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Le feu de l’extrémisme ravage l’armée américaine

Le feu de l’extrémisme ravage l’armée américaine
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Par AlAhed avec sites web

Alors que les membres de la foule violente qui ont pris d’assaut le Capitole américain ont été lentement identifiés et inculpés, un nouveau rapport offre un aperçu sur de dizaines de ces émeutiers. Selon NPR, près de 20% des personnes inculpées dans l’insurrection du 6 janvier sont des anciens combattants.

Le média américain a identifié que sur près de 160 personnes faisant l’objet d’accusations, au moins 27 ont servi ou servent actuellement dans l’armée américaine.

NPR a rapporté que la majorité des anciens combattants ont été accusés d’entrée violente et de conduite désordonnée sur le terrain du Capitole.

Selon le US Census Bureau, certains des émeutiers ont ouvertement planifié et effectué l’incursion en utilisant le jargon militaire.

L’un des émeutiers, Larry Brock Jr., a posté sur Facebook qu’il se préparait pour une «seconde guerre civile», et pensait que les États-Unis étaient «sous occupation par une force gouvernementale hostile, après la victoire de Biden», selon des sources judiciaires. Brock a également fait référence à un serment prêté par des membres de l’armée américaine avant de prendre d’assaut le Capitole, en écrivant: «Contre tous les ennemis étrangers et nationaux».

Selon le même rapport, deux officiers de law enforcement de Virginie ayant apporté soutien aux manifestants qui ont pris d’assaut le Capitole étaient également des vétérans de l’armée: Jacob Fracker, un membre du Corps des Marines qui a été déployé en Afghanistan à deux reprises, est également un membre actif de la Garde nationale de Virginie. Son collègue, Thomas Robertson, est un vétéran de l’armée.

Selon des documents judiciaires, Fracker a publié sur Facebook après l’insurrection qu’il était «fier» d’avoir pris d’assaut le Capitole et estimait qu’il «n’avait rien fait d’illégal».

Ces révélations s’inscrivent dans un récent débat significatif sur l’extrémisme dans les rangs de l’armée américaine, à savoir après que la Garde nationale a expulsé deux soldats avant l’inauguration en raison de leurs liens avec des groupes suprématistes blancs.

Les procureurs fédéraux ont également porté des accusations contre des membres des groupes extrémistes d’extrême droite Oath Keepers ainsi que des Proud Boys.

Oath Keepers recrute notamment des militaires en service ainsi que des anciens combattants en raison de leur entraînement aux armes.

Le rapport de NPR a identifié que le vétéran de la marine Thomas Edward Caldwell et le vétéran du corps des Marines Donovan Ray Crowl ont été accusés par les procureurs fédéraux de complot visant à faire obstruction au vote électoral, et tous deux sont présumés Oath Keepers.

Selon une enquête menée en 2019 par le Armed forces Times, près d’un tiers des soldats en service ont déclaré avoir «personnellement été témoin d’exemples de suprématisme blanc ou de racisme idéologique dans les rangs de l’armée américaine ces derniers mois».

Après les émeutes du 6 janvier, un responsable du département américain de la Défense a déclaré à NPR que le FBI enquêtait sur 68 cas concernant d’anciens ou d’actuels militaires ayant des liens avec des groupes extrémistes nationaux.

Lors du discours inaugural du président Biden, il a évoqué «une montée de l’extrémisme politique, de la suprématie blanche, du terrorisme intérieur que nous devons affronter et que nous vaincrons ».

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