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Condamnations égyptiennes des dernières positions de Morsi à l’égard de la Syrie

Condamnations égyptiennes des dernières positions de Morsi à l’égard de la Syrie
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Le dernier discours du président égyptien Mohammad Morsi, à l'égard de la Syrie, a suscité une série de réactions sur la scène égyptienne. En effet, plusieurs partis et personnalités ont condamné l'annonce par Morsi de la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie. Ils se sont dit étonnés d'une telle démarche, prise contre un pays arabe frère, au moment où l'ambassade israélienne est encore ouverte au Caire.

Le parti de la Dignité : la rupture des relations avec la Syrie sert les intérêts des États-Unis et d'«Israël»

Le parti égyptien de la Dignité a affirmé que le dernier discours de Morsi, ne convenait pas à la gestion d'un pays de la taille de l'Égypte. Le parti a noté que la décision prise par Morsi, servait les intérêts des Américains et des Sionistes. «Nous nous attendions à une décision courageuse de rompre les relations de l'Égypte avec l'entité sioniste. Mais Morsi a décidé de rompre les relations avec la Syrie, à la suite notamment de la décision d'Obama de fournir les armes à l'Armée syrienne libre et d'inciter au conflit sunnite-chiite dans la région», a ajouté le parti. «La rupture des relations avec la Syrie met fin à tout rôle égyptien en faveur d'une solution politique à la catastrophe en Syrie, où la solution militaire est impossible». «Morsi n'a pas été assez courageux pour riposter de tel aux meurtriers de nos soldats au Sinaï. Son appel à la construction de la nouvelle Syrie, représente une ingérence dans les affaires d'un pays arabe frère. Il contredit ses propos, lorsqu'il avait refusé l'intervention de la France au Mali», a estimé le parti de la Dignité. «Le discours de Morsi exprime son propre point de vue et celui de son groupe politique. Il ne reflète guère celui du peuple égyptien», a conclu le parti dans son communiqué.

Le parti de la Réforme et du Développement : Les menaces de Morsi n'ont aucune valeur

Le président du parti de la Réforme et du Développement, Mohammad Anwar Osmat Sadat, a indiqué dans un communiqué que la position de Morsi était une exploitation des souffrances du peuple syrien. Sadat a affirmé que les menaces de Morsi étaient dénuées de toute valeur. Selon ses propos, l'Égypte ne détient aucune carte de pression contre le Hezbollah ou l'Iran.«Comment comprenons-nous le refus de Morsi de l'intervention étrangère en Syrie, au moment où il appelle à l'imposition d'une zone d'exclusion de vol contre l'aviation du régime syrienne. Cet appel ne permet-il pas l'intervention étrangère», s'est-il interrogé.

Le parti des Jeunes de l'Égypte : Le discours de Morsi embrase la guerre civile

Le président du parti «Les Jeunes de l'Egypte», Ahmad Abdul Hadi, a soulevé que le discours de Condamnations égyptiennes des dernières positions de Morsi à l’égard de la Syrie
Morsi et sa décision de fermer l'ambassade syrienne, sont dans l'intérêt des Frères Musulmans et ce avant la date du 30 juin, afin d'exercer une surenchère politique nationale. Il a noté que l'intérêt des pays arabes consiste à ne pas s'ingérer dans les affaires des pays du voisinage. «Quelles que soient les justifications, il fallait soutenir les peuples et non le chaos en acheminant les armes en Syrie, à l'ombre notamment de l'appui américain et occidental à l'opposition. Le discours de Morsi exacerbe la guerre civile et ne fait pas cesser l'effusion du sang en Syrie», a conclu Ahmad Abdul Hadi.

El-Ikali : La rupture des relations avec la Syrie a été dictée par les États-Unis et les Sionistes

L'ex-vice-président du Conseil d'État égyptien, le conseiller Demerdache El-Ikali a confirmé à Al-Ahednews le refus du peuple égyptien du discours adopté par le président Mohammad Morsi à l'égard de la Syrie et sa décision de rompre les relations diplomatiques avec ce pays. «De telles décisions sont dictées par les Etats-Unis. Elles illustrent le suivisme complet à l'ennemi sioniste», a-t-il dit. Selon les propos d'El-Ikali, la décision de Morsi représente une trahison, un acte de collaboration et un coup d'état contre le peuple égyptien, de la part des esclaves des États-Unis et de l'accord de Camp-David. «La Syrie et l'Égypte ont un sort commun. Leurs positions communes sont connues depuis la guerre de 1973, au niveau de l'alliance et la coopération», a-t-il expliqué. M. El-Ikali, une des personnes à suivre de près le dossier syrien et iranien, a estimé que le président égyptien a tenté d'absorber la colère du peuple égyptien, prévue le 30 juin. «Morsi s'est transformé en poison. Les Egyptiens doivent le faire gouter aux Frères Musulmans, le 30 juin, afin de mettre un terme à cette détérioration, et à cette manipulation de la religion», a-t-il conclu.

Mortada Mansour critique Morsi

Le conseiller Mortada Mansour, avocat de Cour de cassation, a indiqué qu'il a été stupéfait en écoutant le discours du président Morsi sur la rupture des relations avec la Syrie. Il a cru que la décision acclamée consistait à rompre les relations avec «Israël». «Morsi n'a pas osé prononcer le nom d'Israël, lorsqu'il a évoqué l'offensive contre le Liban en 2006. Il a parlé de l'agression contre le Hezbollah. En effet, Morsi craint de prononcer le nom d'Israël. Il redoute que les Etats-Unis ne l'obligent à partir le 30 juin, comme ils l'ont fait avec Moubarak», a indiqué Mansour samedi soir, lors d'un programme télévisé. Selon ses propos, Morsi et ses partisans ne sont qu'une minorité au sein du peuple égyptien.

Le professeur de la Charia à l'université d'Al-Azhar : Pourquoi Morsi n'a-t-il pas rompu les relations avec «Israël»?

Dr. Ahmad Karimé, professeur de la Charia à l'université d'Al-Azhar, a fustigé l'appel de Morsi au combat en Syrie, le qualifiant de tentative d'exacerber la discorde et l'effusion du sang. «Pourquoi n'avez-vous pas rompu les relations avec Israël, au lieu de le faire avec un pays musulman arabe», a-t-il demandé au président égyptien, lors d'un programme télévisé.«Votre décision est une atteinte contre la charia. Si une discorde éclate en Égypte, admettrons-nous une ingérence étrangère dans nos affaires intérieures ou le recrutement des combattants de l'étranger», s'est-il indigné.

Il convient de noter que dès la fin du discours de Morsi, les commentaires ont fusé dans tous les sens dans les medias sociaux.

La journaliste Mona Chazli a écrit sur sa page Facebook : «Lorsque le président a parlé de la fermeture de l'ambassade de la Syrie, nous avons cru qu'il décidera de fermer l'ambassade israélienne». L'ancien leader des Frères Musulmans, Haytham Abou Khalil, a lié entre la décision de Morsi et les directives américaines : «Lorsque les États-Unis se sont irrités... Nous avons suivi leur exemple...La Syrie, pardonnez-nous».

Source : Al-Ahed, traduit par l'équipe du site

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