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Quel avenir pour l’armée américaine à l’ombre de l’accroissement du racisme dans ses rangs ?

Quel avenir pour l’armée américaine à l’ombre de l’accroissement du racisme dans ses rangs ?
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Par Charles Abi Nader

Une étude démonstrative menée dernièrement par le Pentagone, a fait état de la baisse du taux de l’enrôlement dans les forces armées, de la part de la majorité des Américains. Un taux qui a atteint environ 2% durant les deux dernières années.

Le texte a noté que le nombre des recrutés parmi les personnes de couleur et les minorités est en recul, dans la mesure où l’intérêt porté par les noirs à cette fonction a baissé de 20% en 2019, à 11% en 2020, pour baisser davantage à 8% dans l’automne de 2020.

L’étude a considéré que ces chiffres en baisse surviennent sur fond de l’exacerbation du racisme et du recours des forces sécuritaires à la violence contre les protestataires, à la lumière notamment de la mort de l’américano-africain, George Floyd et des répercussions de cet évènement sur la société américaine.

Les premiers signes négatifs pratiques de la baisse de ces chiffres, ont été ressentis au sein de l’armée de l’air américaine, qui a reconnu le renoncement des recrutés à rejoindre ses rangs, notamment parmi les minorités.

Ces appréhensions prévalent non seulement dans l’armée de l’air, mais aussi dans les autres forces militaires qui souffrent du recul du nombre des jeunes enrôlés et du risque du retrait des autres des rangs des forces armées à long terme, surtout parmi les noirs, les soldats aux origines latines et les femmes.

De fait, cette étude publiée par le Pentagone ne soulève pas une question normale, et les lois américaines supposent la publication des résultats de toute étude concernant un secteur important ou délicat, comme l’armée par exemple. Cependant, les conséquences de cette étude auraient poussé à garder sauvegarder sa confidentialité, vue ses contrecoups significatifs sur la rigueur de l’armée américaine, la société et l’Etat.

De fait, l’armée américaine, tout comme la plupart des troupes du monde, reflète la situation de l’Etat. L’armée américaine pourrait être en tête des pays du monde quant à cette équation, en raison de ses énormes missions, à plupart dans l’outre-mer (plus de 800 bases maritimes, terrestre et aériennes à l’étranger), en un large déploiement et déplacement «dans le but de protéger les intérêts et les alliés des Etats-Unis», comme les responsables américains le prétendent. Ainsi, qu’un problème d’une telle ampleur marque l’armée américaine, à l’instar de la croissance du racisme, ce fait aura surement des conséquences sur la sécurité nationale américaine en premier lieu et sur le statut mondial des Etats-Unis, en second lieu.

Que signifie qu'il y ait un surcroit du racisme dans les rangs de n'importe quelle armée ? Et en quoi cela affecte-t-il concrètement l'efficacité de cette armée, et donc sa capacité à mener à bien ses missions et à jouer son rôle ?

Lorsque nous parlons de racisme au sein d'une armée en particulier, cela signifie pratiquement qu'il y a un groupe qui est rejeté, indésirable et qu’il est difficile que ce groupe agisse en harmonie avec un autre. Cela indique également qu'il y a un manque de confiance entre les deux parties ou entre les individus de chaque partie.

Comment, dans ce cas, peut-il y avoir une capacité à gérer et diriger cette unité militaire, de manière appropriée pour mener à bien une mission conjointe, qui nécessite la conjugaison des efforts et la concentration de tous ses éléments afin d'atteindre l'efficacité requise pour réussir à atteindre l’objectif ?

Bien sûr, avec le racisme, où le regard hautain, le dégoût et la haine mutuelle, il est normal qu'il y ait une perte de confiance entre les officiers et leurs subordonnés, et à tous les niveaux hiérarchiques, s'ils sont différents de couleur, ou d’origines ou de tendances culturelles et religieuses ou dans d’autres points relevant du racisme.

En conséquence, il y aura une situation anormale dans la cohésion au sein de toute unité militaire dans laquelle cohabite le racisme, surtout lorsque cette unité est chargée d'effectuer une mission inhabituelle, exceptionnelle ou dangereuse : les soupçons augmentent parmi ses membres et la possibilité de trahison ou de fuite des responsabilités et d'imposer des conséquences dangereuses à une certaine partie augmente. C’est un constat général. En ce qui concerne l’armée américaine, la nature de son déploiement au-delà des frontières, de ses missions à majorité d’attaques et d’offensives, affrontées farouchement par les armées des pays ciblés ou attaqués, et par les mouvements de résistance, comme ce qui a eu lieu au Vietnam, au Liban et récemment en Irak et en Afghanistan, les pertes de l’armée américaine sont montées en flèche, en raison notamment du manque de confiance entre les soldats et les officiers.

De là, on peut dire qu'il y a un grand pourcentage des échecs de l'armée américaine à l'extérieur du pays, du à ce phénomène anormal ou malsain.

Et, semble-t-il, ce phénomène a été historiquement présent au sein de l'armée, mais n'a pas été divulgué sous la forme apparue récemment, dans le contexte du meurtre de l'Afro-américain George Floyd et des répercussions catastrophiques qui l’ont accompagné aux États-Unis.

Le danger de ce phénomène réside aussi dans l'existence d'un lien étroit entre la société et l'armée américaine, qui est la première armée au monde en matière de capacités et la deuxième au niveau mondial après la Chine en matière des effectifs (plus d'un million d’individus et d’officiers), alors que l’influence réciproque entre l’armée et cette société est énorme et étendue, ce qui se répercute directement sur la cohésion de l'Etat et du système.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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