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Entre «Meron» et «Tel Shamim» : échec opérationnel sioniste face au Hezbollah

Entre «Meron» et «Tel Shamim» : échec opérationnel sioniste face au Hezbollah
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Par AlAhed

Ce n'est pas la première fois que la Résistance islamique au Liban annonce avoir ciblé la base aérienne de «Meron» de l'armée d'occupation, située au sommet du mont Jarmaq, au nord de la Palestine occupée. Cette base que l'ennemi a toujours vantée pour sa capacité à protéger l'entité sioniste contre diverses menaces. Cependant, cette propagande se dissipe depuis le matin du samedi 6 janvier dernier, lorsque des dizaines de missiles lancés depuis le Liban par le Hezbollah l'ont frappée. Elle n'a pas réussi à se protéger même lors de la deuxième attaque qui l'a visée le mardi matin 23 du même mois !

Le Hezbollah, qui a revendiqué la frappe contre la base considérée comme «l'œil d'Israël», savait parfaitement où diriger les missiles. Ces armes dotées d’une précision inattendue pour l'ennemi. Son objectif était de faire passer un message clair selon lequel l'assassinat de dirigeants et de combattants de la résistance, ainsi que la prise pour cible de zones civiles au Liban, ne restera pas sans riposte. Cette réponse pourrait, à tout moment jugé approprié par la résistance, prendre une forme inattendue, sans aucune contrainte ou ligne rouge. «Meron» n'est qu'une cible facile que les combattants peuvent toucher dans le cadre des calculs de la confrontation qui, jusqu'à aujourd'hui, sont régis par les règles établies par la résistance, en fonction des exigences de la période et de ses nécessités.

En ce qui concerne l'importance de la base aérienne de «Meron», elle est connue comme une station de contrôle de la circulation aérienne régionale située à environ 7 kilomètres de la frontière la plus proche avec le Liban. Elle est responsable de la gestion des opérations aériennes menées par l'ennemi en direction du Liban, de la Syrie, de la Turquie, de Chypre et d'autres régions situées au nord de la Palestine occupée.

De retour à l'importance de la base de «Meron», elle est responsable de la détection et de l'identification des tentatives d'infiltration dans l'espace aérien de l'entité occupante. De plus, elle joue un rôle dans l'alerte précoce en faveur de la défense aérienne, qui est la principale ligne de défense contre les différentes menaces aériennes telles que les drones.
Elle est également impliquée dans un large éventail de missions de renseignement, d'espionnage, d'écoute et de brouillage. Cela signifie qu'elle est liée, en plus de sa relation avec la direction de l'armée de l'air ennemie, à la branche du renseignement militaire de l'armée israélienne. Toutes ces missions dotent la base de «Meron» d’une position stratégique pour l'occupation dans le nord, voire plus encore.

Une question se pose : comment une base de cette taille, avec ses équipements et ses technologies, peut-elle échouer à se protéger elle-même ? Et comment pourrait-elle protéger l'entité occupante de ce que la résistance a préparé si le champ de bataille s'élargit ?

L'échec de l'ennemi à protéger la base et les répercussions de la première frappe de la résistance se sont traduits par l'apparition soudaine du ballon «Tel Shamim» ou «Nada Al-Sama». L'ennemi avait annoncé en 2022 qu'il avait été remis à l'armée de l'air pour être utilisé dans la détection et l'alerte contre les menaces aériennes avancées, afin de constituer un moyen supplémentaire de protéger le ciel de l'entité occupante. Il s'agissait d'un projet conjoint entre les États-Unis et «Israël» durant plusieurs années, visant à renforcer sa suprématie dans la région du Moyen-Orient. Ce ballon est l'un des plus grands du monde, mesurant 117 mètres de longueur. Il porte des centaines de dispositifs de surveillance, de capture d'images et d'analyse de données. Il est capable d'intercepter des avions sans pilote, des missiles de différents types et de détecter des menaces à des centaines de kilomètres, permettant ainsi aux forces de défense aérienne de les affronter.
Il est donc devenu un bouclier de protection supplémentaire pour l'entité occupante. Son utilisation a eu lieu après la première frappe de «Meron» pour confirmer que la base avait effectivement subi une frappe qui a mis une certaine de ses parties hors service, ou du moins a eu un impact significatif sur son fonctionnement. Cependant, l’apparition du ballon semblait être uniquement destinée à rassurer les colons, car des sources bien informées sur le fonctionnement de cet engin ont confirmé qu'il n'était pas encore opérationnel. Il est apparu clairement que l'ennemi l'avait remis en place après l'avoir promu dans de nombreux médias libanais, arabes et même hébreux, par crainte d'une éventuelle attaque qui le cible. De plus, il était inutile de le lancer, puisqu’il n'a pas pu faire face à l'attaque menée par la résistance islamique en Irak contre ce qu'elle a appelé une cible vitale dans le port de la ville occupée de Haïfa ce jour-là, ou pour faire face aux drones du Hezbollah qui ont frappé la base de «Dadu» le 9 janvier.

Après avoir été déployé et retiré le 6 janvier, l'ennemi a relancé «Nada Al-Sama» le 19 janvier pour une durée limitée avant de le retirer à nouveau, sans pouvoir faire face aux missiles lancés par la résistance islamique depuis plusieurs sites frontaliers le même jour. Pendant qu'il était en altitude pour accomplir les missions qui lui étaient assignées, cela confirme qu'il s'agit simplement d'un objet volant dépourvu de capacités de protection, même face à une menace directe.
En résumé, selon l'expérience qui est claire jusqu'à présent, les outils de marketing vantant l'avantage de l'ennemi ne pourront pas protéger les frontières de l'entité occupante et ses intérêts vitaux contre la volonté de la résistance et ses armes, dont l'ennemi ne connaît que ce que la résistance veut bien lui révéler. La deuxième frappe contre la base de «Meron» ne fait que confirmer ce fait : c'est sur le terrain que tout se décidera, alors que la résistance reste engagée dans la bataille afin de tracasser l’ennemi, rien de plus !

 

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