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 Par Akil Cheikh Hussein 

«Il parait que les pays occidentaux n’ont pas l’intention d’adopter de mesures efficaces dans la lutte antiterroriste». C’est ce que la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé en s’indignant du refus des pays occidentaux au Conseil de sécurité de condamner les attaques sanguinaires effectuées dernièrement à Damas.

Guerre contre le terrorisme ou front commun avec le terrorisme ?

Il est clair que cette déclaration est quelque peu trop diplomatique. Car ce qu’il faut dire sans louvoiement est que l’Occident adopte des mesures efficaces dans le soutien apporté au terrorisme. Nul besoin de dresser ici la longue liste des formes d’aides fournies aux groupes terroristes par l’alliance américano-sioniste et ses prolongements arabes et turcs.

Zakharova a, elle-même, signalé ces aides dans une formule non moins diplomatique en ajoutant que «la fourniture d’armes, de munitions et de nouvelles recrues aux terroristes est ininterrompue» et que «les services secrets turcs, saoudiens et qataris sont impliqués dans les attaques terroristes qui ont récemment frappé la Syrie».

Ici encore, elle pouvait dire, sans le moindre embarras, que l’implication ne se réduit pas aux seules parties mentionnées, mais qu’elle concerne également les services secrets étasuniens, britanniques, français et israéliens… Mais il est clair que les considérations diplomatiques tiennent à être toujours présentes pour ne pas permettre de donner aux choses leurs véritables noms.

Si la Russie respecte les considérations diplomatiques qui peuvent lui être nécessaires dans sa gestion des confrontations en cours entre elle et les pays occidentaux, et bien cela ne devrait en aucun cas s’appliquer sur nos pays et nos peuples arabes et islamiques. Donner aux choses leurs véritables noms est, pour nous, très nécessaire pour une bonne gestion de cette nouvelle modalité de guerre que nous lance, sous le titre de la lutte contre le terrorisme, l’axe américano-sioniste et ses prolongements régionaux.

Une prise de conscience même cuisante nous est indispensable à cet effet : Durant toute l’histoire, ancienne et relativement récente, les guerres entre l’Occident et notre région étaient gagnées à tour de rôle entre les parties antagonistes. Mais cette équation a changé en faveur de l’Occident depuis la première guerre mondiale.

La suprématie technologique de l’Occident a joué un rôle évident dans la résolution des confrontations armées dans l’intérêt de l’Occident. Pourtant l’impact, bien qu’important, de ce facteur est resté assez faible en comparaison avec un autre facteur, à savoir le rôle essentiel joué par des forces locales, arabes et islamiques, au service des puissances occidentales, leurs projets et leurs guerres colonialistes.

Inoubliable en effet est la Grande Révolution Arabe qui, en 1916, a chassé les Ottomans hors du Levant, permettant ainsi aux Britanniques et aux Français de faire main basse sur la région.

On peut être surpris lorsqu’on connait que 600 mille Egyptiens ont été tués pendant la première guerre mondiale en faisant leur service militaire dans les rangs de l’armée britannique.

Et lorsqu’on connait que l’armée française comprenait, dans ses «régiments Spahis», des dizaines de milliers de soldats recrutés dans les pays du Maghreb, de l’Afrique dite «française», du Liban et de la Syrie.

La surprise atteint son paroxysme lorsqu’on connait que ces «Spahis» ont joué un rôle primordial dans la conquête française des pays du Maghreb. Même les informations qui circulaient de bouche à oreille affirmaient que ce sont des soldats maghrébins et Sénégalais qui ont lancé, contre les résistants syriens, la bataille de Maysaloun qui a permis aux Français de prendre Damas et d’imposer leur «mandat» sur la Syrie. On signale ici un événement particulièrement significatif : Les deux parties antagonistes, les résistants syriens, d’une part, et les Musulmans qui luttaient sous le drapeau français, d’autre part, lançaient, tout en s’entretuant, les cris d’ «Allah Akbar» !

Des Arabes et des Musulmans se trouvaient donc aux rangs des armées de la conquête coloniale. Et ils faisaient la guerre contre leurs frères arabes et musulmans. Le plus affligeant est qu’ils occupaient les premiers rangs aux combats et, de ce fait, ils constituaient ce qu’on appelle la «chair à canon», alors que les soldats envahisseurs attendaient derrière pour cueillir les fruits de la victoire ! Que les envahisseurs procèdent, après les batailles, à exterminer ceux qui en restaient vivants n’était pas chose à exclure.

C’est ce qui se passait il y a cent ans. Aujourd’hui, l’histoire se répète avec quelques différences de détail. Il y avait à l’époque des Arabes et des Musulmans qui servaient, sans le cacher, dans les armées des colonisateurs, et leur offraient des victoires sur un plat d’or.

Mais de nos jours, des Arabes et des Musulmans prennent la forme de ces groupes terroristes et takfiri. Ces groupes paraissent indépendants dans la plupart de leurs actions. Mais en vérité, ils sont manipulés et téléguidés par la main américano-sioniste.

Il y a aussi des points communs entre les guerres de l’invasion coloniale et la nouvelle guerre dite «contre le terrorisme». Les terroristes occupent, comme les Spahis, les premiers rangs pour déblayer le chemin devant les armées de l’axe sioniste et étasunien. Ceux qui en restent en vie ont un sort qui les attend : L’extermination par la main des résistants qui défendent la région et ses populations. Sinon par la main de leurs employeurs qui finiront inéluctablement par les abandonner et les immoler sur l’autel du sauvetage de ce qui pourrait être sauvé en matière de leurs intérêts.     

Source : French.alahednews

03-04-2017 | 11:26
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