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Le débat à l'Assemblée générale française concernant la santé des dirigeants des pays du Maghreb arabe, et les déclarations des députés français notant que «la situation dans la région du Maghreb est fragile tout comme la santé des dirigeants», ont suscité une vague de colère parmi les Marocains. Ces déclarations ont également mobilisé les autorités officielles algériennes, qui ont répondu fermement à ces déclarations, alors que Carthage et Rabat ont gardé le silence.

La provocation française aux pays du Maghreb: «la santé de vos gouverneurs est fragile» !

Les analystes se sont convenus que la France n'a pas encore abandonné son statut colonialiste envers les pays auparavant colonisés du Maghreb arabe. Le débat parlementaire rendu public concernant la santé de Beji Caïd Essebsi, d’Abdelaziz Bouteflika et de Mohammed VI est conçu comme une provocation et un mépris face aux peuples et aux états qu’ils dirigent. Il semble que la France n’attache aucun intérêt aux sentiments des peuples de ces pays lorsqu’elle s’ingère brutalement dans leurs affaires.

Un silence injustifiable

La question la plus stupéfiante concerne la santé du Roi du Maroc Mohammed VI, qui n’a pas dépassé la quarantaine contrairement aux deux autres président Bouteflika et Essebsi assez âgés. Pourquoi la santé du roi marocain a été discutée à la table de l'Assemblée générale française. Est-ce que le roi marocain souffre d’une maladie ? Ces provocations françaises, dépassant toutes les limites de la décence et de respect des normes de la diplomatie et des relations entre les pays, ont semé la colère chez les marocains.

Quelles que soient les raisons, le silence tunisien et marocain n’est pas justifié, selon les experts et les analystes, les responsables politiques de ces deux pays étaient censés répondre aux provocations des politiciens français afin qu’ils s’excusent des déclarations insensées de leurs députés.

La Tunisie et son peuple ont toujours fait face aux provocations françaises. Au cours des années les responsables tunisiens protestaient contre les paroles offensives françaises, toutes paroles jugées inappropriées étaient remises en place.  En 1961 Bourguiba à couper les relations diplomatiques avec la France et a mené une offensive contre les brigades françaises stationnées en Tunisie vu que la France voulait maintenir une base militaire au nord du pays après l'indépendance de la Tunisie. Cette bataille a été ensuite nommée la bataille de Bizerte.                     

La position non alimentée

La France ne prendra pas l'initiative de présenter des excuses aux trois pays, comme revendiquent certains, vu que la position de l'Algérie n'a pas été prise en charge par les tunisiens et marocains. Il est clair que la France persistera dans ses provocations et son ambassadeur qui passe ses jours en Tunisie, se promenant comme un chef de gouvernement ou un résident du temps du colonialisme.

Il faut signaler que l'ancien président français Nicolas Sarkozy avait déclaré, il y a plus d'un an, que la position géographique de la Tunisie entourée par ses voisins l'Algérie et la Libye faisait du tort à ce pays, notant que l'avenir de l'Algérie doit être discuté par l'Union pour la Méditerranée. Ces remarques ont causé de fortes protestations et un grand mécontentement en Algérie et en Tunisie, contre Sarkozy et Mohsen Marzouk, qui avait invité le président français à l’époque à visiter la Tunisie.

Source : Alahednews, traduit par l’équipe du site

14-02-2017 | 14:02
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