmes à traiter. Il ne lui était même pas demandé de reconnaître Israël, juste de dire qu’il se désintéresse de ce dossier. Mais la République islamique d’Iran a avec l’imam Khomeiny déclaré depuis le premier jour qu’elle se tient aux côtés de la Palestine et du peuple palestinien. Sa position était claire depuis le début au sujet d’Israël et elle n’a cessé et ne cesse d’en payer le prix.

Il est donc normal dans ces conditions que ceux qui sont hostiles à l’Iran se retrouvent des alliés d’Israël.

Aujourd’hui, nos peuples arabes et musulmans ont la responsabilité de ne pas laisser les Américains, les Israéliens et d’autres instruments dans la région transformer l’Iran en ennemi. Israël doit rester l’ennemi et la Palestine doit rester la cause. L’Iran est l’appui principal est sincère à la cause palestinienne. C’est ce qu’a déclaré l’imam Khaménéi dans son dernier discours, en dépit de toutes les menaces de Trump, de son retrait de l’accord sur le nucléaire, des sanctions qu’il impose  et de l’annonce du nouveau secrétaire d’Etat concernant l’adoption de nouvelles sanctions qui n’ont encore jamais été prise dans l’Histoire. Toutes ces menaces ont-elles fait hésiter le Guide suprême, ont-elles nuancé sa position ou celle du régime et du peuple iranien ? Pas du tout. Les manifestations dans les rues des villes iraniennes à l’occasion de la Journée Al Qods ont montré cela.

Dans notre axe, il y a donc des Etats, des régimes et des peuples. L’Iran n’est pas seulement un Etat et un régime. C’est un peuple, des autorités religieuses, une force régionale qui appuient la résistance, qui appuient Jérusalem et la Palestine et les mouvements de résistance. Ce pays et ce commandement et cette force ont résisté pendant 39 ans aux pressions sous toutes leurs formes et elles s’accrochent à cette résistance parce qu’ils ne veulent pas renoncer à un seul de leurs droits. C’est un élément de force. A tous ceux qui misent sur la chute du régime iranien – c’était le cas il y a quelques mois- pour provoquer un changement énorme dans l’environnement stratégique de la résistance, je dis qu’ils se font des illusions. Ceux qui croient cela ne suivent pas les médias iraniens. Je vais leur donner un indice. Hier c’était la dernière nuit Al Qadr en Iran. S’ils avaient pris la peine de suivre les célébrations dans les villes iraniennes, ou s’ils avaient chargé quelqu’un de le faire pour eux, ils auraient vu ce peuple à Machhad, à Qom, à Téhéran et dans les autres villes, qui travaille en jeûnant dans la journée et veille jusqu’à l’aube pendant trois nuits successives à lire le Coran, écoutez-moi bien, le Coran en arabe-. Tout cela a été diffusé sur les chaînes de télévision. Ils viennent donc en famille pour lire des incantations en arabe toute la nuit. Ce peuple-là peut-il renoncer à sa religion ? à son islam ? à son imam ? à son régime islamique qui a pu être instauré grâce au sacrifice de centaines de milliers de martyrs ? Dans quel monde d’illusions ceux qui croient que c’est possible ? L’Iran, en dépit du blocus et des sanctions, est de plus en plus forte et présente dans la région. S’il y a des manifestations, pour certains problèmes, cela est absorbé et cela reste dans les limites.

A la Palestine, aux mouvements de résistance et à l’axe de la résistance dans son ensemble, à toutes les générations dans notre oumma, je dis que vous avez avec vous cette puissance régionale, forte et déterminée.

Je vais ensuite aborder les changements en Irak. Au cours des années précédentes, en 2016 et 2017, l’Irak était en danger, à cause de Daech. Cette organisation qui a été amenée sur place par les Américains, les Israéliens et les Saoudiens et qui est inspirée de la pensée wahhabite a été vaincue par les Irakiens. Aujourd’hui, pour la Journée internationale d’Al Qods, il y a des défilés militaires à Bagdad organisés par ceux-là qui ont contribué à vaincre Daech. Le peuple irakien élit ses députés et nous connaissons tous les choix de ce peuple. Lz position de l’autorité religieuse de Najaf à l’égard de la Palestine est connue et elle remonte à avant 1948, depuis l’imam sayed Mohsen al Hakim à l’imam sayed Khoï jusqu’aux ulémas actuels. C’est une position historique, traditionnelle et connue. Nous connaissons aussi la position des forces politiques et du peuple irakien à ce sujet. Je ne veux pas pour l’instant faire assumer la responsabilité de la positon au gouvernement irakien actuel. Mais je sais, à travers mes contacts, mes rencontres et mes informations la réalité des positions irakiennes si une grande bataille est déclarée dans la région. Je conclurai par cela. Mais pour l’instant, je dis c’est qu’il y a  un grand changement en Irak qui sert l’axe de la résistance et le camp de la résistance. L’Irak que les Etats-Unis ont voulu un pays occupé n’est pas ainsi et ne le sera pas.

La Syrie est un Etat primordial dans l’axe de la résistance. Elle a subi ces dernières années une grave crise, une guerre universelle, mondiale, de la part du même axe. Des sommes énormes et tous les genres d’armes et d’instruments ont été utilisés dans cette guerre, même ceux qui sont interdits. Aujourd’hui, en 2018, grâce à Dieu, la plus grande partie du territoire syrien est devenue sûre et l’Etat en a repris le contrôle. C’est le cas notamment de Damas et de ses environs. Aujourd’hui, l’axe ennemi cherche à réaliser ne serait-ce que de maigres acquis. Revoyons ensemble l’attitude des Israéliens depuis le début de la guerre en Syrie (les frères ont rassemblé les déclarations des responsables israéliens depuis 2011 à aujourd’hui, du chef de l’époque Shimon Pérès au Premier ministre actuel Netanyahu, tous les ministres de la défense, les généraux, les chefs des services et les experts, mais je n’ai pas le temps de vous les lire). Je vais juste évoquer certains titres. En 2011, les responsables israéliens disaient : toutes les options en Syrie sont préférables au maintien au pouvoir de Bachar Assad. L’intérêt d’Israël est dans le départ d’Assad. Nul en Israël ne préfère Assad aux combattants. Sa chute est du pur bénéfice pour Israël. Ehud Barak avait même prédit cette chute dans les quelques semaines qui ont suivi le début de la crise. Cela c’était en 2011. Israël avait salué les décisions de la Ligue arabe contre Assad les qualifiant de courageuses et importantes. Ils ne voulaient pas la défaite de Daech en Syrie (le chef des renseignements israéliens l’a déclaré en 2016) Nous avons vaincu Daech en Syrie, tout l’axe l’a fait en 2017 et 2018, alors que les Israéliens déclaraient en 2016 qu’ils ne veulent pas la défaite de Daech en Syrie. Depuis le début, ils voulaient la chute d’Assad.

Aujourd’hui, qu’est devenu le titre de la bataille ? Au lieu de reconnaître sa défaite en Syrie, de reconnaître l’échec de ses plans d’aide aux organisations terroristes et takfiristes qu’il a soutenues et aidées en leur remettant de l’argent et des armes, au lieu de reconnaître qu’il a été vaincu en Syrie et que l’Etat qu’il voulait détruire et le président qu’il voulait chasser sont encore là, les Israéliens disent depuis quelques jours que la bataille était de chasser l’Iran et le Hezbollah de Syrie. C’est ce que matraquent chaque jour désormais Netanyahu et Lieberman. Nous voulons bien mais avant ne doivent-ils pas reconnaître leur défaite en Syrie ? Vous avez échoué à détruire le pilier de la tente qui protège la résistance dans la région et vos paris sur les groupes terroristes se sont envolés. Reconnaissez-le et venez ensuite ouvrir une nouvelle page qui aura pour titre le retrait de l’Iran et du Hezbollah de Syrie. Le plus drôle c’est que désormais, certains Etats du Golfe ont adopté ce titre et ils croient qu’ils se dirigent vers une nouvelle réalisation et que la Russie va les aider pour faire sortir l’Iran et le Hezbollah de Syrie. Ils commencent déjà à préparer les festivités à l’occasion de cette victoire. Je dis aussi à ceux-là, à ces quelques Etats du Golfe et à tout cet axe qui s’est battu en Syrie : reconnaissez votre défaite et après nous parlerons du titre de la nouvelle bataille. Il ne me reste pas beaucoup de temps pour développer ce sujet, mais je voudrais parler un peu du Hezbollah pour que certains ne croient pas qu’ils mènent une nouvelle bataille et qu’ils sont sur le point de remporter une victoire.

Au sujet du Hezbollah, chers frères, nous avons été en Syrie pour deux raisons, ou plutôt pour une raison en deux parties. La première est liée à notre conviction que ce qui se passe en Syrie est un grand complot qui vise le peuple et l’Etat syriens, l’entité syrienne et tout l’axe de la résistance. Si la Syrie était tombée aux mains de ses ennemis, aux mains des takfiirstes, cela aurait été une catastrophe pour le Liban, pour la Palestine et pour la résistance. Nous l’avons dit il y a sept ans. Cela c’est la première partie.  Lorsque nous sommes allés en Syrie, nous n’avions pas un projet particulier, un agenda propre. Nous ne sommes pas allés nous battre en Syrie pour avoir une part dans le gouvernement ou dans le Parlement syriens. Nous ne sommes pas allés pour intervenir dans les affaires internes syriennes politiques, gouvernementales ou autres. Nous ne voulions pas non plus une part dans l’économie syrienne En toute sincérité, nous n’avions donc ni un projet ni un agenda particuliers. Je le dis encore aujourd’hui en 2018, alors que la Syrie s’apprête à célébrer la victoire : nous n’avons pas de projet particulier en Syrie, ni d’intérêts précis. Nous sommes en Syrie parce que nous devons y être. Nous y sommes là où le commandement syrien nous a demandé d’être pour des raisons liées au terrain. Les Iraniens parleront pour eux-mêmes. je ne peux pas m’introniser leur porte-parole, sauf s’ils me demandent d’expliquer en arabe leur position. Je parle au nom du Hezbollah. Lorsque l’objectif sera atteint, nous considérerons que nous avons contribué à la victoire, dans notre proportion. Vous me connaissez pas, je n’amplifie pas les rôles et les dimensions. Nous autres, nous parlons de notre contribution, à la mesure de nos moyens, à la grande victoire syrienne, dans cette guerre universelle. Lorsque la Syrie sera en sécurité, lorsque ce qui reste des groupes armés s’effondrera et lorsque ceux qui sont derrière ces groupes et ce projet se seront lassés et auront renoncé à leurs plans contre ce pays, nous considérerons que nous avons accompli notre mission. Ce que je dis aujourd’hui publiquement, nous l’avons déjà  fait parvenir au président syrien et au commandement syrien. Nous n’avons aucun problème. A n’importe quel moment et dans n’importe quel lieu où le commandement syrien décidera selon les intérêts nationaux de ce pays que nous ne devons pas être présents, nous partirons. Nous n’avons absolument pas le sentiment d’avoir essuyé une défaite. Nous serons heureux de rentrer chez nous. Les gens du golfe doivent savoir cela. Israël doit le savoir aussi. Lorsque nous récupèrerons nos hommes, nos frères, nos jeunes, lorsqu’ils reviendront dans leurs villages, leurs maisons et auprès de leurs familles, nous serons heureux et nous nous sentirons victorieux et fiers d’avoir accompli notre mission. Nous ne menons donc pas une bataille en Syrie qui a pour titre qui nous fait rester ou qui nous en sort. Ce qui nous fait rester en Syrie c’est le devoir et le commandement syrien.  Mais en même temps, je voudrais vous dire que si le monde entier nous demande de partir, nous ne le ferons que dans un seul cas : lorsque le commandement syrien nous le demandera, en nous remerciant. Ils nous remercient d’ailleurs à toutes les occasions. Ils nous demanderont de partir et nous le ferons. Il n’y a donc pas une bataille sur ce sujet. La question dépend des autorités syriennes et de leur diagnostic sur la situation du terrain et concernant les intérêts nationaux syriens face au grand complot qui a visé ce pays.

Chers frères et sœurs, au Liban, nous supporterons les pressions et le fait d’être sur les listes terroristes. Nous avons déjà parlé des menaces israéliennes le 25 mai. Il n’est donc pas besoin d’y revenir. Mais je voudrais quand même dire aux Israéliens en cette journée internationale d’Al Qods que nous croyons, en nous basant sur la foi, l’idéologie, la philosophie de l’Histoire et la suprématie de la loi et du droit que Jérusalem sera libérée et qu’elle reviendra à ses gens. La Palestine sera libérée parce que c’est une cause juste. Les fausses vérités présentées par Netanyahu ne serviront à rien. Hier, il a dit que l’imam Khamenei veut reprendre l’enrichissement de l’uranium pour fabriquer une bombe et tuer ainsi 6 millions de juifs en Palestine occupée. Ce sont des mensonges. D’abord, l’Iran ne veut pas fabriquer une arme nucléaire et nul ne veut tuer 6 millions de juifs en Palestine occupée. Notre discours, celui du peuple palestinien, celui des peuples arabes et musulmans et même celui de l’islam ne parle pas de tuer. Je peux dire aussi que le discours de la résistance ne parle pas de tuer, de détruire ou de jeter qui que ce soit dans la mer. Nous disons d’une façon tout-à-fait civilisée : montez dans les avions et les bateaux et repartez dans les pays d’où vous êtes venus. Quant aux juifs qui étaient déjà là, en Palestine, ils y resteront ; les envahisseurs, les occupants et les colons venus de tous les coins de la planète, ils partiront. C’est cela le message de l’islam, de la résistance et des peuples de la région. Nul ne veut faire un nouvel holocauste, comme le prétend Netanyahu. Mais si vous insistez à rester des occupants, je vous le dis, le jour de la grande guerre dans la région, pour n’importe quel prétexte arrivera. Le jour de cette guerre viendra et après lui, ce sera le jour où nous irons tous prier à Jérusalem. En attendant ce jour, nous nous préparons positivement et avec foi. Allez en paix.

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