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Macron traite Moscou de «menace», Poutine lui rappelle l’échec de Napoléon à conquérir la Russie en 1812

Macron traite Moscou de «menace», Poutine lui rappelle l’échec de Napoléon à conquérir la Russie en 1812
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Par AlAhed avec agences

L'homme fort du Kremlin a fait référence à la résistance russe à l'invasion napoléonienne suite au discours du président français Emmanuel Macron, qui a qualifié mercredi la Russie de «menace» pour toute l'Europe.

Le président russe Vladimir Poutine s'est moqué du discours du président français Emmanuel Macron, qui a qualifié la Russie de menace pour l'Europe et la France, en faisant une comparaison avec la tentative ratée de Napoléon Bonaparte de conquérir la Russie en 1812.

Ces évènements, notamment la sanglante bataille de Moskova (appelée par les russes celle de Borodino et évoquée par un des poètes russes les plus connus, Mikhaïl Lermontov, dans son poème éponyme de 1837, ou par Léon Tolstoï dans sa monumentale "Guerre et paix", 1865-1869), constituent un des points forts du mémoire historique russe, si chère au locataire du Kremlin - même s'il en tire souvent des conclusions inexactes.

Le président russe s'exprimait jeudi lors d'une réunion avec les mères et les veuves des soldats tués lors de l'opération militaire en Ukraine.

Lors d'une allocution télévisée à la nation française mercredi soir, Macron a décrit la Russie comme une «menace pour la France et l'Europe» et a déclaré qu'il avait décidé «d'ouvrir le débat stratégique sur la protection de nos alliés sur le continent européen par notre force de dissuasion (nucléaire)».

Sans prononcer le nom d'Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a déclaré que «certaines personnes ne peuvent toujours pas rester tranquilles. Il y a encore des gens qui veulent revenir à l'époque de Napoléon, en oubliant comment cela s'est terminé».

En effet, même ayant triomphé à Borodino et pris Moscou, les troupes françaises ont dû procéder à une retraite catastrophique dont la défaite à Bérézina est devenue un lourd symbole et même un nom commun signifiant une débâcle totale.

Lors d'une conversation ultérieure avec la mère d'un soldat russe tombé au combat, Poutine a déclaré qu'«ils (les ennemis de la Russie) ont sous-estimé le caractère du peuple russe et des représentants de la culture russe en général».

Plus tôt dans la journée, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov avait également critiqué les déclarations du président français.

«Bien sûr, c'est une menace contre la Russie. S'il nous voit comme une menace» et «dit qu'il est nécessaire d'utiliser l'arme nucléaire, de se préparer à utiliser l'arme nucléaire contre la Russie, bien sûr, c'est une menace», a-t-il déclaré jeudi lors d'une conférence de presse.

Il a qualifié d'«absurdes» et «délirantes» les accusations selon lesquelles la Russie aurait l'intention d'attaquer l'Europe.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui accusé le président français de vouloir que «la guerre continue» en Ukraine, au moment où la Russie et les Etats-Unis font part de leur intention d'avancer en vue de pourparlers de paix.

Peskov a estimé que le discours de Macron était «vraiment extrêmement conflictuel». «Il peut difficilement être perçu comme un discours d'un chef d'Etat qui pense à la paix. La France pense plutôt à la guerre», a-t-il dit, dénonçant également «la rhétorique nucléaire» du président français et sa «prétention au leadership nucléaire en Europe».

«On parle de la Russie qui devient presque un ennemi de la France», a-t-il encore dénoncé lors d'un briefing, accusant la France de passer sous silence l'élargissement de l'Otan, que Moscou considère comme une menace existentielle à ses frontières.

 

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