Discours du secrétaire général du Hezbollah sur les derniers développements au Sud et sur les obsèques du martyr sayyed Hassan Nasrallah

Au nom de Dieu
Je vais parler aujourd’hui de la situation au sud du Liban et du processus lié aux obsèques du sayyed des martyrs de la oumma, sayyed Hassan Nasrallah.
Mais, avant cela, je veux évoquer deux points. Le premier point est lié au mois de Chaabane, qui est celui du Prophète. Et, au troisième jour de ce mois, c’est-à-dire comme aujourd’hui, c’est la naissance de l’imam Hussein, ce grand imam, le troisième des imams d’Ahl al Bayt qui ont fait preuve d’un héroïsme légendaire et cet imam était le sayyed des martyrs dans l’absolu, dans ce monde et dans l’autre. Le 4 du mois de Chaabane est la date de naissance d’Abou Fadel al Abbas, ce frère qui aimait l’imam Hussein et qui protégeait sa tribu et qui a adopté une position extraordinaire, en dépit des blessures de ses mains. Il était un modèle exceptionnel d’héroïsme et de courage. Le 5 du mois de Chaabane, c’est le jour de la naissance de l’imam Ali, fils de Hussein Zein al Abidin, le quatrième imam, connu pour ses prières sur les bienfaits de la morale qui sont devenues une sorte de Constitution pour la vie de l’homme. En ce mois béni, nous demandons à Dieu qu’il soit porteur de bienfaits pour les musulmans et qu’il soit le prélude à des actions bénéfiques qui préparent le mois de Ramadan. Le second point porte sur la nécessité de présenter mes sincères condoléances au peuple palestinien moujahed, aux habitants de Gaza, de Cisjordanie et des territoires de 48. Je dois aussi présenter mes condoléances et mes félicitations pour les chefs jihadistes en Palestine occupée et à Gaza la résistante.
Je le fais ainsi pour le commandement des brigades d’al-Qassam, pour le chef martyr Mohammad Deif (Abou Khaled) et son adjoint Marwan Issa et pour tous les autres chefs martyrs qui ont montré toutes leurs compétences sur le terrain et ils ont donné cet élan extraordinaire. A tous ces martyrs, je demande la bénédiction divine. Je voudrais aussi rendre hommage à tous les blessés à Gaza, aux prisonniers, à leurs familles, aux enfants, aux hommes et aux femmes. Je ne peux que m’incliner devant leurs sacrifices, devant leur générosité et devant leur dévouement. Vous êtes réellement dignes d’une vie noble, surtout quand on voit les images de la sortie des captifs et de la libération des prisonniers, notamment ceux qui ont des condamnations à perpétuité. C’est une grande victoire pour le peuple palestinien. Ce sont des images exceptionnelles et bénies que vous avez largement méritées. Elles montrent la continuation de la résistance et c’est un bienfait pour tout le peuple palestinien, sans exception et c’est aussi un bonheur pour les fronts de soutien et pour tous ceux qui vous aiment, qui ont travaillé avec vous ou suivi le chemin que vous avez tracé.
Je commence maintenant par évoquer les développements au sud du Liban et dans le pays en général. Où en sommes-nous ?
L’Etat libanais a accepté la prolongation de l’accord de cessez-le feu jusqu’au 18 février. Par conséquent, nous considérons que l’Etat libanais assume toute la responsabilité du suivi et des pressions à exercer pour éviter autant que possible, à travers notamment les pressions internationales, les violations et les agressions «israéliennes». Est-ce cela le cessez- le feu, avec «Israël» qui poursuit ses violations et ses agressions ? Il ne s’agit pas seulement de violations, mais de véritables agressions, contre Nabatiyé, contre Zaoutar, Janta, à la frontière... tout cela ce sont des agressions. Cela ne peut plus être considéré comme des violations de l’accord, mais bien comme une véritable agression, car l’accord ne porte pas sur ces secteurs. En tout cas, c’est la responsabilité de l’Etat de suivre avec fermeté ce dossier. L’Etat doit réclamer aux grands Etats qui parrainent l’accord d’agir. Nous savons que les Etats-Unis mènent la politique «israélienne» et qu’ils sont impliqués dans les crimes commis par les «Israéliens», que ce soit dans le cadre de l’agression contre Gaza ou contre le Liban et dans l’ensemble de la région. Mais comme il y a un accord et que les Etats-Unis se considèrent son parrain, ils doivent le faire respecter et il faut faire pression pour cela.
Nous, en tant que Hezbollah et que résistance islamique, nous avons patienté pendant toute cette période, car nous voulons donner à l’Etat une chance complète d’aboutir à un cessez- le feu qui soit respecté. Nous savons qu’«Israël» multiplie les violations sans tenir compte des engagements pris. Cela crée un état psychologique de déception chez notre public et chez la plupart de ceux qui croient que l’accord sera appliqué. C’est donc à l’Etat d’assumer ses responsabilités. Quant à nous, en tant que résistance et je le dis en toute clarté, la résistance est un parcours et un choix. Nous agrions selon nos estimations en temps voulu.
Il y a une campagne contre nous, en tant que Hezbollah et que mouvement Amal et en tant sue résistance en général. Cette campagne est parrainée par les Etats-Unis et d’autres grands Etats ainsi que par «Israël», avec le suivi d’un camp interne, pour répandre un climat de défaite chez nous. Pourquoi voulez-vous répandre l’idée de la défaite ? Notre peuple est conscient du fait qu’il a remporté une victoire dans plusieurs sujets et qu’il a perdu et consenti beaucoup de sacrifices dans d’autres. Nous ne parlons pas d’une victoire absolue. Nous parlons d’une victoire liée à la résistance, à la continuité, à la permanence et au fait de stopper et de briser l’invasion «israélienne», alors que les «Israéliens» n’ont pas réussi à mettre un terme à la résistance. Nous avons réussi à atteindre ces objectifs et c’est très important. C’est une victoire. En contrepartie, il y a des pertes et des sacrifices. Nous avons perdu le martyr de la oumma, sayyed Hassan Nasrallah, nous avons aussi perdu le martyr sayyed Hachem Safieddine et d’autres chefs martyrs, de nombreux martyrs, des blessés, des personnes prises en captivité. Il y a aussi des maisons détruites, des villages entiers, des fermes, de lourdes pertes, sur le terrain. Mais c’est cela la bataille, il y a des victoires et il y a des pertes.
Ce qui nous importe, en toute clarté, c’est que notre public vive cette dignité et cette fierté et qu’il sente que ce sentiment de dignité va continuer et qu’il veut en définitive libérer la terre. Notre résistance a la tête haute. Le Hezbollah, le mouvement Amal, tous les résistants, tout le peuple, tout le public qui a participé à cette action résistante doivent sentir cette dignité. Nous nous trouvons face à une résistance légendaire, qui n’a pratiquement pas sa pareille et nous sommes face à des sacrifices incroyables, qui vont jusqu’au martyre.
Dans ce contexte, nous devons placer ce qui s’est passé le dimanche 26 janvier, autrement dit le soixantième jour de l’accord. Nous devons regarder les images de cette journée de façon juste et claire. Le délai accordé par l’accord pour le retrait israélien du sud Liban expire le soixantième jour. Que s’est-il passé ce jour-là ? Les habitants des villages se sont précipités chez eux, sur les premières lignes, des hommes, des enfants, des femmes, ils ont fait face aux blindés israéliens qui ont tiré sur eux, à partir du ciel et de la terre. Malgré cela, les habitants n’ont pas bougé. Ils sont restés sur le terrain. Ils ont eu des martyrs, près de 25 et des dizaines de blessés. Certains ont même été faits prisonniers et malgré cela, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Comment appelez-vous cette position ? C’est une position de libération populaire, c’est une position noble pour retrouver la terre. C’est la position de ceux qui adorent leur terre et y sont passionnément attachés, à n’importe quel prix et quelles que soient les souffrances. C’est un spectacle magnifique que l’Histoire retiendra. Ceux-là font l’Histoire et écrivent l’avenir, ils sont nobles, nationaux, libres et indépendants. Si nous voulons répondre à la question de savoir quoi a libéré le Liban ? Nous pouvons dire que c’est ce peuple extraordinaire, avec sa résistance et son armée. Qui s’est tenu face au tyran israélien qui a derrière lui, les Américains et tous les équipements du monde ? Ce peuple invincible et loyal, courageux, en dépit des martyrs, des blessés, des menaces, des otages... Tous sont sur le terrain et tous travaillent, ce peuple agit de concert avec l’armée et avec la résistance et tous font d’immenses sacrifices. Regardez cet homme qui a tenu entre ses mains, le crâne de son fils, de la famille Téhini. Lorsqu’on lui a demandé quel était son sentiment ? Il a répondu : C’est celui de l’imam Hussein lorsqu’il a porté son enfant à Karbala. On lui a demandé s’il allait continuer à avoir cette position et à venir travailler ici, alors qu’il a pratiquement dégagé toute la dépouille de son fils. Il a répondu : Oui, nous allons continuer, moi, mes enfants et mes petits- enfants. C’est un exemple. Regardez aussi cette dame, de la famille Chehimi qui a fait face aux «Israéliens». Je me souviens que je suis allé leur rendre visite, car, dans cette maison, il y a deux martyrs. Les enfants, les petits enfants, les femmes, les hommes, tous se sont retrouvés là. Je leur ai dit : Smala, chacun de vous est en lui-même un modèle à suivre et ils m’ont répondu : Dans cette maison, nous sommes tous comme cela, avec la même position et la même foi. Il est donc normal que cette maison donne une martyre, cette moujahida, courageuse, qui a bravé les «Israéliens» au prix de sa vie. Quand j’ai été chez eux, j’ai compris de quelle trempe ils sont et je n’ai pas été étonné qu’il y ait une telle dame, dans cette famille. J’ai aussi remarqué un autre modèle, une dame à Houla dont le frère est l’un des premiers martyrs dans cette dernière bataille, celle de la libération populaire. On lui a demandé : Quelles sont vos impressions ? Et elle a répondu : Hamdellah il a obtenu ce qu’il voulait. On lui a demandé : n’auriez-vous pas préféré qu’il meure dans un autre lieu, dans une autre confrontation et elle a répondu : Non, il a accompli son devoir, le bon rôle au bon moment et dans le lieu qu’il faut. Dieu l’a béni et je suis fière de lui. Je considère cela comme un modèle exceptionnel.
Cette libération populaire complète la résistance jihadiste armée et elle complète l’action de l’armée. Le Sud a donné une image grandiose et il dit à «Israël» qu’elle ne peut pas rester sur place. Elle ne peut pas continuer à occuper le sud. Tout le monde doit savoir que quelle que soit l’ampleur des sacrifices, ils aboutiront au final à la libération de la terre et au départ des «Israéliens».
Ils disent : Regardez le nombre de martyrs, l’ampleur des destructions et moi je réponds : Regardez la résistance, la solidité et la détermination des gens, leur capacité à supporter l’insupportable... Ces gens sont les protecteurs de la patrie. Alors que les Américains vous obligent à les suivre, eux vous mènent vers la dignité, la libération et tout cela la tête haute. J’ai remarqué qu’il y a comme un mot d’ordre, dans les médias, écrits ou autres, pour dire que le Hezbollah et la résistance vivent en dehors de l’Histoire, ils ne comprennent pas ce qui se passe, selon eux. Ce sont des expressions courantes qu’ils utilisent désormais et ils affirment que nous sommes loin de la réalité. Je réponds à tous ceux-là : Nous avons des principes et de la dignité. Ceux qui ont des principes, ne les abandonnent pas dès qu’ils sont coincés ou dérangés. Ceux qui ont des principes ne se rendent pas dès que les tyrans menacent ou font des pressions, pour augmenter la corruption sur terre. Nous autres, nous ne sommes pas séduits par les acquis, et surtout pas celles que les Américains font miroiter pour pousser les gens à les suivre. Même la promesse de nous maintenir en vie ne nous séduit pas. Ils font pression sur nous dans tous nos choix mais tout cela ne nous touche pas. Nous n’acceptons que la dignité, la fierté et la loyauté, même si nous devons être tués tous. Tuez-nous, cela ne rendra notre peuple que plus conscient des réalités. C’est ce que disait l’imam Khomeini.
Ils nous disent alors : La tempête souffle, baissez l’échine pour vous protéger. Nous disons : nonce n’est pas une tempête, c’est un choix. Le choix vers le suivisme à l’égard de l’étranger et de l’humiliation avec la confirmation d’«Israël» ou le nôtre. Nous autres, nous disons que si nous ne nous dressons pas maintenant au début, contre ce suivisme, quand le ferons-nous ? C’est pourquoi l’ampleur des crimes vise à nous faire plier. Mais nous ne plierons pas. Nous ne nous rendrons pas. La résistance islamique restera. Le Hezbollah restera. La bannière continuera de flotter haut. Nous ne changerons pas notre orientation et nos convictions, car elles sont bâties sur le droit. Pourquoi faisons-nous de la résistance ? Car notre terre est occupée. Pourquoi faisons-nous ces confrontations ? Parce que nous refusons le suivisme. Pourquoi faisons-nous tous ces sacrifices ? Parce que nous voulons transmettre aux générations futures une patrie digne de ce nom, fière et souveraine. Pourquoi disons-nous non à «Israël» et aux Etats-Unis ? Et pourquoi faisons-nous face avec tant de sacrifices ? Parce qu’ils sont des gens qui veulent corrompre le monde pour pouvoir tout contrôler.
En tout cas, pour certains, le paysage du 26 janvier que les habitants sont revenus dans des localités évacuées par les «Israéliens». A ceux-là, je voudrais demander : Si c’est vrai pourquoi les «Israéliens» ont bombardé et tué si ces localités étaient déjà libérées de l’occupation ? Pourquoi les «Israéliens» ont tué les habitants ? Ils ont alors dit que de toute façon, les «Israéliens» allaient se retirer. Dans ce cas, aussi, pourquoi ont-ils tué les gens ? Et comment peuvent-ils savoir que les «Israéliens» allaient se retirer ? Leur ont-ils donné le secret ? Nous voyons ce que font les «Israéliens» en Syrie et partout là où ils cherchent à occuper des territoires. Je voudrais quand même poser une question : Pourquoi cherchent-ils des prétextes et des justifications aux «Israéliens» ? Ils feraient mieux de se taire. Ils trouvent des justifications leurs agressions et leurs tueries et surtout, ils trouvent des excuses à leur non retrait. Que devons-nous dire d’eux ? Que pensent-ils que le peuple va dire d’eux, alors qu’ils reprennent les thèses «israéliennes» ? Nous aurions aimé entendre de leur part au moins une critique face aux violations, ou même une demande de consolider le cessez- le feu. Nous aurions aimé entendre de vous un hommage aux martyrs, les martyrs de la patrie et de la dignité. En tout cas, je ne dirais rien d’eux mais je souhaite que tout le monde entende ce que disent les gens quand ils entendent ce genre de position.
Le second sujet que je voudrais évoquer ce sont les obsèques de notre grand martyr, le sayyed des martyrs de la oumma, sayyed Hassan Nasrallah. Il est mort alors que les circonstances étaient difficiles et nous n’avions pas alors la possibilité de lui organiser des funérailles dignes de sa personne, de sa grande place et de son aura immense. Le martyr sayyed Hassan Nasrallah avait réussi à entrer dans les cœurs dans le monde entier et il a réussi à devenir un modèle, un symbole, un chef adoré, dévoué à Dieu. Il est une véritable icône dans le monde, pour les hommes libres et face à tout ce qu’il a donné, je peux dire qu’il est une personnalité exceptionnelle qui n’a pas sa pareille dans le monde. Nous avons décidé, après que les conditions sécuritaires pour organiser les funérailles se sont améliorées, de fixer les funérailles au 23 février, le dimanche, après avoir maintenu son enterrement provisoire comme une promesse que nous devions tenir. Nous voulons organiser des funérailles impressionnantes, populaires et en même temps, en présence de personnalités de l’intérieur et de l’extérieur, avec la participation de partis et de certains responsables. J’espère Inchallah que tous ceux-là pourront participer à ces obsèques et que celles-ci seront dignes de cette personnalité hors du commun. Je pense aussi qu’elles comporteront un message du sayyed martyr, un message du sayyed des martyrs de la oumma et cela aura un grand impact.
En même temps, dans la même cérémonie, il y aura les obsèques de sayed Hachem Safieddine, en tant que secrétaire général du Hezbollah, car en réalité après la mort en martyr de sayyed Hassan nasrallah le 27 septembre, nous avions élu trois ou quatre jours plus tard sayyed Hachem Safieddine pour lui succéder selon les mécanismes prévus au sein du Hezbollah. L’annonce devait être faite quelques jours plus tard, mais sayed Hachem Safieddine est devenu martyr le 3 octobre, un ou deux jours avant la date prévue pour l’annonce. Pour nous, nous considérons que sayyed Hachem Safieddine est mort en martyr alors qu’il était déjà secrétaire général du Hezbollah et nous avons décidé de reporter l’annonce jusqu’à ce jour pour qu’il soit considéré comme tel lors des obsèques. Le martyr sayyed Hachem Safieddine est dévoué, mouijahed, il était proche du secrétaire général sayyed Hassan Nasrallah et il était proche des gens et s’occupait des moujahdines de près.
Nous aurons donc des funérailles le 23 février, celles du secrétaire général, le sayyed des martyrs de la oumma, Hassan Nasrallah et celles du secrétaire général Hachem Safieddine. En fait, il y aura une seule cérémonie de funérailles, mais les enterrements seront dans deux lieux différents. Pour le sayyed des martyrs, nous avons choisi une parcelle de terrain entre l’ancienne et la nouvelle route de l’aéroport, alors que sayyed Hachem Safieddine sera enterré dans son village à Deir Qanoun. En tout cas, tous les détails de la cérémonie seront diffusés inchallah par les parties concernées. Nous avons créé une commission appelée «la haute commission pour les funérailles du grand sayyed et du sayed hachémite». C’est cette commission qui mettra au point les plans, les programmes et nous avons déjà choisi le slogan : «Nous nous engageons à respecter la promesse». Nous continuons sur la même voie et si Dieu le veut, nous poursuivrons sur le chemin tracé par le grand sayyed et le sayyed hachémite. Nous porterons je l’espère cette bannière jusqu’au bout et inchallah les victoires se succèderont.
A ce sujet, j’ai deux remarques à faire.
La première est que certains ont pris l’habitude de tirer en l’air à certaines occasions, soit pour exprimer leur joie soit pour exprimer leur peine, ou pour tout autre raison. Nous appelons à ce que personne ne tire ni pendant, ni avant, ni après les funérailles, ni même dans d’autres funérailles , ou dans toutes les autres occasions qu’elles soient heureuses ou douloureuses. Le fait de tirer en l’air est condamnable. Celui qui tire assume les responsabilités de son acte qui n’est en rien conforme aux habitudes, aux préceptes humains, à la morale. Combien de fois avons-nous entendu que telles personnes ont été atteintes ou ont subi des dommages suite à des tirs en l’air. Sans parler de la peur que ces tirs causent chez les gens. Je vous appelle tous, comme le faisait le sayyed des martyrs de la oumma à ne pas tirer, quelle que soit l’occasion, même lors de ces funérailles grandioses, car il s’agit d’actes que nous rejetons et auxquels nous ne croyons pas.
La seconde remarque porte sur un incident qui a eu lieu il y a quelques jours, quelques mobylettes sont allées vers des régions en dehors de la banlieue sud de Beyrouth, sous prétexte que ceux qui les conduisaient voulaient célébrer ce qui s’est passé au sud du Liban, avec la résistance héroïque populaire lors de la libération populaire. Nous condamnons ces actes. Nous ne sommes pas d’accord sur ses manifestations de joie dans leur forme et dans leur contenu, ainsi que dans les régions où elles ont eu lieu. Ces actes ne servent pas l’unité nationale, ni l’unité islamique, ni la résistance, ni le parcours que nous accomplissons et cela ne sert pas non plus la libération. Ce sont des actes condamnables. Nous n’avons rien à voir avec ces manifestations, ni de près ni de loin, qui ont été en dehors de la banlieue sud de Beyrouth. Mais même au sein de la banlieue sud, nous vous appelons à cesser certains comportements et agissements pendant des cérémonies, car ils desservent la cause, et parfois c’est le cas de certains slogans lancés.
Je tiens à le dire parce que certains ont dit : Vous n’avez pas publié de communiqué condamnant ces agissements, lorsque les mobylettes sont passées du secteur ouest au secteur est de la capitale. Je le répète, nous sommes totalement contre ces agissements. Et si certains ont brandi les drapeaux du Hezbollah pendant ces manifestations, ce n’est pas nous qui sommes responsables. Vous le savez certains brandissent nos drapeaux, pour nous impliquer, nous et le mouvement Amal, et veulent donner le sentiment que c’est nous qui leur avons donné les instructions pour agir ainsi. Nous sommes contre ces méthodes d’exprimer la joie ou la peine. Et ceux qui utilisent ces méthodes le font sans que nous en soyons informés ou impliqués de quelque façon que ce soit. Nous appelons les services de sécurité à prendre les mesures nécessaires pour arrêter ces agissements et punir ceux qui tirent et ceux qui vont dans des régions autres que les leurs avec des comportements provocateurs et nuisibles.
Que Dieu vous bénisse.