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Sayed Nasrallah: Nous transformerons la prochaine guerre en une opportunité historique pour la libération d’al-Qods

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Dans une interview diffusée mercredi soir sur la chaine de télévision panarabe al-Mayadeen, le secrétaire général du Hezbollah a lancé les positions suivantes. Voici les idées principales de l'interview:

Sayed Nasrallah: Nous transformerons la prochaine guerre en une opportunité historique pour la libération d'al-Qods

«Q: Avez-vous fêté le nouvel an ou vous étiez préoccupé par les évènements en Iran?
Sayed: Pour ce qui est de l'Iran, rien ne suscite le souci. Tout est sous le contrôle de l'Etat. La situation diffère de celle de la Syrie en 2009. Les circonstances des manifestations en Iran ne sont pas liées aux conditions politiques mais elles sont économiques. Les courants politiques en Iran sont unanimes à soutenir l'Etat. La question se résume par la faillite de certaines sociétés financières et bancaires. Je ne suis pas au courant des raisons de cette faillite, mais tout ce que je sais c'est que des milliers d'investisseurs ont perdu leurs capitaux. Donc, les manifestations ont commencé en raison de facteurs politiques. Mais des groupuscules liés au fils du Chah et des «moujadines Khalq» sont intervenus pour faire virer les manifestations vers des actes violents. Heureusement, les manifestants se sont rapidement répartis et les choses sont devenues plus claires. Les Etats-Unis, Netanyahu, les médias saoudiens ont comme d'habitude amplifié les choses. Quant aux responsables iraniens, ils se sont comportés avec une grande sagesse et ont mis fin à ce cycle de violence.
Le dirigeant des Gardiens de la Révolution vient d'annoncer la fin des actes de violence, bien que cette institution n'ait pas eu besoin d'intervenir.

Q: Le Leader de la Révolution islamique… Alors que le président Rouhani a fait montre de plus d'ouverture et de compréhension envers les manifestants pour des raisons économiques.

Sayed: La question économique constitue l'un des plus grands défis pour l'Iran, soumise aux sanctions internationales, exposée à une guerre destructrice, auxquelles vient s'ajouter le taux de la croissance de la population accrue. Tout cela provoque un problème économique majeur, et un taux élevé du chômage. Le Leader a parlé longuement de l'économie de résistance. Les responsables iraniens comprennent les revendications populaires, mais ils avertissent contre les tentatives des ennemis de faire virer les manifestations de leurs objectifs essentiels.
Les institutions de l'Etat, le Parlement, le gouvernement et autres travaillent sérieusement pour régler la crise.

Q: On a entendu des slogans opposés au soutien de l'Iran à Gaza et au Liban.
Sayed: Ce slogan n'est pas nouveau. On l'a entendu en 2009 avant les élections. Ces appels n'ont pas de base populaire. La majorité du peuple iranien soutient la cause de la Palestine et l'axe de la résistance comme faisant partie de leur conviction religieuse voire patriotique et nationale.
Lors des débats sur la Syrie, le Leader et les responsables iraniens expliquaient clairement au peuple, dans le cadre de la démocratie populaire, que si l'Iran ne combattait pas Daech et le terrorisme en Syrie et en Irak, les groupes terroristes auraient déclenché leur guerre sur les territoires iraniens.
Si l'on demande un soutien financier du peuple iranien envers les groupes de la résistance, on verra des millions d'Iraniens venir à notre aide.
Les aspirations de Trump, d'Israël et de l'Arabie Soudite ont été douchées. Je voudrais rassurer les partisans de la résistance et de l'Iran: ne craignez rien et n'ayez pas de soucis face aux dires des médias.

Q: Le prince saoudien Mohammad ben Salamen trouve qu'une partie de son rêve a été réalisé.
Sayed: Des rapports de renseignements US et israéliens assurent aux dirigeants américains et sionistes que le problème en Iran a pris fin. Donc, c'est irréaliste de considérer que le rêve de ben Salmane a été réalisé en partie. Quel était son rôle.

Q: Vous avez dit que la décision de Trump est le début de la fin d'Israël. Qu'est-ce qui empêcherait qu'al-Qods ne sera pas proclamée comme la capitale d'Israël?
Sayed: Le fait d'assimiler cette promesse de Trump à celle de Balfour est un avertissement aux Arabes de ma part pour ne pas assurer la victoire et la réussite d'une telle décision. La réussite de cette mesure signifie que les pays arabes reconnaitront  l'existence de l'Etat d'Israël avec al-Qods comme capitale, et qu'ils normaliseront leurs liens avec cette Entité.
Mais ce qu'a fait Trump a saboté le processus des négociations. Trump, via son appel sur al-Qods, cette question qui concerne des milliards de musulmans et de chrétiens et qui représente l'unanimité de toutes les factions palestiniennes et arabes, a soulevé l'ire des populations arabes et musulmanes.
Trump a mis fin au processus de paix par sa mesure.
La décision de Trump et la politique suivie avec Netanyahu ont fait comprendre aux peuples de la région que le processus de paix n'a mené nulle part, et que seule la résistance est efficace.

Q: Vous avez été parmi les premiers à appeler à une troisième intifada. Y a-t-il une coordination avec les Palestiniens?
Sayed: Les contacts avec les factions palestiniennes se poursuivent normalement. J'ai rencontré tous les représentants de haut rang des factions palestiniens. Nous avons affiché notre attachement à al-Qods, sans entrer dans les détails controversés. Nous avons insisté que la cause d'al-Qods est en danger et nous nous sommes mis d'accord à conjuguer nos efforts en Palestine et ailleurs pour faire pression en faveur de la protection d'al-Qods.
Des manifestations, des soulèvements, des campagnes médiatiques et des soutiens financiers aux factions palestiniennes dans les territoires palestiniens sont venus prêter main forte aux Palestiniens.
Nous sommes convenus sur l'importance d'être solidaires envers al-Qods et les Palestiniens.

Q: Le front populaire de la Palestine reçoit-il le soutien financier de l'Iran?
Sayed: L'Iran est fier de fournir son aide aux factions de la résistance palestinienne. Devant tout le monde, l'Iran le dit haut et fort. D'ailleurs, l'Iran est sanctionné pour ses aides aux Palestiniens. Ces aides sont aussi directes et ne se font pas par le biais du Hezbollah.

Q: Il existe donc un soutien financier, mais y a-t-il un soutien militaire?
Sayed: La politique fixe de l'Iran stipule que le soutien à la résistance palestinienne doit se faire par tous les moyens. Nous n'allons point épargner aucun moyen dans cet objectif.

Q: Pouvons-nous dire que vous êtes le porte-parole de l'axe de la résistance?
Sayed: Je n'ai jamais dit ceci. Mais je parle au nom de l'axe de la résistance parce que je connais ses positions et sa politique. L'axe de la résistance est opérateur et coordonne les efforts. J'ai dit qu'il faut surmonter les divergences et conjuguer les efforts, et c'est ce qui a lieu actuellement.

Q: Fatah est-il d'accord avec la politique que vous dessinez?
Sayed: Fatah s'est dit d'accord pour une nouvelle intifada en Cisjordanie, et sa présence dans le mouvement populaire est essentielle. A Gaza et au Liban, les factions palestiniennes sont en bonne coordination. Nous n'avons pas parlé de l'aide du Hezbollah au Fatah et ce mouvement n'en a pas demandé.

Q: Les forces de l'axe de la résistance seront-elles impliquées dans une guerre en Palestine?
Sayed: Personne ne peut imposer à quiconque de suivre sa politique. Quelque chose se prépare pour la région. Trump a placé la région devant deux choix: soit accepter les diktats US, soit subir la guerre. Seule la capitulation palestinienne est en mesure de faire réussir la politique de Trump. Même la direction palestinienne l'a clairement dit: personne ne peut renoncer aux droits palestiniens dans al-Qods.
Ni la population de Gaza, ni celle en Cisjordanie, ni nous au Liban ne sommes enclins à faire une guerre classique. La résistance est une formation de guérilla. Notre projet n'est pas celui de la guerre mais de la résistance. Trump et Netanyahu pourraient entrainer la région dans une guerre. Les forces de la résistance doivent se préparer pour une éventuelle guerre. On ne peut prédire les décisions de Trump.
Il pourrait donner le feu vert à une guerre contre Gaza ou contre le Liban, ou encore contre la Syrie. L'objectif en est de frapper l'axe et les pays de la résistance. Pour cette raison, nous planifions, nous dressons des plans, nous coordonnons ensemble. Nous sommes en contact avec les différentes parties, et notre responsabilité est de se préparer à une guerre pour la transformer d'un risque historique en une opportunité historique au-delà de la Galilée.
Ceci signifie qu'il y aurait non seulement un remaniement au niveau des règles d'engagement, mais aussi des préparatifs pour repousser la guerre majeure dont on ne connait pas les résultats.

Q: Le Hezbollah est-il capable de frapper des avions de guerre de l'ennemi?
Sayed: Notre atout de force majeur est le facteur de surprise au niveau des nouvelles tactiques et des arsenaux militaires. Ceci se verra sur le champ de la bataille, pas dans les médias. Sachez que la résistance œuvrait et œuvre pour acquérir tout type d'armement qui lui permettra de sortir victorieuse de toute prochaine guerre.

Q: Je rappelle le massacre des Mirkavas. Allez-vous les surprendre dans l'avenir?
Sayed: Tel doit être le cas.

Q: Vous avez lancé un slogan cher aux Palestiniens: Nous irons par millions à al-Qods. Quand?
Sayed: Ceci dépend des risques et des opportunités. Si Trump et Netanyahu comptent déclencher une guerre, nous travaillerons ensemble pour transformer ce risque en une opportunité qui assurera la libération d'al-Qods, non seulement de la Galilée. Des forces de notre région sont de plus en plus convaincues de l'importance de se rallier à la cause palestinienne pour restituer au peuple palestinien ses droits. La résistance au Liban est de loin plus forte que jadis. Même la Syrie est plus forte après sa victoire, malgré les blessures.

Q: Vous êtes certains que la guerre aura lieu tout comme votre victoire?
Sayed: Oui, c'est la vérité. La guerre est probable au vu des lectures américaines et sionistes. Nous devons mettre sous les yeux que ceux qui sabotent le processus de paix via la décision sur al-Qods, cherchent en effet la guerre. Je ne veux pas faire peur aux gens, mais en voyant les deux fous Trump et Netanyahu et leurs comportements, on n'écarte pas cette option.
Le noyau de la résistance regroupe aussi les Yéménites. Sayed Abdel Malek Houthi s'est dit prêt à participer directement dans la guerre. J'ai reçu un message selon lequel les Yéménites sont prêts à dépêcher des milliers de combattants même si la guerre saoudienne sur leur pays ne prenait pas fin.

Q: Pouvons-nous nous figurer que des combattants du Hezbollah pénètrent à l'intérieur de la Galilée?
Sayed: En cas de guerre, toutes les options sont probables. Dieu nous a demandé de bien nous préparer pour la guerre et Lui va nous prêter main forte. La force de l'ennemi est depuis toujours exagérée. L'un des exploits majeurs de la résistance libanaise et palestinienne est le fait d'avoir éliminé l'image de l'armée israélienne invincible.
Sachez que la guerre contre Daech est de loin plus difficile que celle que contre les sionistes. Le seul élément qui distingue l'armée sioniste est l'arme de l'air. Nous travaillons pour réduire ses capacités.
Alors que les miliciens terroristes de Daech avancent par dizaines pour mener des attentats suicide à l'aide des tonnes d'explosifs, le soldat israélien est lâche. Il ne peut avancer d'un iota qu'avec le soutien des chars et des blindés et des armes de l'air.
Actuellement, des dizaines de milliers de combattants expérimentés sont prêts à prendre part à la guerre contre l'ennemi.

Q: Pourquoi ne ripostez-vous pas aux attaques israéliennes contre des cibles de la résistance?
Sayed: Ceci sert l'objectif stratégique et les préparatifs de la résistance pour la guerre majeure. Puisque ces frappes n'affectent pas la force de la résistance, on est capable de les surmonter sans riposter. C'est notre politique fixée sur les règles d'engagement.

Q: Pouvons-nous parler d'une nouvelle résistance à la frontière syrienne dans le Golan?
Sayed: L'ennemi a le droit de s'inquiéter pour les expertises acquises par les jeunes syriens dans le sud de la Syrie. Des formations populaires combattent côte à côte de l'armée syrienne. La bataille contre les groups takfiristes a mis en place une structure bien organisée pour le combat contre Israël. Là où le Hezbollah est présent, les Israéliens doivent avoir peur. La résistance est pratiquement présente sur place. Le président Assad a parlé plus d'une fois d'une résistance populaire.

Q: La résistance populaire là-bas est syrienne et non syrienne?
Sayed: Oui, effectivement.

Q: Les Israéliens n'ont pas encore transporté l'ammoniac vers d'autres sites. N'ont-ils pas peur de vos menaces?
Sayed: Cette question me rappelle la crise des déchets au Liban. Personne n'accepte de les accueillir. Pour ce qui est de l'ammoniac, toutes les municipalités du sud de la Palestine occupée ont refusé d'héberger ces réservoirs, et les Israéliens cherchent des solutions telles que les navires au large de la Méditerranée. Donc, ils ont peur de nos menaces et de nos frappes.
Les Israéliens craignent la croissance démographique palestinienne, le Hezbollah, l'Iran. Le Hezbollah connait les points faibles de l'ennemi israélien. Pour vaincre cet ennemi, on n'a pas besoin de milliers de missiles. Des dizaines de missiles suffisent pour remporter la guerre. C'est l'ennemi qui le dit.

Q: L'équilibre de force n'a-t-il pas été atteint?
Sayed: l'ex chef d'Etat-majeur israélien dit que la guerre commencera "par un missile qui percera le mur de ma chambre".

Q: Qui a tué le dirigeant Imad Moughniyeh? Vous avez conclu cette affaire?
Sayed: Depuis longtemps on a su que les Américains et les Israéliens sont responsables de cet attentat. Ils l'ont dit clairement.

Q: Pourriez-vous un jour conclure un accord avec Israël?
Sayed: Nous n'allons reconnaitre la légitimité d'Israël même si le monde entier le fait.

Q: Avez-vous reçu de nouvelles propositions américaines?
Sayed: A l'époque de George Bush, nous avons reçu des messages US via des amis communs, et même de la part des services de renseignements de Barack Obama. Une fois, un Libanais m'a transmis un message de la part de Dick Cheney sur des propositions alléchantes liées aux frontières, aux prisonniers, à notre participation au gouvernement libanais, aux aides financières estimées à deux milliards de dollars, au maintien de nos armes et à la liste du terrorisme. Mais il y avait des engagements à faire de notre part: cessez-le-feu avec Israël, fin de toute aide aux Palestiniens, et la coopération au sujet d'al-Qaïda. Certes, nous avons refusé cette demande.

Q: Avez-vous reçu des propositions de la part de l'administration de Trump?
Sayed: Oui, juste après son élection mais avant son accession au pouvoir. Le titre de la proposition se basait sur la coopération conjointe contre Daech. Ils ont dit que Daech est notre ennemi commun. Notre réponse fut claire: Daech est notre ennemi mais pas le vôtre.
Nous avons coopéré avec certains pays européens que je ne peux citer.

Q: Qu'en est-il de la relation avec le Hamas?
Sayed: Les liens n'ont jamais été rompus avec le Hamas, même entre l'Iran et le Hamas. Mais aujourd'hui, la relation est retournée à la normale. Il est précoce de travailler sur la normalisation des liens entre le Hamas et la direction syrienne. Cette direction comprend notre vision stratégique et surmonte les divergences dans l'intérêt suprême de l'axe de la résistance.

Q: Le Hamas a-t-il commis des erreurs envers la Syrie dans les dernières années?
Sayed: Demandez ceci au Hamas. Ce sujet fait l'objet d'une révision permanente et les takfiristes n'arrivent pas à admettre l'ouverture du Hamas sur l'Iran.

Q: Quand avez-vous tenu la dernière rencontre avec le président syrien?
Sayed: Il y a quelques semaines, pour parler de la grande victoire généralisée sur Daech. Mais on ne peut pas parler d'une victoire finale. L'Etat de Daech a été éliminé mais ses éléments sont toujours présents. Les Américains veillent à leur protection et ceci a été communiqué aux Russes. Les Russes ont été avertis contre des frappes sur les positions de Daech à l'Est de l'Euphrate.
Daech a été éliminé au niveau de l'Etat mais le groupe existe toujours.
Il est erroné de dire que la guerre en Syrie a pris fin.

Q: Quand cette guerre prendra-t-elle fin?
Sayed: La guerre est sur le point de terminer. D'ici un an ou dans deux ans, elle prendra fin définitivement.

Q: Le président Assad restera-t-il au pouvoir?
Sayed: effectivement, et il a le droit de se porter candidat une nouvelle fois.

Q: Est-il vrai que vous allez quitter la Syrie en 2018?    
Sayed: Non. Je n'ai jamais dit ceci, ni même pensé à cette option. Tout dépend des résultats de la guerre.

Q: Aidez-vous les kurdes?
Sayed: le Kurdes n'ont pas besoin de cette aide. Les Américains font tout pour les aider.
Nous sommes présents en Syrie à la demande de la direction syrienne pour lui permettre d'étendre sa souveraineté, et d'en finir avec les terroristes.
Sortir de la Syrie est tributaire de la réalisation de l'objectif pour lequel nous y sommes entrés. Nous n'allons point hésiter de défendre la Syrie en cas d'attaque israélienne.
Quand on parle d'une victoire presque définitive en Syrie et de ses facteurs, d'aucuns au Hezbollah constatent que notre participation est le facteur qui changé le cours de la guerre. En Syrie, les facteurs majeurs qui ont assuré la victoire de la Syrie sont : le président Assad qui n'a pas fléchi et qui a refusé de fuir et l'unité du commandement.
Le président Assad est resté à Damas. Des dirigeants sont restés tenaces et certains d'entre eux sont tombés en martyre. Aucune faction ni brigade de l'armée n'a fait de scission. A tout ceci s'ajoute le soutien populaire, facteur essentiel dans cette ténacité syrienne.
Sans l'armée, l'Etat et le commandement syriens, la Syrie l'a remporté. Les autres forces sont des facteurs adjoints.
Toutes les accusations selon lesquelles la Syrie est en train de se convertir au chiisme sont erronées. Ces rumeurs sont infondées. Ceux qui accusent l'Iran de chercher à convertir les sunnites syriens au chiisme ont tort. Ces informations sont fabriquées de toutes pièces. Dans un cas pareil, l'Iran se doit de convertir ses propres citoyens sunnites. Mais au contraire, nous trouvons des chiites iraniens devenir sunnites dans la région al-Ahwaz en raison des campagnes saoudiennes.

Q: Comment figurez-vous la solution politique en Syrie sans l'opposition de l'extérieur?
Sayed: Quand on parle d'une solution politique, tout le monde a le droit d'y participer: l'opposition de l'intérieur et de l'extérieur. A Sotchi, nous avons vu même des groupes armés.
Le dialogue doit avoir lieu sans conditions préalables.
Il faut mettre en place des comités pour rapprocher les gens les uns des autres et un comité pour la mise en place d'une nouvelle Constitution qui doit être ensuite soumis au référendum par le peuple.

Q: Avez-vous introduit une nouvelle tactique de combat suite à la bataille aux côtés de l'armée syrienne?
Sayed: Evidemment, nous avons appris de l'armée syrienne la guerre dans le désert, et c'était une expérience toute nouvelle. De notre côté, nous avons transmis la guerre de guérilla à cette armée.

Q: Sur le Liban, œuvrez-vous pour régler le différend entre les chefs du Parlement et de l'Etat?
Sayed: certes, nous sommes concernés par tout effort nécessaire pour rapprocher les points de vue via le dialogue et selon la Constitution. D'aucuns au Liban tentent de créer la polémique.
Chacun des deux présidents défend son point de vue et avance qu'il travaille selon la Constitution. Il faut combler cette lacune constitutionnelle. La construction d'un Etat réel nécessite une référence constitutionnelle.

Q: Comment pouvons-nous nous assurer que le président Saad Hariri était bel et bien détenu en Arabie Saoudite?
Sayed: Comme le président Hariri entretient de bonnes relations avec Riyad, on ne peut lui imposer de révéler la réalité des choses. Mais nos informations confirment que l'Arabie Saoudite, à travers la démission de Hariri, projetait un plan dangereux pour le Liban. L'objectif est de provoquer une guerre entre les Libanais en poussant les partisans du courant du Futur à descendre dans les rues pour défendre le président.
L'Arabie Saoudite cherchait à provoquer une guerre civile au Liban. Le Liban a été sauvé du chaos grâce à la direction sage. La France possède ces informations.  

Q: Bahia Hariri a dit que grâce à la position patriotique de Sayed Nasrallah, Saad Hariri est rentré au Liban.
Sayed: Nous avions des doutes sur le sort du président Hariri. Aucune communication n'était disponible avec lui, même ses gardes du corps ont dit que le président n'est plus joignable.

Q: Avez-vous des contacts directs avec lui?
Sayed: Non. Je n'ai aucun problème de le rencontrer mais nos frères au Hezbollah rencontrent des responsables du courant du Futur et ceci est suffisant. Je ne veux embarrasser personne.
Tout ce qui a été dit dans les médias sur les alliances électorales est sans fondement. Nous allons en principe nous allier avec nos partenaires ordinaires. Une alliance quintuple ou sextuple est sans fondement.
Nous sommes convaincus que tout le monde a le droit d'être représenté au Parlement. La loi de la proportionnelle permet une grande représentativité de tout le peuple libanais et donne l'occasion à nos partenaires de sortir victorieux. Donc, nous n'allons pas nous allier avec d'autres parties qui affaibliront nos partenaires.

Q: Pourquoi vos partenaires n'ont-ils pas pris part aux combats en Syrie?
Sayed: de nombreuses forces libanaises comme les brigades de la résistance libanaise ont voulu combattre. Mais il n'y avait pas de besoin. D'aucuns ont fourni des aides médicales et humanitaires.
La position du mouvement Amal était absolument en faveur de la Syrie et en faveur de notre participation aux combats en cours.  

Q: Quand la guerre au Yémen prendra-t-elle fin?
Sayed: Pas d'horizon pour une solution politique au Yémen. Riyad ne veut pas de solution. Toutes les négociations ont échoué parce que l'Arabie Saoudite imposait comme condition préalable aux pourparlers la remise des armes. L'Arabie Saoudite veut une victoire sanguinaire et décisive parce qu'elle cherche à renforcer son trône et son statut régional. Rien de pratique n'est décelé sur le terrain.
Quant aux Yéménites, surtout Ansarullah, ils sont d'accord pour un gouvernement d'union nationale, d'une armée unie, et de la tenue d'élections pour la remise des armes ultérieurement.
Malheureusement, il n'y a pas de médiations sérieuses tangibles.»

Source: french.alahednews

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