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Après 30 ans, «Israël» reconnait son ignorance du Hezbollah : l’assassinat de sayed Abbas a été une décision hâtive !

Après 30 ans, «Israël» reconnait son ignorance du Hezbollah : l’assassinat de sayed Abbas a été une décision hâtive !
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Par AlAhed

Depuis trois décennies, les hauts responsables de l’ennemi évoquent l’assassinat du secrétaire général du Hezbollah, sayed Abbas al-Moussaoui, cet évènement étant un tournant décisif dans l’action de la résistance islamique. Cette action qui s’est poursuivie et développée, arrivant à l’exploit de la libération en 2000. Ce fut également un évènement supplémentaire qui a clairement révélé l’ignorance des chefs de l’ennemi et de ses experts dans les vrais facteurs de force du Hezbollah.

C’est dans ce contexte que l’ex-Premier ministre israélien, Ehud Barak, a expliqué l’assassinat de sayed Abbas al-Moussaoui. Il a braqué la lumière sur certains aspects essentiels de cet assassinat au niveau de la décision et des objectifs. Il a expliqué que ce n’était pas des représailles, mais avait plutôt pour but d’interdire «le terrorisme» dans l’avenir. L’objectif était donc d’avorter (les prochaines menaces).

L’importance de ces déclarations n’émane pas seulement de leur teneur, mais aussi de la source, puisque ce responsable assumait le commandement de l’état-major de l’armée à l’époque, aux côtés de son rôle essentiel dans la planification des assassinats, arrivant à la supervision directe de l’application.

A travers les clarifications qu'il a fournies, Barak a voulu expliquer le contexte et les dimensions de la décision de l’assassinat, d'autant plus qu'il n'a pas atteint les objectifs israéliens souhaités. Il n'a pas conduit à l'affaiblissement du Hezbollah, ni à ébranler le moral de ses moudjahidines, ni à le dissuader de poursuivre la résistance.

Barak a distingué entre les objectifs de l'assassinat visant selon lui à la dissuasion non aux «représailles», notant que les dernières sont une réponse à un évènement antérieur, alors que la dissuasion a pour but d’empêcher un évènement dans le futur.

Mais la résistance du Hezbollah a été un processus continu, avant et après l'assassinat. Il est clair que Barak a voulu nier le caractère de vengeance de la liquidation, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un acte de vengeance instinctif, mais plutôt d'un acte délibéré avec des objectifs liés à l'avenir.

Barak s'est plutôt attaché à clarifier ses propos dans le texte, en disant que l'assassinat avait comme but  «d'empêcher les opérations de résistance (terrorisme selon ses propos) dans l’avenir». Il a précisé que l'un des principaux objectifs de l'assassinat de sayed Abbas al-Moussawi était de dissuader la résistance de continuer à frapper les soldats et officiers de l'occupation dans la zone de la ceinture de sécurité.

Quel est le pari sur lequel l'ennemi s'est appuyé pour atteindre cet objectif ?

- Le commandement de l’ennemi a jugé que l'assassinat du secrétaire général du Hezbollah par l'armée de l'air constituerait un message retentissant à tous les responsables du Hezbollah et au secrétaire général qui lui succèdera, selon lequel la poursuite de la résistance conduirait au même sort.

-Selon ce concept, le but de l'ennemi est de placer le commandement du Hezbollah devant deux options : soit cesser la résistance avec toutes les conséquences et répercussions qui en découleront sur la réalité libanaise et régionale et l'avenir du conflit avec «Israël» ou continuer à liquider ses dirigeants par l'intermédiaire de l'armée de l'air et d'autres.

-Mais le plan israélien a échoué en raison de la réponse dissuasive du Hezbollah et de sa détermination à poursuivre la résistance qui s'est développée pour atteindre des niveaux sans précédent. Les effets de l'échec israélien sont apparus au cours des développements qui ont suivi, jusqu'à la période actuelle, à travers les réactions des dirigeants qui ont pris la décision et participé à sa maturation et à la mise en œuvre du processus.

Les déclarations les plus importantes qui ont reconnu l'échec du plan israélien et ses paris furent exprimées par les responsables suivants :

- Le chef des renseignements militaires, le général de division Uri Sagi, qui a joué un rôle clé dans la planification et la mise en œuvre aux côtés de Barak, a déclaré que s'ils connaissaient l'étendue de la réponse du Hezbollah, ils reconsidéreraient la décision de l'opération. Il a ajouté qu'il n'a pas prédit avec précision la réponse du Hezbollah

-Le ministre israélien de la Guerre, Moshe Arens, qui a approuvé l'assassinat à l'époque, a admis la déception d'«Israël» face à cette opération, en disant : «Le processus de prise de décision a été très hâtif». Il a ajouté que les responsables ne s'attendaient pas et n'ont pas estimé les réponses du Hezbollah et les résultats de l'assassinat et ses répercussions sur la position du parti.

- La demande du chef d'état-major de l'armée de l'époque, Ehud Barak, de ne pas juger la décision de l'opération pour les conséquences qui s'ensuivraient... en disant : «La question posée devrait être, comment étaient les faits à l'époque de l'assassinat? Nous avons défini (sayed) al-Mousaoui comme une menace et avons pensé qu'il était juste de lui assener une frappe. Cette interprétation était juste en ce moment !».

Ainsi, il a implicitement admis l'échec du processus et des paris sur lesquels il a fondé les critères des résultats.

En conclusion, il convient de noter que l'un des dénominateurs communs dans les leçons que l'on peut tirer des longues expériences du Hezbollah, et des aveux et justifications des chefs les plus éminents de l'ennemi, notamment en ce qui concerne la planification et la mise en œuvre de l'assassinat de sayed Abbas al-Moussaoui, est leur profonde ignorance des facteurs de force qui caractérisent la personnalité du moujahed du Hezbollah, commandement et membres.

Sources : site en hébreu «Walla», /03/06/2022/ et le livre sur l'histoire des assassinats secrets par les services de sécurité israéliens "Kill First" de Ronen Bergman.

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