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La partie politique du discours à l’occasion de l’ouverture de Achoura

La partie politique du discours à l’occasion de l’ouverture de Achoura
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Au nom de Dieu

Bienvenue à vous tous. Ce soir, je voudrais diviser mon discours en deux parties, la première sera consacrée aux développements politiques et la seconde à l’occasion que nous commémorons ensemble.

Je vais donc commencer directement par les développements politiques, d’autant que certains médias souhaitent diffuser en direct cette partie seulement.

Il est certain que depuis la nuit de dimanche dernier, le Liban vit une nouvelle étape et des circonstances particulières. Il en est de même pour l’ennemi israélien et la région toute entière vit une période d’attente.

Je vais être bref dans la première partie.

Premièrement, nous devons rendre un grand hommage à la position officielle libanaise, qu’il s’agisse de celle du président de la République, annoncée dès les premiers instants. Sa position était claire et il l’a exprimée à haute voix, en disant que cette agression est une déclaration de guerre. Les positions du président de la Chambre sont aussi connues et claires. D’ailleurs, lorsque nous parlons de la banlieue sud et de la résistance, nous estimons qu’il en fait partie. Sa position a d’ailleurs été couronnée par ce qu’il a dit aujourd’hui, dans son discours à l’occasion de la commémoration de la disparition du chef, l’imam Moussa Sadr, et de ses deux compagnons.

Il faut aussi signaler la position du Premier ministre, qui était aussi avancée, excellente et importante, ainsi que celle du Haut Conseil de Défense qui a considéré que ce qui s’est passé est une agression et qui a confirmé  le droit des Libanais à se défendre et à défendre leur souveraineté et leur territoire.

Il faut encore citer les positions des différentes parties politiques et des autorités religieuses, ainsi que celles des partis et la position populaire générale. Il y a eu, au minimum, une sorte d’unanimité nationale pour condamner ce qui s’est passé et le considérer comme une agression. Tout cela a une grande valeur politique et morale.

Au cours des premières heures, certaines personnes qui n’ont pas une grande valeur ont commencé à mettre en doute ce qui s’est réellement passé et pour lancer de fausses rumeurs. Mais les choses se sont rapidement clarifiées. En tout état de cause, Netanyahu lui-même, a reconnu  en réalité, hier et aujourd’hui, les agressions en Irak, en Syrie et au Liban. La position officielle, celle des autorités religieuses, des partis, des forces politiques, de la population en général et de l’opinion publique  sont très importantes et très avancées. L’ennemi israélien y accorde une très grande importance, car il cherche toujours à faire de l’incitation contre la résistance. Il veut inciter l’Etat contre la résistance, ainsi que l’environnement et le public de la résistance.

Donc, la première réponse, dès les premiers instants qui ont suivi l’agression, est une réponse forte, excellente, maîtrisée et historique.

Dans ce contexte, il faut naturellement s’arrêter devant l’annonce faite aujourd’hui par le président de la Chambre Nabih Berry  et son appel adressé aux unités de la résistance libanaise (Amal) de se tenir prêtes. Cela signifie que la résistance dans tous ses mouvements et dans toutes ses factions, et avec son public et tous ceux qui l’appuient ont une position solide et cohérente qui coupe la voie à tous ceux qui se font encore des illusions sur ce sujet.

Le second point que je voudrais évoquer  et qui fait suite à ce que j’avais déclaré dimanche dernier sur le fait que la réponse se ferait à partir du Liban et non à partir des fermes de Chebaa.

Au cours des derniers jours, il y a eu plusieurs interprétations sur ce que pouvait signifier le fait que la riposte se ferait au Liban et non à partir du Liban.  Cela ne méritait pourtant pas toutes ces analyses. Ce n’est pas une devinette et il existe plusieurs écoles linguistiques. Mais sans trop nous torturer, cela signifiait que la riposte aurait lieu à partir du Liban. Certains avaient été jusqu’à interpréter ma phrase en disant que la réponse se ferait contre les agents d’Israël au Liban. Je dois préciser à ce sujet que la recherche des agents d’Israël au Liban n’est pas une question  qui s’inscrit dans le cadre des ripostes. Il s’agit d’une affaire quotidienne et un effort de tous les instants. Chaque fois que nous avons des éléments ou des données sur un agent, nous les transmettons aux services de sécurité. Et lorsque les services de sécurité découvrent eux-mêmes des éléments ou un agent, ils font le nécessaire. Ils l’arrêtent, l’interrogent et le défèrent devant la justice. C’est donc un autre sujet qui n’a rien à voir avec la riposte contre l’agression. Ce que j’ai donc voulu dire en parlant d’une riposte au Liban, c’est en fait à partir du Liban.

Concernant les fermes de Chebaa, j’ai dit que la riposte ne se ferait pas à partir de là. En fait, auparavant, toutes nos ripostes  se faisaient dans le secteur des fermes de Chebaa. Par exemple, ce fut le cas dans notre réponse à l’attaque de Quneïtra qui avait fait des martyrs parmi nos jeunes puis à celle contre le martyr Samir el Kantar. Nos réponses se sont faites à partir des fermes de Chebaa. Cette fois, j’ai voulu dire que la réponse serait ouverte et non limitée à un lieu précis.

Toujours sur le même sujet, je vais être plus précis. En disant que la riposte serait à partir du Liban, cela signifie qu’elle ne se fera pas forcément à partir des fermes de Chebaa. C’est plus précis. La riposte peut se faire à partir de ces fermes ou à partir de tout point le long de la frontière. Au cours des derniers jours, ils avaient considéré que le secteur des fermes de Chebaa était exclu et ils s’étaient sentis rassurés. Malgré ce sentiment d’être rassurés, ils étaient morts de peur hier soir. Toute la nuit, ils ont lancé des fusées éclairantes. Ils ont provoqué des incendies. C’est ce qui s’est passé, bien que nous ayons dit que la riposte ne se ferait pas à partir de ce secteur. Aujourd’hui, nous leur disons : ce n’est pas forcément à partir de ce secteur. La riposte peut se produire à partir de n’importe quel lieu le long de la frontière, sachant que les fermes de Chebaa sont certainement un territoire libanais occupé. ET nous devons toujours œuvrer pour les libérer.

Le troisième point : toujours pour plus de précision, j’ai évoqué le sujet des drones. Plus tard, dans le cadre de réunions internes, j’ai parlé de ce sujet et il y a eu des fuites. En général, les fuites ne sont pas précises. C’est pourquoi je dois donc donner quelques éclaircissements. Surtout que ce que nous avions dit dimanche, c’était des messages concis.

Sur le plan des drones, je vais donc confirmer ce que j’avais dit : Nous avons été très patients sur ce sujet. Après la libération de 2000, les drones ont continué  à remplir le ciel du Liban et même après 2006, il y a chaque jour des violations israéliennes à ce sujet. Des violations de la souveraineté libanaise et des violations sécuritaires car ces avions survolent notre espace aérien pour récolter des informations sur tout au Liban, et pas seulement sur la résistance.

La réponse aux attaques contre la banlieue sud par le biais de drones piégés doit ouvrir une nouvelle étape qui s’appelle : il faut abattre les drones israéliens dans le ciel libanais. Il faut que cela soit un droit clair. Il faut travailler en ce sens sachant que depuis le début c’est un droit, mais nous n’avons pas déployé des efforts en ce sens. Nous n’avons pas traité cette question. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité, la communauté internationale et tous les Etats font des contacts et essaient d’obtenir des précisions. Pourtant, ces ambassades et ces Etats qui multiplient aujourd’hui les contacts n’ont rien fait depuis 2000 pour arrêter les violations israéliennes. Nous disons aujourd’hui que c’est notre droit d’abattre les drones israéliens qui violent notre espace aérien. Mais cela ne signifie pas que nous allons abattre chaque drone israélien qui survole le Liban. Je veux être précis. Nous pouvons le faire une fois par semaine, ou toutes les semaines ou même toutes les heures. Ce qui compte c’est que les Israéliens ne sentent plus que l’espace aérien libanais est ouvert devant eux et qu’ils peuvent envoyer leurs drones comme bon leur semble et à n’importe quelle altitude. Maintenant, dans certaines régions, les drones ont commencé à voler à une altitude plus élevée. Nous avons donc commencé à obtenir de premiers résultats. Tant mieux. Mais je ne veux prendre aucun engagement. J’avais plaisanté avec certains frères sur cette question. Sur les réseaux sociaux, chaque fois qu’un drone survole une localité, des gens me disent : sayed, il y a un drone au-dessus de chez nous ! Nous agissons dans le cadre d’une tactique et d’un plan déterminés. Si nous nous engageons à abattre tous les drones, les Israéliens  en enverront des dizaines pour épuiser tous nos moyens anti-aériens. Nous devons bien estimer la situation  et agir en choisissant le lieu, le temps et les circonstances. L’important c’est d’obtenir des résultats et de dire à l’ennemi : vous ne pouvez plus vous sentir à l’aise dans notre espace aérien, à n’importe quel moment et à n’importe quelle heure. C’est une nouvelle étape qui commence et vos drones pourraient être attaqués et abattus. Voilà l’ampleur du sujet pour qu’il n’y ait pas d’autres résultats attendus.

Le quatrième point : il est désormais clair et reconnu que ce qui s’est passé dimanche dernier était une agression contre la banlieue sud, effectuée par Netanyahu. Lorsque j’ai pris la parole ce jour-là, toutes les données n’étaient pas encore claires. Les premiers examens du drone qui est tombé entre les mains des frères n’avaient pas encore montré qu’il contenait des explosifs. C’est pourquoi, nous avions d’abord pensé qu’il s’agissait d’un drone de surveillance et que le second drone était celui de l’exécution. Mais le lendemain, lundi, lorsque les experts ont examiné le drone, ils ont vu qu’il portait une charge explosive. Comme l’avait dit le communiqué, il s’agissait de 5 kgs de C 4, bien dissimulés. Ce qui signifie que le premier avion et le second étaient destinés à exploser. Il y a en tout cas plusieurs possibilités. Nos frères font leurs analyses et les SR de l’armée font aussi leur propre examen et leur propre déduction. Il se peut que nous arrivions à des résultats. Une des hypothèses, c’est que les drones avaient été envoyés pour placer leurs charges explosives de nuit, sans être vus, c’est pour cela qu’ils sont de couleur noire. Et ensuite, un troisième drone serait venu pour faire exploser les charges dans les cibles choisies. Nous nous serions retrouvés devant une double explosion sans traces ni indices. Nous aurions accusé Israël qui aurait riposté : quels sont vos indices pour lancer des accusations ? N’importe qui aurait pu intervenir, les takfiristes, un groupe terroriste ou n’importe qui. Mais la grâce divine a voulu que non seulement il n’y ait pas de martyrs ni de blessés, mais de plus que l’opération était entièrement découverte et les Israéliens dès le premier soir, avec leurs hommes dans le monde arabe, ont commencé à faire circuler d’autres rumeurs. Parmi ce qu’ils ont dit et qui sont des sornettes, c’est que ces drones appartiennent au Hezbollah et les Israéliens se sont introduits dans leurs systèmes et les ont fait exploser. D’autres ont dit qu’il s’agit de drones iraniens et d’autres bêtises de ce genre. Nous sommes dans la banlieue sud et nous avons encore besoin d’heures pour comprendre ce qui s’est exactement passé. Mais certains ont immédiatement tout compris... Les Israéliens, de leur côté, ont depuis le début parlé d’une opération israélienne. Nous nous trouvons donc devant une agression israélienne claire. Quel est le faux prétexte invoqué par Netanyahu ? Je voudrais en parler une nouvelle fois, pour le peuple libanais, pour tous ceux qui nous écoutent et pour les Israéliens eux-mêmes que Netanyahu trompe et auxquels il ment. Le faux prétexte ce sont les pseudo-usines de fabrication de missiles de haute précision. Depuis le début, certains médias israéliens qui prennent leurs informations des services de renseignements et de l’armée ont affirmé que la cible des drones était une usine qui fabrique des missiles de haute précision. Pourtant, tout le monde sait qu’il n’y a pas d’usine, ni de missiles de haute précision, ni de missiles tout court, ni de fabrication de chaussures ou de vêtements dans ce lieu. Au bout de quelques heures, ils ont modifié la version, en parlant d’une cible liée à la fabrication de missiles de haute précision. C’est un faux prétexte. Je voudrais répéter ce que j’ai déjà dit dans mon discours à l’occasion de la Journée D’Al Qods. Si nous avions des usines  pour fabriquer des missiles de haute précision, je l’aurais dit clairement, sans honte, sans peur et avec fierté. Si la résistance avait de telles usines, et c’est son droit, nous l’aurions dit. Nul ne peut nous contester ce droit, alors que les Israéliens  fabriquent des armes nucléaires, des armes chimiques et des armes interdites internationalement. Nul ne peut donc contester ce droit à la résistance au Liban. Mais nous n’avons rien de tel. Nous n’avons pas d’usine pour fabriquer des missiles de haute précision, ni d’autres missiles d’ailleurs. C’est un mensonge et un faux prétexte utilisé par Netanyahu pour lancer des agressions. Je le répète : nous avons une quantité de missiles de haute précision qui suffit à nos besoins. Mais nous n’avons pas d’usines pour les fabriquer. Lorsque je dis cela, aussi clairement, je ne peux qu’être franc, car je ne peux pas mettre en cause ma crédibilité. Il ne s’agit pas de ma crédibilité sur le plan personnel, mais celle du Hezbollah qui est le fruit de son action depuis 37 ans. Si nous avions des usines pour fabriquer ces missiles, si un jour, nous en avons, je le dirai publiquement devant l’opinion publique libanaise, israélienne et mondiale, en toute fierté, car cela fait partie des éléments de force.

Pourquoi Netanyahu a-t-il aujourd’hui besoin de ce faux prétexte ? Il veut trouver une raison pour justifier son agression. Depuis 2006, à cause de l’équilibre de la terreur, de la dissuasion et à cause de la peur, il ne s’est rien passé. Il veut un prétexte pour bombarder, attaquer et changer l’équation en changeant les règles de la confrontation. Or, il n’avait pas de prétexte pour le faire. Personne n’a fait d’opération à la frontière. Aucun missile n’a été tiré à partir de la frontière, nul n’a tiré, alors que nous avions mille prétextes pour le faire, parce que de son côté il fait chaque jour une violation terrestre ou aérienne et parfois maritime. Mais nous autres, nous laissons l’Etat et l’armée présente le long de la frontière, traiter cette question, ainsi que la FINUL. C’est en tout cas le mécanisme adopté par la résolution 1701. Il a donc cherché un prétexte, de cette importance, pour convaincre  son peuple et l’entité qu’il dirige, que cela mérite de prendre des risques. Il a voulu les convaincre qu’il effectue une grande action, courageuse. C’est pourquoi il leur ment aujourd’hui en leur disant qu’à travers  cette agression contre la banlieue sud, il a saboté un projet d’‘usine de fabrication de missiles de haute précision et il l’a détruit. A partir de là, je peux dire que ce sont là les illusions de Netanyahu et des Israéliens qui se battent contre le vent. L’affaire de l’usine des missiles est donc totalement fausse. Ils peuvent prendre pour cible certains objectifs liés aux équipements de la résistance et ses armes. Mais il n’y a rien qui s’appelle les usines pour fabriquer des missiles de haute précision.

J’ai voulu évoquer cette question en toute transparence, avec franchise et en toute responsabilité, pour montrer qu’il s’agit d’un faux prétexte sur lequel Netanyahu accroche son agression. C’est une raison qu’il essaye de présenter à la communauté internationale, à l’entité agressive qu’il dirige, aux colons dans cette entité, pour leur dire que le risque en vaut la peine. Il ment sciemment pour leur parler d’une grande menace.

Je le répète ce soir, dans toute confrontation, petite ou grande, nous avons suffisamment de missiles de haute précision au Liban. Netanyahu vend donc du vent à ses gens. Il ment à son peuple et à la communauté internationale. Il essaie de trouver prétexte et il ment aussi à quelques faibles d’esprit au Liban.

Le dernier point dans ce violet politique, c’est la riposte. La décision est prise et elle est nécessaire.  Je crois d’ailleurs que tout le monde, même nos adversaires, même ceux qui ne sont pas d’accord avec nous régionalement et internationalement et tous ceux qui ont parlé avec les responsables au sein de l’Etat ou qui nous ont envoyé des messages au cours des derniers jours, ont exprimé leur compréhension de la nécessité pour nous de répondre à l’agression. Ils disaient : nous comprenons que vous ayez besoin de répondre, mais si vous pouviez ne pas le faire, ce serait préférable. Si vous devez absolument le faire, que ce soit contrôlé. Il y avait même quelque chose de drôle dans les messages qui nous sont parvenus dans ce domaine. Comme par exemple, le véhicule militaire conduit par un mannequin ou une marionnette. Cela signifie que les Israéliens voulaient que nous fassions n’importe quoi mais que ce soit fini. Mais pour nous, il ne s’agit pas de sauver la face. Il s’agit de consolider les équations  et les règles de la confrontation qui reposent sur la logique de la protection et de la défense du pays. Je vais faire une précision même si elle risque de faire peur aux gens. Ces drones  sont comme les hélicoptères, ils atterrissent verticalement et non de biais. Ce qui signifie  que si le ciel reste ouvert aux Israéliens, ceux-ci peuvent mettre une charge explosive sur n’importe quel drone et le faire atterrir sur le toit de n’importe quel immeuble, de n’importe quelle maison dans n’importe quel village. Ou même sur le toit d’un camion, d’une voiture ou d’un véhicule, sur une grille ou une ferme, dans l’entrée d’un immeuble. La charge peut ainsi être installée de nuit et le drone peut repartir, sans que nul n’en prenne conscience. Un autre drone dans le ciel attend l’objectif et une fois décelé, il fait exploser la charge. Si ce dossier n’est pas traité comme il le faut, il ouvre la voie à des frappes précises contre des équipements. Cela peut ouvrir la voie à des assassinats au Liban qui sèment au final la confusion, car l’attaque ne laisse pas de traces, ni d’indices. Dans ce contexte, l’ennemi n’a plus besoin d’agents pour conduire une voiture piégée ou installer une charge explosive. Il peut envoyer ce drone dans plusieurs régions et réitérer cette expérience qui a échoué dès la première fois et s’est éclaircie aujourd’hui. Ces drones ouvrent donc la voie aux assassinats, au terrorisme sur l’ensemble du territoire libanais. C’est pourquoi nous ne pouvons pas laisser faire. Les Israéliens doivent payer le prix de leur agression. Cela fait partie des responsabilités.  Il faut donc une réponse claire.

Toutes les menaces, et toutes les tentatives de nous faire peur, n’empêcheront pas la riposte de la résistance. Maintenant, les analystes, les journalistes, les réseaux sociaux, tout le monde se pose une question : comment se fera la riposte ? Les Israéliens en discutent à longueur de journée. La résistance n’a pas à dire  quelle sera la nature de sa riposte. C’est pourquoi tout ce qui vous a été transmis sur ce sujet dans les médias, même ce que disent nos amis ou des personnes proches de nous est faux, ou en tout cas manque de précision. Ce n’est pas basé sur des informations, mais sur des analyses et des spéculations qui n’engagent en rien la résistance.  Certains lèvent le plafond, d’autres au contraire le rabaissent. D’autres encore le placent au milieu et certains annoncent telle ou telle riposte. Je vous le dis en toute franchise, comme j’ai l’habitude de le faire : ce sujet peu de gens le connaissent. Nous n’avons pas de sources proches et nous ne sommes pas concernés pour donner des informations à l’ennemi. Nous voulons qu’il reste dans le flou et dans l’ignorance car nous avons laissé toutes les options ouvertes. Celui qui hausse le plafond peut être en train d’engager le pays et de relever les attentes. Celui qui baisse le plafond peut être en train de rassurer gratuitement l’ennemi.  C’est pourquoi je vous affirme que toutes les spéculations et les analyses dans ce domaine, sont dénuées de tout fondement.  La question est entre les mains des hommes sur le terrain. C’est le terrain qui décide et les chefs du terrain qui savent ce qu’ils ont à faire, qui connaissent l’idée, la problématique, le projet, l’horizon et les limites.  Nous avons juste besoin de vos prières et inchallah la riposte sera couronnée de succès et nous parviendrons à dissuader cet ennemi et à lui faire comprendre  que notre pays ne peut pas être attaqué quand bon lui semble.

Il y a quelques instants, j’étais en train d’écouter le discours du président de la République. Il confirmait cette idée. Il a dit que nous devons montrer au monde que la souveraineté du Liban ne peut pas être violée comme cela. C’est ce qui est en train d’arriver avec l’aide de Dieu. Nous devons, en tout état de cause, être prêts à traiter avec toutes les hypothèses et avec toutes les possibilités et les réactions. Vous connaissez cette résistance. Elle est comme cela. Elle se comporte avec courage, sagesse, précision et sens des responsabilités. Pour le reste, il faut compter sur Dieu.

 

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