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L’inébranlable détermination à résister des Palestiniens

L’inébranlable détermination à résister des Palestiniens
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Par Samer Zoughaib

En l’espace d’une semaine, l’entité sioniste a été secouée par trois opérations menées par des résistants palestiniens, faisant onze morts et de nombreux blessés. Ces attaques montrent la fragilité du «dispositif sécuritaire israélien » et la détermination inébranlable des Palestiniens.

De Bir al-Sabeh à Khodeira en passant par Hay Barrak à «Tel-Aviv», des loups solitaires palestiniens ont balayé toutes les illusions de sécurité de l’entité sioniste en transformant ses villes en champ de bataille. Désormais, plus une ville, plus une rue, n’est sûre.

Le fameux «front interne», pour lequel des milliards de dollars sont dépensés tous les ans pour lui procurer un sentiment de sécurité et de quiétude a été réduit à néant.

Toutes les précautions et les mesures préventives prises par l’entité sioniste depuis des années, y compris le «mur de séparation» et un vaste déploiement militaire, ont prouvé leur inefficacité. Tout cela a été balayé par une poignée de résistants, qui ont réussi par leur détermination et leur ténacité à surmonter les obstacles pour «frapper l’ennemi au cœur de sa citadelle».

«Israël» en état de choc

«Israël» est en état de choc. Il s’agit en premier lieu d’un cuisant échec pour ses multiples «services de sécurité» qui n’ont pas vu venir ces opérations malgré les gigantesques moyens mis à leur disposition.

Echec aussi pour les «unités chargées du maintien de l’ordre» qui, une fois les opérations commencées, ont été incapables de neutraliser les auteurs, qui ont réussi à mener de véritables combats de rue dans les villes-forteresse ennemies.

Le choc est encore plus grand pour les «responsables de la sécurité» que l’état d’alerte avait été relevé après la première opération du 22 mars et de nombreuses arrestations avaient été opérées dans les rangs des Palestiniens. Malgré toutes ces mesures, Diyaa al-Hamaricha, venu de Cisjordanie occupée, a frappé une semaine plus tard en plein cœur de «Tel-Aviv».

Au-delà de l’importance du bilan (onze morts), ces opérations ont miné la confiance des Israéliens dans leurs «services de sécurité» et plongé la population dans la peur. Un sondage mené après les trois opérations a montré que le sentiment d’insécurité des Israéliens est tombé à quatre points sur une échelle de dix, ce qui n’avait plus été vu depuis de nombreuses années.

Des résistants venus de toute la Palestine

L’inquiétude des «services de sécurité» sionistes est d’autant plus grande que les fédayins palestiniens viennent aussi bien de Cisjordanie que des territoires occupés en 1948.

Autre élément perturbant pour les Israéliens, les résistants semblent venir d’horizons politiques et idéologiques divers. Ce qui signifie que la flamme de la résistance transcende toutes les appartenances et continue d’animer l’ensemble du peuple palestinien, 74 ans après la spoliation de la Palestine.

Le timing des opérations est aussi très significatif. Elles sont intervenues à quelques jours du 46ème anniversaire de la «Journée de la terre», marquée en 1976 par un important soulèvement réprimé dans le sang pour protester contre la confiscation par l’occupant sioniste de vastes terrains dans les territoires de 1948. Cette commémoration revêt une importance particulière pour les Palestiniens car elle illustre leur attachement inébranlable à leur terre volée.

Les opérations ont également coïncidé avec le «Sommet du Néguev», qui a réuni sous l’égide du secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken des dirigeants de l’entité sioniste, des Emirats Arabes Unis, de Bahreïn et du Maroc.

Les Palestiniens ont voulu signifier aux participants au sommet et au monde entier que malgré tous les efforts de normalisation entrepris avec l’entité sioniste, ce sont eux, et personne d’autre, qui imposent les agendas et décident de leur avenir.

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