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Par Akil Cheikh Hussein

Au lieu de la politique de «Zéro problème», aucun jour ne passe sans que la Turquie d’Erdogan ne s’invente de nouveaux problèmes. Comble de l’ironie, la plupart de ces problèmes ne sont que des confrontations plus ou moins dramatiques entre la Turquie et ses alliés. Après Washington, accusée par Erdogan d’être derrière l’état d’instabilité au Moyen-Orient et le coup d’Etat qui a failli renverser le régime d’Erdogan en juillet 2016, le président turc a ouvert la voie à une crise de plus en plus grave entre la Turquie et plusieurs pays membres de l’Union européenne.

Selon certaines sources, le président turc voit avec inquiétude la puissance de l’opposition et la possibilité de l’échec de son projet de réforme constitutionnelle dans le référendum du 16 avril prochain. Il compte, parait-il, renverser les rapports de force en attisant les sentiments nationaux turcs moyennant le transfert du combat vers l’extérieur et, plus précisément, vers l’Europe. Il tente effectivement tiré profit du vacarme qui en résultera sur fond de plusieurs siècles de conflit gagné, au début, par les Ottomans qui ont occupé la totalité du Balkan et atteint les murailles de Vienne, avant leur défaite lors de la première guerre mondiale.

C’est ainsi que la Turquie a misé sur la mobilisation des millions d’immigrés turcs ou de citoyens européens d’origines turques dans des manifestations et des rassemblements avec la participation de responsables politiques venus de Turquie. Le but étant naturellement de fournir du soutien à la réforme constitutionnelle d’Erdogan.

De leur côté, les autorités des pays européens concernés, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche et les Pays-Bas, ont interdit ces activités prétextant qu’elles pourraient troubler l’ordre publique. Pourtant, il y a lieu de penser que cette attitude reflète une crainte européenne face à l’ingérence d’Ankara dans les affaires des communautés turques ou d’origine turque vivant en Europe.

Quoi qu’il en soit, une crise a éclaté et elle menace de conséquences assez graves pour les deux parties, européenne et turque. En effet, les deux parties n’hésitent même pas dans cette confrontation de recourir aux moyens les plus opportunistes et sordides.

Ainsi, et au moment où des pays comme les Pays Bas et la France sont en pleine campagne électorale, des candidats à la présidence investissent dans la crise pour renforcer leurs positions électorales en faisant vibrer, à l’instar d’Erdogan, la fibre nationale et même raciste.

Le principal point de force brandi par les Européens est leur «démocratie» face aux penchants «dictatoriaux» d’Erdogan : On a entendu des déclarations européennes affirmant que le but de l‘interdiction des rassemblements turcs est le fait de ne pas aider Erdogan à devenir dictateur ! Quelle mascarade ! A-t-on oublié que bon nombre de dirigeants européens, de Jules César à Napoléon, Franco, Mussolini et Hitler, étaient des incomparables symboles de la dictature ? Et que tous les dirigeants dictatoriaux de par le Tiers-monde ne pouvaient régner et exercer leur dictature que dans la mesure où ils le faisaient en se pliant aux directives des dirigeants européens et avec leur consentement et soutien ?

La riposte turque ne pouvait qu’être extrêmement nerveuse : Les agissements des responsables allemands, autrichiens et néerlandais sont de nature fasciste, des réminiscences du nazisme…

En plus de l’interdiction des rassemblements turcs, les autorités des pays concernés ont interdit l’accès à leurs territoires à des ministres turcs. Elles ont également menacé d’infliger des sanctions à la Turquie. Celle-ci a brandi, de son côté, la même menace, et a fermé des ambassades et des consulats européens, et le tout accompagné de discours rappelant les animosités de cinq siècles de guerres lancées par la Turquie ottomane dont les armées ont pénétré très loin à l’intérieur du continent européen.

Tout cela a été bien perçu par les observateurs dans leurs approches de la crise. Ils n’ont pas omis l’insoluble problème des réfugiés que les deux parties, turque et européenne, cherchent, depuis plus de deux ans, à résoudre sans grand succès, à l’exception de celui réalisé par Erdogan grâce à son épée de Damoclès avec lequel il pointe les têtes des Européens… Il a réussi, l’année dernière, à contraindre l’Union européenne à lui payer trois milliards d’Euros (4,5 milliards dollars) en échange d’une action d’Ankara visant à stopper le flux des réfugiés vers l’Europe à travers les territoires turcs. Il peut même réaliser un autre succès en soutirant aux Européens trois autres milliards en échange d’un consentement turc à accueillir plus de deux millions et demi de réfugiés que les Européens tentent de s’en débarrasser.

Les observateurs se sont également arrêtés devant la cause directe et superficielle de la crise, c’est-à-dire, l’attachement d’Erdogan à la mobilisation des communautés turques en Europe au service de sa réforme constitutionnelle, ainsi que les positions, européennes et autres, opposées à cette entreprise.

Pourtant, aucun des observateurs, ou des responsables politiques, n’a signalé, de proche ou de loin, l’une des causes principales de cette crise qui menace de conséquences graves, économiques et politiques, pour des pays alliés et membres de l'OTAN.

Cette cause est la guerre contre la Syrie. Cette guerre dont la résistance a commencé à avoir des répercussions particulièrement dures au niveau des agresseurs de l‘axe du mal impérialiste. Cette guerre a engendré le problème des réfugiés qui est l’une des causes de la tension qui monte en flèche entre la Turquie et les pays de l’Union européenne.

Et qui est aussi l’une des expressions de la victoire qui commence à se réaliser pour la Syrie et ses alliés.    

Source : French.alahednews

16-03-2017 | 15:35
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