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Qatar: accord initial pour une réconciliation du Golfe et des pourparlers avec l’Arabie saoudite

Qatar: accord initial pour une réconciliation du Golfe et des pourparlers avec l’Arabie saoudite
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Par AA

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohamed bin Abderrahmane Al-Thani a annoncé un accord préliminaire pour œuvrer à la réconciliation du Golfe.

C'est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, mercredi, en marge d'une visite du ministre qatari dans la capitale russe, Moscou.

Al-Thani a déclaré : «Il y a un accord préliminaire pour œuvrer à la réconciliation des pays du Golfe, et il y a une percée dans la crise qui s'est produite il y a deux semaines. Les discussions pour la réconciliation du Golfe n'ont eu lieu qu'avec l'Arabie saoudite, mais elle représente le reste des parties.»

Il a poursuivi en disant qu'«il n'y a pas d'obstacles à la résolution de la crise du Golfe au niveau politique» et que son pays «ne prête pas attention aux petits différends», sans donner plus de détails.

Le ministre qatari a affirmé que toutes les parties sortiront victorieuses de cette crise si la confiance est restaurée dans le Conseil de coopération du Golfe en tant qu'institution régionale.

Il a souligné que «les peuples des pays membres du Conseil de coopération du Golfe sont les plus grands perdants dans la crise du Golfe».

Al-Thani a réitéré la position de son pays vis-à-vis de l'unité du Conseil et a affirmé que toutes les crises doivent être résolues par un dialogue direct et constructif.

D'un autre côté, le ministre qatari a souligné l'importance du dialogue entre les pays du Golfe et l'Iran, se félicitant de toute initiative qui rendrait la région stable.

«Le Qatar considère que la question de la sécurité du Golfe est une priorité et que toute escalade n'est pas du tout dans l'intérêt d'aucune partie», a-t-il ajouté.

Depuis le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, les Émirats, le Bahreïn et l'Égypte ont imposé un blocus terrestre, aérien et maritime au Qatar, en prétextant le soutien de ce dernier au terrorisme et à ses relations avec l'Iran. Doha a nié en bloc les accusations de terrorisme et les a considérés comme une «tentative de saper sa souveraineté et sa décision nationale indépendante».

L'État du Koweït a assumé le rôle de médiateur «officiel», aux côtés d'autres médiateurs, tels que les États-Unis et le Sultanat d'Oman.

Les cercles politiques arabes et internationaux ont suggéré que le prochain sommet du Golfe (le mois prochain) verrait la signature d'un document de principe pour jeter de nouvelles bases à la réconciliation entre le Qatar et les quatre pays qui lui imposent un blocus, ou du moins, avec seulement l'Arabie saoudite dans un premier temps.

Le 4 décembre, le ministre koweïtien des Affaires étrangères Ahmed Nasser Al-Sabah a annoncé que "des efforts vigoureux sont déployés pour parvenir à un accord définitif afin de résoudre la crise du Golfe", et ce, pour garantir l'unité du Conseil de coopération du Golfe, sans donner aucun détail sur un éventuel accord entre le Qatar et l'Arabie saoudite.

Les deux pays en question se sont félicités de ce que le Koweït avait annoncé à l'époque, avec une relative ambiguïté dans la position des autres pays du blocus, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte.

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