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Duraid Lahham à AlAhed : C’est ainsi que j’ai rencontré sayed Nasrallah après la guerre de juillet

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Par Mohammad Eid 

Le grand artiste syrien Duraid Lahham ne s’est jamais éloigné de la résistance, il a même joué plusieurs rôles qui incarnent les valeurs de la résistance. Laham insiste sur l'importance de ce travail tout en assurant que ceci n'atteint point le niveau d'importance de l'action des combattants de la résistance sur le terrain. Lorsque nous lui avons rendu visite dans son bureau à Damas, il nous a parlé du Hezbollah et de sayed Hassan Nasrallah qui l’a rencontré après la guerre de juillet. 

L'artiste, âgé de plus de 80 ans, est fier des accomplissements de la résistance en mai 2000 et juillet 2006. Ce sentiment a rendu cet homme «plus jeune, et sentait que la vie avait un autre gout quand il s'agit des victoires», a-t-il confié au site AlAhed.

La résistance est à la hauteur du défi

Au bureau du grand artiste Duraid Lahham, chaque détail démontre son étroite solidarité avec la résistance. Des portraits du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, sont accrochés partout dans la pièce, ainsi que les portraits des plus importantes figures de la résistance de différentes affiliations et appartenances idéologiques.

«Lorsque les combattants de la résistance libanaise ont capturé les soldats israéliens en juillet 2006, je me suis réjoui car j’étais convaincu que la résistance serait à la hauteur du défi. Les positions de certains responsables arabes qui se sont mis au côté de l’entité israélienne m'ont frappés de plein fouet, notamment au sujet de leur accusation injuste sur les aventures de la résistance aux conséquences incalculables», affirme Lahham lors de son entretien avec le site AlAhed.

C’est à Damas qu'il a décidé de mener son action en soutien à la résistance, en accueillant les réfugiés libanais, qui se sont déplacés en raison de la brutalité de l’ennemi sioniste. «Nous passions des jours à nous occuper de nos frères libanais qui ont été forcés de quitter la région, ceci avait d’ailleurs facilité le mouvement de la résistance» a-t-il ajouté. 

Il a déclaré, avec son dialecte syrien spontané, «nous n’avions pas eu le temps de les recevoir qu’ils étaient déjà partis. La guerre s’était à peine terminée, après trente-trois jours de combat, que les habitants du Sud étaient déjà en route vers leurs villages le lendemain. Ce qui a surpris le monde entier … ils n’ont pas attendu une ou deux semaines, ni un ou deux mois pour retourner chez eux, cela a prouvé qu’ils avaient totalement confiance en la résistance et sa capacité à les protéger au sud et ailleurs».

La rencontre inoubliable

Après la guerre de juillet, Duraid Lahham s’est entretenu avec sayyed Hassan Nasrallah, la rencontre fut «très chaleureuse». «Nous avons parlé de la culture, de l'art et de la littérature plutôt que des sujets concernant la guerre et la résistance. Bien que son éminence soit un homme de religion, il est avant tout un véritable chef, et dirigeant national, culturel, politique… c’est un héros qui a la capacité de tout diriger», a déclaré Lahham.

«La plus belle chose c’est le respect des autres, sans exception, il respecte tous les hommes et les traite humblement avec beaucoup de bonté. Lorsque vous allez à la rencontre d’un homme aussi important et éminent, vous ressentez une certaine peur ou une certaine prudence, mais le sourire de sayed Hassan brise directement ces sentiments, et une relation de fraternité s’établit».
Lahham a suivi la dernière interview du secrétaire général du Hezbollah, et a commenté les déclarations de sayed Nasrallah en ce qui concerne la prière à Al-Qods en disant, «je crois en tout ce que dit sayed Nasrallah, il nous a promis la victoire et il a tenu à sa promesse, bien que les armées arabes ne s'étaient pas tenues sept jours en face de l'ennemi. Seul un groupe de jeunes combattants de la résistance ont pu faire face à «Israël» pendant 33 jours, et c’est «Israël» qui a demandé l’arrêt de la guerre non pas la résistance et le Liban, c'est l’entité usurpatrice qui a demandé et supplié pour mettre fin au combat… je n'oublierais jamais les paroles de son éminence le jour où il a dit «regardez la mer, vous verrez le cuirassé israélien s’enflammer... Et cela s’est réellement réalisé, il est honnête, il est la juste promesse», a-t-il affirmé au site AlAhed.

Duraid Lahham taxe certains dirigeants arabes qui «versent de l'argent aux américains bien qu’ils continuent à les humilier et à manipuler leur peuple», d'être des hommes sans dignité qui craignent la liberté. «L'Américain pille toute leur richesse, comme une vache hollandaise, et malgré cela il continue de les humilier», souligne Lahham.

 En se rappelant des positions des ministres arabes des Affaires étrangères qui avaient rejeté la demande du ministre syrien Al-Mouallem de rendre hommage à la résistance lors de la guerre de juillet, Laham les a critiqués en se demandant «qui sont ces types ?!» puis il s’est mis à rire.
 
 

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